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-12 ans , topics pour les personnes qui se mutile , pour s'aider.

Témoignage d'internaute trouvé sur momes - 22/02/12 | Mis en ligne le 04/05/12
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Oh je vais y aller. Merci follinette et toi sa gentille messagère. EDIT : Je sais pas si je peux… En fait j'ai beaucoup de mal avec les autres forum… Je suis restée "neutre" tout n'est pas dit et pas en détail et je n'ai pas dit que j'allais de nouveau mal. Comment dire… La vie n'est jamais un long fleuve tranquille. J'avais une vie qui me plaisais et j'étais heureuse, vraiment heureuse. J'avais tout ce dont je rêvais. Et puis à l'arrivée dans mon nouveau collège, tout s'est écroulé. Quand les gens ont commencés à me pointer du doigt, à chuchoter et rigoler tout en me regardant… Disons que je ne comprenais pas. Encore maintenant ce comportement m'est totalement incompréhensible. Je me faisais harcelé partout où je passais, on s'amusait à me pousser à bout ! J'avais beau essayé de me défendre, tout ça me déprimais. Le matin je me levais avec la boule au ventre, stressé et j'avais peur de la journée qui allait arriver. Un jour, alors que j'allais sortir du collège. On m'a forcé à venir à l'écart des autres… J'ai alors entendu toute sorte de propos plus méchants les uns que les autres. Je ne pouvais pas répondre, j'étais faible, tellement faible ! Je n'arrivais pas à parler… Je me suis mise à pleurer en écoutant ces propos désagréables et insignifiants de ces personnes sans coeur. Ils ont finis par me laisser partir mais malheureusement trop tard. Mon bus était déjà parti. C'était un jour gris, il pleuvait des cordes … J'ai alors envoyé un message à ma mère pour lui dire que j'avais loupé le bus et que je rentrais à pied. Seulement je ne pouvais retenir mes larmes et je n'avais pas envie de rentrer de suite. Je me suis alors assise sur un banc qui était un peu plus loin à côté des bois. J'ai enfoncé mon visage dans mes mains et j'ai continué à pleurer. J'en avais marre, marre de toute cette souffrance qui était enfouie en moi ! Je ne voulais qu'une seule chose, que tout cela s'arrête. Ça faisait déjà un mois que ça durait et j'ignorais jusqu'à quand ça allait encore continuer. J'étais en train de penser que je n'avais jamais autant pleuré et que je ne pourrais jamais pleurer plus. Mais c'était loin d'être finis ! J'ai essayé d'arrêter de pleurer. Mon regard c'est alors posé sur le sol. Je n'y voyais pas bien à cause des larmes et de la pluie mais je distinguais bien le bout de verre qui était posé là, à mes pieds. Maintenant je me dis que ce petit bout de verre n'était pas là par hasard. Je l'ai saisi. Je l'ai longuement regardé et puis je l'ai posé sur mon bras, et j'ai fait couler mon sang… J'avais mal, mais cette douleur n'était rien comparée à la douleur que j'avais à l'intérieur. Je me sentais comme soulagée. J'ai alors prit la route pour rentrer chez moi. J'ai mis un pansement sur ma plaie profonde. Chez moi, je faisais comme si tout allais bien alors qu'au fond j'allais très mal. Le soir même, je me suis remise à pleurer en repensant à ce qui c'était passé. J'ai alors pris mes ciseaux et j'ai recommencé à faire couler mon sang. C'est alors que je suis tombée sous l'emprise de cette drogue : La mutilation. Se mutiler, c'est une drogue. Une drogue qui fait mal mais qui fait du bien à la fois. Une drogue qui fait qu'on ne peut plus s'en passer et plus on le fait et plus on en a besoin. Il est très dur de s'en sortir et lorsqu'on s'en sort il est très dur de ne pas replonger. Se mutiler est une drogue. Une drogue non reconnue médicalement. Une drogue sans aide pour arrêter. Pas de patch ou de chewing-gum anti-mutilation. C'est une drogue sans prévention chez les jeunes. C'est une drogue cachée mais très répandue. C'est une drogue, et une drogue qu'on le veuille ou non ça fait mal. Ça s'arrangeait peu à peu, mais il y avait toujours un groupe qui continuait de me harceler… C'était de plus en plus dur à supporter et mes mutilations étaient de plus en plus fréquentes et de plus en plus profondes. Malgré tout ce qui se passait j'avais des amis qui me soutenaient. Les vacances sont arrivées et m'ont beaucoup fait du bien. Je pensais qu'à la rentrée tout cela aurait cessé mais non. Ils étaient tenaces et en plus ça les faisait rire. Je continuais toujours de me mutiler et mes amis étaient là et me soutenaient et c'est grâce à eux que petit à petit j'ai arrêté. Je ne les remercierais jamais assez ! Il y a une journée dont je me souviendrais toute ma vie. Le 5 décembre 2011. J'étais dispensé de sport, nous n'étions que deux dans ce cas-là, ****** et moi en permanence. Il faisait partie du groupe qui ne voulait pas arrêter. J'ai demandé à aller aux toilettes et le surveillant a accepté. J'étais près des lavabos lorsque ****** est arrivé. Il m'a plaqué contre le mur et il a commencé à me poser beaucoup de questions très déplacées. J'ai essayé de me défendre mais je n'ai pas pu. Il a commencé à me toucher au niveau de la poitrine et lorsque j'ai senti qu'il commençait à passer sa main dans mon pantalon je lui ai donné un coup de genou entre les jambes et je suis partie en courant jusqu'au bureau du CPE où j'ai tout raconté, depuis le tout début. Je pleurais, je ne pouvais plus m'arrêter. Ils ont appelés ma mère et ils ont à leur tour tout raconté. ****** a été convoqué et un conseil de discipline s'imposait pour lui après les vacances de Noël. Le soir en rentrant chez moi j'en ai longuement parlé avec ma mère. Je pleurais toujours. Elle était furieuse que je ne lui en ai pas parlé avant… Mon prof principal m'a alors organisé un premier rendez-vous avec la psychologue scolaire pour après les vacances. Une semaine plus tard, j'ai reçu un appel masqué, j'ai décroché et j'ai reconnu sa voix… C'était lui ! Il a commencé à me menacer et m'a dit qu'il n'avait pas finis ce qu'il avait commencé et qu'il n'avait pas l'intention de baisser les bras. Ce fut un coup dur mais j'ai quand même profité de mes vacances comme je le pouvais. La rentrée ne fut pas si facile que ce que j'ai laissé paraître. Je n'ai fait que pleurer pendant mon rendez-vous chez la psychologue scolaire… J'ai ensuite rappelé au CPE qu'il fallait que ****** passe en conseil de discipline. Quelques temps plus tard il a été convoqué pour le conseil de discipline. Il a été renvoyé deux semaines et ensuite deux semaines de travaux d'intérêts généraux. Il a fait ses deux semaines d'exclusions et puis il est revenu pour ses deux semaines de travaux d'intérêts généraux. Je pensais sincèrement qu'il aurait compris mais au lieu de ça il a demandé à me parler et m'a traité de tous les noms… Mais au final, il ne touchera plus à moi et le harcèlement est bel et bien terminé et j'espère que plus jamais il ne recommencera. Il ne touchera plus à moi car sinon il est viré définitivement. Même si aujourd'hui tout vas à peu près mieux, cette histoire reste en moi et continue de me faire un peu souffrir. J'ai gardé deux cicatrices de mutilation. Je ne vais pas dire que ma vie est de nouveau belle et que je suis de nouveau très heureuse mais je peux affirmer que j'ai pu retrouver un sourire sincère.
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250672
b
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