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Mais pourquoi faire des enfants ?

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 20/12/10 | Mis en ligne le 22/04/12
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Bonjour, Je sais que le sujet a déjà été traité, mais j'ai besoin d'exposer mon petit cas personnel. Situation. Je suis en couple depuis quasi un an, un vrai coup de foudre ! On vit ensemble depuis le début de notre relation. J'ai 30 ans, lui 40. Je n'ai pas fait d'enfant, lui si et l'a élevé seul de ses 2ans à ses 10ans. Elle vit avec sa maman aujourd'hui. J'ai eu une enfance normale, mes parents m'ont aimée. Ah si ! Réflexion faite, j'ai pas eu une enfance normale : j'ai jamais aimé les poupées. L'émergence de la question. A ce début de relation, le temps de reprendre une contraception, on n'a pas été très vigilant, résultat, j'ai bien cru pendant 2 ou 3 semaines être tombée enceinte. Les sentiments que j'ai eu : la trouille, la tristesse… et la seule chose qui me remontait le moral était le fait que mon amoureux en ferait autant si ce n'est plus que moi avec un éventuel bébé. Ma décision d'alors : ne pas ressubir un avortement ; celle de mon compagnon : garder l'enfant. Et puis, soulagement pour moi et déception pour lui : j'ai eu mes règles. Pour la première fois de ma vie, je me suis donc demandé si je voulais un enfant. Avant, je ne m'étais pas vraiment posé la question. Tout ce que je sais, c'est que j'ai jamais un soupçon de "déclic" comme certains disent. Mais jamais, quoi ! La recherche de réponses. Depuis, je n'ai cessé de réfléchir à ce que je voulais : un enfant ou pas. J'ai lu pleins de trucs, y-compris les propos les plus immondes des childfree comme ceux de parents moralisateurs ("tu n'es une femme que quand t'as fait des gosses" … Ce qui m'a le plus appris, c'est de lire 2-3 Badinter. J'ai regardé autour de moi, et tout ce que j'ai vu, c'est que la grande majorité des parents ne semblaient pas heureux : fatigués, grognons et surtout, pas grand-chose à dire. Les seuls qui me semblent moins "bêtes de somme" et plus "êtres humains pensants" sont ceux dont les enfants sont au lycée ou ceux qui ont une garde alternée. Ce dont j'ai besoin. Au final, je me suis dit qu'entre le travail (8 à 10h/j) , le militantisme associatif (2 à 4h/semaine) et ma soif insatiable d'apprendre et de découvrir (cours, lecture, voyages…) , et une vie affective et sociale normale (famille, ami, compagnon) il me restait très peu de temps de disponible pour faire autre chose (ou alors, faudrait que j'arrête de dormir). Alors j'ai essayé de faire de la place : - j'ai essayé de limiter mes activités liées à ma curiosité et j'ai vite vu que si je n'épanchais pas ma soif d'apprendre, je me sentais devenir nunuche (en être conscient est très dur à supporter ! ). - j'ai cessé en bonne partie mes activités militantes. Résultat : je me sens inutile et j'en deviens agressive. Je reprends au mois de janvier. - quant au travail, je lui déjà mis du plomb dans l'aile en me mettant à 80%, et je ne peux pas ni ne veux d'ailleurs aller plus bas. Mes 20% de liberté sont utilisés. Je sais maintenant que si j'arrête mes activités extraprofessionnelles, celles qui font que je me sens vivante en tant qu'être vivant avec un cerveau, je vais devenir chèvre, voire déprimer à ma manière, et je ne pense pas que cela colle avec l'éducation sereine d'en enfant. Bref, je ne me leurre en me disant que je peux tout faire dans la vie : travailleuse + citoyenne actif + copains + amoureuse + curieuse intellectuellement + maman = FATAL ERROR. Et je ne me leurre pas en me disant que devenir maman va combler tous mes espoirs perdus par la maternité : non, désolée, un sourire avec une dent qui pousse ne compense pas la lecture de Novecento, un rapport sexuel passionnel, un fou rire entre copains… pour moi en tout cas. Bon, je vais pas m'étaler sur le peu de choses auxquelles grossesse-accouchement-cicatrisation me font penser, si ce n'est que ce serait vraiment handicapant dans ma vie… tant dans mes activités, que dans ma vie sexuelle qui pour moi est très importante. Je fais partie des gens qui ne supportent pas de passer plus de 3 jours sans faire l'amour avec la personne que j'aime. Alors, quand j'entends des femmes dire que la sexualité est aux oubliettes pendant des mois, cette phase de la procréation ne m'emballe vraiment pas du tout. Le problème. Eh oui, parce qu'il y en a un. Toute seule à réfléchir dans mon coin, y en a pas. Mais mon compagnon, lui, il veut un gamin, avec moi spécifiquement en plus (il a quitté son ex parce qu'il ne voulait pas d'enfant avec elle, elle qui en voulait). Et comme ça fait des mois que j'y réfléchis, j'ai voulu en causer avec lui, pour crever l'abcès. Je lui avais déjà dit que je ne voulais pas d'enfant et là, je lui ai exposé mes pourquois. Il a commencé à m'exposer ses pourquois du "j'en-veux" et puis très vite, il m'a dit "je ne sais pas, c'est un truc dans le bide que je sens avec toi, et puis je ne veux plus en parler, parce que ça me fait mal vu ce que tu m'as dis avant". Alors je lui ai demandé si ça remettait en cause notre histoire, il m'a dit " non, pas du tout, je t'aime comme un dingue, mais ça m'a fait juste mal de voir cette porte se refermer". Mon problème n'est pas de savoir ce que je dois faire : il est évident que je vais pas tomber enceinte et devenir maman pour faire plaisir à mon compagnon ou à mes parents ou à mon voisin. Mon problème, c'est que je n'ai toujours pas compris pourquoi les hommes que j'ai aimé (au nombre de 3) ont tous voulu des gosses avec moi qui n'en vaut. Qu'est ce qui pousse les gens à faire des gamins ? Est-ce si jouissif que ça de sacrifier une grande partie de sa vie à élever un enfant ? Combien regrettent d'avoir sauté le pas ? Combien se disent "si j'avais su" ? Voilà, si vous pouvez m'aider à comprendre un peu…
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245256
b
Moi aussi !
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