Histoire vécue Grossesse - Bébé > IVG-IMG      (65535 témoignages)

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Bonsoir emma, cette expression me parle beaucoup, comme sans doute à d'autres…

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Citation : Le soucis c'est que parfois ce mariage cassé, était l'ouvrage de ta vie… Bonsoir Emma, Cette expression me parle beaucoup, comme sans doute à d'autres… oui, avec ou sans mariage, c'est l'ouvrage d'une vie. Personne n'aime voir une famille détruite, disloquée suite à un accident de vie. Personnellement, je n'étais pas mariée avec le père de mon aîné, mais les dégâts ont été assez conséquent. L'impression que non seulement j'avais échoué, mais surtout que j'étais vraiment incapable de fonder une famille et la maintenir unie… le comble, c'est que l'on s'est séparé alors qu'on s'aimait encore. Il y avait un problème d'alcool chez lui et moi qui tentait de l'aider (ce qui a donné lieu à des violences inouïes entre nous). Ici, on ne peut pas dire que "l'adultère" était responsable, bien que nous ayons eu un (e) amant'e) chacun de notre côté au moment où l'on s'est séparé. Quand on est passé par cette case, on ne voit plus la vie, la famille de la même façon, encore moins quand on regarde ce qui se passe autour de soi ! Mes parents ont failli divorcé quand j'avais près de 20 ans… mon père était partie avec une autre et il aurait mieux fait de rester avec ! Car c'est seulement 10 ans plus tard, après 4 enfants et 30 ans de mariage que leur divorce est prononcé… Franchement… à quoi bon ? Ma mère avait dépassé la cinquantaine et pas envie du tout de recommencer sa vie à cet âge là… elle a admis elle même que mon père aurait du continuer sur sa lancée cette fois précédente là que d'essayer de recoller des morceaux qu'ils n'ont jamais pu recoller. L'épanouissement personnel passe par des chemins très divers. Ça ne veut absolument pas dire qu'on en oublie ses propres enfants, bien loin de là ! Mon père vit avec une femme adorable que j'adore… mes soeurs, surtout celles du milieu, ont eu du mal à s'y faire, moi, par contre, j'étais ravie ! 1- mon père était heureux, 2- il a choisi une femme vraiment adorable, pleine de bon sens, sensible, énergique, une femme de tête comme je les aime et en fait tout le contraire de ma mère (!). Ce que je veux dire, c'est qu'en tant qu'enfant, on préfère voir ses parents heureux. Un couple qui fait semblant, ce n'est pas beau à voir et les enfants, quel que soit leur âge, ne s'y trompent pas ! Ils savent, sentent instinctivement que le couple ne va pas bien. Comment peuvent-ils apprendre à chercher leur bonheur, si pour eux la vie de couple est un sacrifice de l'un ou des deux ? Comment leur apprendre à être heureux, si on ne leur montre pas nous même comment on accède au bonheur ? Les enfants ne doivent pas être non plus le point de mire des parents à leur propre bonheur… comme si NOTRE bonheur dépendait d'eux. C'est l'horreur ! Moi, j'ai entendu ma mère me dire : je n'ai vécu que pour vous, si vous n'aviez pas été là, je ne serai plus de ce monde depuis longtemps… Que j'ai traduit très tôt par : Maman est encore dans cette vie où elle est malheureuse à cause de moi… terrible culpabilité dont je n'ai pris conscience qu'il y a très peu de temps. Pourtant, il y a 3 ans, elle m'a avoué dans le même temps que maintenant que ses filles étaient parties, qu'elle n'avait plus personne de qui prendre soin, elle se concentrait sur ses petits enfants (dont mes enfants, hein ? ) , que c'était pour eux qu'elle continuait à vivre. Et spontanément, j'ai espacé les visites de mes enfants à leur grand-mère que je percevais toxique… car le fait est que ma mère m'a empoisonnée à plusieurs titres d'ailleurs. Et je ne veux pas qu'elle empoisonne mes mômes comme elle m'a empoisonnée. Dur ce que je dis ? Peut-être… mais ma mère n'a jamais accepté de faire un travail sur elle-même comme j'ai du le faire très tôt, depuis la naissance de mon aîné, il y a 12 ans et demi pour ne pas transmettre à mes enfants le poids d'un passé qui ne leur appartenait pas. Au moins un petit peu, le pire de ce que j'ai vécu… Je sais que je n'y parviendrai pas tout à fait, mais j'ai fait le plus gros… Je pense pour ma part qu'il faut du courage pour partir d'une vie qui ne nous convient plus… Mon premier compagnon a eu le courage de renoncer à nous pour mettre fin à la violence qu'il exerçait sur moi et pour préserver notre fils. Certes, il a mis fin du même coup à mes rêves de famille unie et je continue de penser que s'il n'y avait pas mis fin, nous serions sûrement encore ensemble… Ce qui me fait penser ça ? Tout simplement parce qu'il est aujourd'hui le compagnon, depuis plus de 7 ans, d'une femme avec qui on ne cesse de se découvrir des points communs dans nos caractères et notre façon d'aborder la vie… à tel point qu'on a pensé que nous étions identiques ! Y a pas de hasard, dans la vie… D'un autre côté, j'ai eu le courage de mettre un terme à un mariage qui n'avait plus de sens… un mariage dans lequel je me sentais mourir peu à peu, à même pas 30 ans (!). Je n'ai pas pris cette décision à la légère, après 7 ans de vie commune, des difficultés surmontées ensemble, un enfant et une famille recomposée… j'ai pris mon temps : 3 ans !!!! Avant de comprendre ce truc tout simple : faire semblant, ça n'apporte rien… donner l'illusion devant tout le monde que tout va bien, qu'on s'aime comme au premier jour, mentir sans arrêt, même et surtout à ses propres enfants (!) … Quel sens cela peut il bien avoir ? Où est cet épanouissement personnel dont tout le monde parle ? Comment accéder au bonheur ? Comment apprendre à ses enfants à être heureux et à tout faire pour l'être ? Je n'ai jamais mis ma vie de femme de côté et j'étais déjà en train de me fâner à 28 ans… ça clochait grave quand même… Alors quand ma décision a été prise, je ne suis jamais retourné en arrière, même si ça a failli me coûter la vie. J'assumais complètement mes désirs, ma vie, celle dont j'avais besoin et que je devais bâtir. Et ça passait par ce divorce… Et le déclic a été de tomber amoureuse d'un autre homme (qui a refusé mes avances, d'ailleurs, lol ! ). Il m'avait laissé entrevoir autre chose : une vie dans laquelle je pouvais mettre tout ce que je voulais pour me réaliser pleinement. Et c'est ce que j'ai fait… Dans tout ça, j'ai toujours préservé mes enfants, malgré les difficultés, malgré les coups durs, malgré ce qui représentait à ce moment là un fracas dans leur vie… au final, ils s'en portent très bien, l'un et l'autre car j'ai su préserver des relations "équitables" avec leur père, des relations saines exemptes de haine de rancoeur et de mal… j'y ai travaillé. Pour l'aîné, j'ai même du l'autoriser explicitement à aimer sa BM… ça le turlupinait, vers 8 ans, d'aimer sa BM, il avait l'impression de me trahir. Et je lui ai dit qu'il ne me trahissait pas et que je préférais largement que ça se passe comme ça pour lui… alors que j'étais en plein conflit avec son père, à cause d'elle ! Mais mon fils n'était responsable de rien du tout… il devait être préserver de nos brouilles et différends, ça ne le concernait en rien du tout. J'ai toujours gardé en tête leur bonheur, et leur équilibre surtout, que rien ne les perturbe durablement. Pari réussi… et cerise sur le gâteau, on s'est expliqué sa BM et moi et on a découvert qu'une personne extérieure avait manipulé son opinion à mon égard. Hache de guerre enterrée, on aime discuter à l'occasion ensemble, au téléphone ou en face à face, elle m'appelle pour que j'intervienne auprès de mon fils quand elle a un problème avec lui, quand elle veut le comprendre mieux pour mieux interagir avec lui… Tout ça, ça demande du travail, pendant des mois, des années… ça nécessite de mettre son égo de côté, de s'effacer un temps pour alléger et dégager un max l'envirronement du pipiou. Le but est qu'il soit équilibré et pas écartelé entre père et mère. C'était déjà ainsi quand je me suis séparé de son père, la première chose que nous avions dite et que nous avions convenu ensemble, ça a été : "notre fils en premier quoiqu'il arrive". Et nous avons travaillé à ça, depuis le début, sans relâche, tout le temps, dans ce sens… Et on continue. On reste à l'écoute, on agit en fonction de cet enfant sans oublier nos vies d'homme/de femme, parce que c'est important aussi, parce qu'on se sentirait incomplet si on ne s'occupait pas des autres parties qui composent nos vies… et pour ma part, j'ai encore bien d'autres choses à réaliser. Citation : Ça ne se décrete pas de se sortir de la dépression ou de l'amour que l'on porte à quelqu'un… Si, ça peut ! Je dis bien, ça peut J'ai une certaine facilité à tourner la page à quelque chose ou quelqu'un parce que j'ai évolué, j'ai changé mon point de vue sur beaucoup de choses les années passant et avec les expériences que j'ai traversées… Il y a près de 2 mois, tout s'est écroulé pour moi avec des conséquences désastreuses sur ma vie et celle des miens (je ne vais pas m'étendre sur ces conséquences ou ce qu'il s'est passé, ce n'est pas le propos). Je me suis retrouvée non pas en dépression, mais dans un état suicidaire sans comprendre vraiment comment j'étais arrivée à ce point là… J'avais décidé d'en finir consciemment, froidement et sans état d'âme… j'en avais plus rien à foutre de tout. J'ai été prise de pulsion violente contre moi, je me suis automutilée et j'ai fini par attenter à mes jours par deux fois. J'ai vu 3 psy différents… tous étonnés par ma lucidité, par mes propos réalistes et mes analyses… complètement incompatibles avec un état suicidaire. En plus, ça me ressemblait si peu, moi tout le temps optimiste jusqu'à l'absurde parfois, vivante, je ne comprenais pas encore pourquoi j'étais dans cet état là… J'ai pris le taureau par les cornes et je me suis isolée de tout et tout le monde, je me suis "séquestrée" en quelque sorte, avec pour toute fenêtre sur l'extérieur que deux amis que je contactais par MSN pour signifier que j'étais toujours vivante… je devais rester enfermée pendant 15 jours, sans manger, sans parler à personne, sans voir personne, ni sortir… au 6° jour, j'ai eu le déclic ! A force de chercher, j'ai fini par mettre la "main" sur ce qu'il s'était produit, pourquoi cette violence contre moi-même, pourquoi ce désir de mourir alors que j'avais traversé déjà les pires épreuves qu'une femme peut endurer dans une vie et que j'avais toujours surmontées… J'ai connu les dépressions, j'en ai fait deux… à la dernière, quand j'ai arrêté les médocs, je me suis jurée de ne jamais en laisser une s'installer. De fait, quand quelque chose bloque, je travaille sur ce blocage jusqu'à trouver la solution, comme il y a 3 semaines tout juste… je ne lâche pas le morceau tant que je n'ai pas trouvé. De la même façon, quand je décide qu'une histoire est terminée, je passe immédiatement à autre chose, ça ne me prend guère plus de 15j à 1 mois pour tourner la page, que ce soit de mon fait, ou pas… Une chose que m'avait enseigné cet amour qui avait refusé mes sentiments (du moins, dans un premier temps, mdr parce qu'ensuite, nous avons vécu une belle histoire de 3 ans quand même… ). Quand il m'a rejeté, j'ai trouvé merveilleux de pouvoir aimer de nouveau aussi intensément, même si j'étais rejetée… j'ai compris aussi que des sentiments qui ne sont pas entretenus s'éteignent d'eux même et qu'il suffit alors d'attendre ce moment pour s'ouvrir à autre chose, à un autre, une autre histoire… Il suffit de le vouloir, se dire : OK, c'est mort, mais j'ai ma vie devant moi, je peux en faire ce que je veux, je peux construire autre chose… et je veux. De la même façon, on peut décider *consciemment* de refuser de reconstruire autre chose, pour diverses raisons… on peut aussi décider d'être une éternelle amante et assumer d'en être une… pourquoi pas ? Ce qui importe, c'est d'être bien avec soi-même parce qu'être bien avec soi-même, c'est être bien avec les autres. Les expériences sont très diverses d'un individu à l'autre, il n'y a pas de vérité toute faite, ce serait trop simple… ce que je partage là n'est que ma vérité, issue de mes expériences de mon vécu, de mon passé, de ce que j'ai vu autour de moi. J'ai acquis un niveau de conscience qui est autre… Et j'ai toujours dans le contexte inverse : je n'ai jamais fait chier la BM de l'un de mes enfants, c'est comme les baffer, ça ne me vient jamais à l'esprit… par contre, ce sont elles qui m'ont cherché des noises alors que je ne leur avais rien fait et que je n'étais même pas un potentiel danger pour elles. J'ai rien compris à leur attitude. Pour l'une, ça s'est arrangé en bonne intelligence, pour l'autre, elle a choisi de partir… tant pis pour elle… tant mieux pour moi parce que j'en prenais plein les dents avec celle ci. D'une façon générale et pour conclure, il faut remettre les responsabilités à leur place… Une maîtresse qui devient compagne d'un homme, ce n'est pas un hasard, mais elle est rarement et consciemment "briseuse de ménage". C'est une etiquette qui leur colle à la peau depuis des centaines d'années, sans doute, mais ce n'est pas la réalité… elle se trouvait là, au bon moment pour cet homme là, au mauvais moment pour cette femme là, épouse de cet homme là. Point barre, rien d'autre. Le couple brisé n'est responsable que de lui-même, les échecs, les erreurs, elles leur incombent toutes à 50/50. Perso, j'ai été séduite par des hommes mariés (parfois, je ne savais même pas qu'ils étaient mariés ! ) , je n'ai jamais sciemment séduit des hommes mariés mais dans les deux cas, j'ai été perçue à chaque fois comme "la briseuse de ménage"… alors que je n'y étais pour rien, bien au contraire… parce qu'à ces hommes, je tentais de leur montrer un chemin tout différent : celui de tenter de reconstruire leur couple… mais ça, elles ne le savent pas, et j'ai payé les pots cassés quand même… quand j'ai décidé de tenter l'aventure avec (certains d'entre) eux, quand ils ont eu pris leur décision et qu'ils l'ont annoncé à leur épouse.
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278040
b
Moi aussi !
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