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C'est toi qui l'a effacé ?

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 10/12/10 | Mis en ligne le 01/08/12
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Coucou. Monptipiton Ton dernier post a disparu ? C'est toi qui l'a effacé ? Citation : Salut Princess, Hello Inveritas. Citation : La phrase que j'ai soulignée est à mon sens clairement le défi sur lequel tu dois te pencher… mais l'effet miroir du virtuel est peut-être déformant… je ne sais pas… je passe juste te livrer un témoignage qui n'engage que moi et un vécu si semblable au tien que j'ai pu lire ailleurs… Et je t'en remercie Je suis en train d'écouter en livre audio, "les manipulateurs sont parmi nous" de même Nazare-Agare (oups ! Pas sûre de l'ortho de son nom ). Faire de la contre-manipulation ne nous est pas familier, elle le répète à plusieurs reprises dans son livre. C'est pourtant quelque chose que je faisais souvent, tout comme d'être le plus rationnel possible quant à la situation. Ce sont des choses que je savais faire d'instinct… mais ça finit toujours par se brouiller ! Autre difficulté : aucune communication autre que banale n'est possible… Quand je pointe ses contradictions, il s'enfuit dans le silence, la colère (qui ne m'impressionne pas outre mesure, d'ailleurs) , il clôt, en fait, la communication dès que ça devient inconfortable pour lui. Ça crée forcément une frustration pour moi, j'ai l'impression d'être muselée. Citation : Quand je te lis, je revois tellement mes passages, y compris ceux que j'ai pu écrire ici… sur les pn… avec le père de mon fils quand il avait 12 ans… mes interrogations, mes combats qui ressemblent aux tiens… les responsabilités que je croyais devoir assumer… En l'occurrence, je pense toujours avoir des responsabilités envers mon fils et notamment préserver son équilibre et lui assurer un développement harmonieux. Pour cela, ça passe aussi par des contacts réguliers avec moi, son frère et le reste de sa famille dont mon ex tente de le séparer. Citation : Les souffrances que je voulais lui éviter… Je suis consciente que je ne pourrai pas tout éviter… J'ai pratiqué avec l'aîné. Non pas que je voulais être une mère parfaite, mais je ne supporte pas de sentir ou d'entendre mes enfants souffrir aussi bien physiquement que psychologiquement. On peut dire même que ça me panique. Citation : Les manips grosses comme des montagnes contre lesquelles il a fallu lutter tout le temps… Certaines sont grossières, d'autres non… dans mon cas, il me semble qu'elles sont devenues plus grossières qu'avant ou bien, du à mon expérience encore récente d'un PN, je les vois plus ? J'y suis peut être plus sensible et du coup, ça me saute au visage comme jamais auparavant… Ou bien c'est un autre état de conscience que je n'avais pas avant, parce que je ne les identifiais pas comme des manipulations. Et puis aussi, avant, je lui trouvais des excuses à ses comportements inexcusables. Citation : Les passages à chaque fois gagnés devant le jaf… J'évite autant que possible le JAF… pourtant, il semblerait que je pourrais gagner facilement contre lui. Mais gagner quoi ? Et surtout qu'y perdrais-je ? Je suis convaincue que mon fils m'en voudrait à mort et ce n'est pas le but. Je veux qu'il soit bien. C'est un garçon sympa, excellent élève à l'école (il veut être vétérinaire depuis toujours) , plutôt d'humeur égale et qui a l'habitude de traverser les événements difficiles ou heureux avec une facilité déconcertante… c'est comme si rien ne le touchait vraiment, il s'adapte très facilement à toutes les situations sans paraître ému plus que ça. On peut dire que par certains côtés, c'est une bonne pâte et je pense aussi qu'il n'est pas spécialement facilement manipulable. Ne serait-ce que parce qu'il est très assuré, sensible à l'injustice et que s'il sait qu'il a raison, rien ne peut l'en faire démordre (très têtu sur ce point là). Mais pour les manipulations moins directes, plus floues, c'est une autre paire de manche. Par exemple, il n'est pas du genre à balancer de lui-même ce que je lui dis ou ce qu'il se passe à la maison… et pourtant, son père parvient à lui faire dire ce qu'il n'est pas sensé dire. Je sais notamment que la meilleure arme de son père, c'est prêcher le faux pour savoir le vrai, le plus souvent dans des conversations banales et sans rapport avec le sujet. C'est le genre de trucs dans lequel mon fils tombe dans le panneau, ayant horreur du mensonge, il rétablit la vérité sans se rendre compte qu'il fait le jeu de son père. Ce n'est pas forcément grave en soi, sauf qu'il fait entrer son père dans mon foyer malgré lui. Ce mercredi ci, il s'est passé une chose assez étonnante… Mon fils n'était pas pressé de rentrer chez son père allant jusqu'à déguiser la vérité pour expliquer qu'il ne rentrerait pas (son père prétend qu'il lui a menti). Je devais aller voir ma mère et nous nous sommes retrouvés piégés par la neige au terme de notre voyage. Je n'ai pu la rejoindre en raison de l'absence de bus et bien sûr, il était hors de question qu'elle vienne nous chercher en voiture. Nous sommes donc retournés à la maison et ça nous a pris pas moins de 4h ! De plus, ayant passé pas mal de temps sous la neige et dans la neige, nous étions trempés et gelés jusqu'aux os. Arrivés à notre destination, je ne pouvais pas le ramener et alors que son père proposait de venir le chercher en voiture, mon fils a insisté pour rester à la maison et ne repartir que le lendemain. Je l'ai effectivement ramener le jeudi matin, lui faisant manquer l'école (mais pas le choix) et le fiston était déçu de rejoindre l'école l'après-midi. Ce mercredi soir, je lui ai indiqué que son père l'accusait de mensonge et qu'il allait le gronder, il m'a dit avec presque de l'indifférence : "Oh… T'inquiète pas : j'ai l'habitude, il m'engueule tous les jours". Il ne semble pas du tout affecté par ce qu'il se passe. Citation : Et l'état d'épuisement dans lequel je me suis retrouvée pour avoir tenté d'échapper à un destin dont je sais aujourd'hui qu'il ne m'appartenait pas… comme j'ai pu le conscientiser en faisant chair… en vérité… ce poème de Gibran qui m'appelait depuis si longtemps : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Une femme qui portait un enfant dans les bras dit : parlez-nous des enfants. Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants. Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même. Ils viennent à travers vous mais non de vous. Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas. Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées, Car ils ont leurs propres pensées. Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes, Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter, pas même dans vos rêves. Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux, mais ne tentez pas de les faire comme vous. Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier. Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés. L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et il vous tend de sa puissance pour que ses flèches puissent voler vite et loin. Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie, Car de même qu'il aime la flèche qui vole, il aime l'arc qui est stable. Je connais et suis d'accord avec cela… c'est ce qui m'a conduite, l'an passé, à ne plus vivre que toute seule sans aucun de mes enfants. Lorsque j'ai voulu suivre mon ex dans un déménagement, je ne voulais pas forcer mes enfants à me suivre. Je considérais que c'était mon histoire et qu'ils avaient le choix. Leur choix a été alors d'aller chez leur père, d'y vivre, chacun avec des raisons qui me paraissaient tout à fait valables et incontestables. Ça ne veut pas dire que je n'ai pas bataillé un peu et notamment en m'assurant que c'était bien ce qu'il voulait, que ce n'était pas un choix par défaut. L'aîné voulait se rapprocher de son père (normal, à 12 ans) , le second, sans surprise, avait toujours dit "je veux vivre avec papa parce qu'il est tout seul et c'est pas juste parce que toi, tu as mon frère"… on prend une claque quand on entend ça d'un gamin d'à peine 6 ans. Et pour mon cadet, c'était motivé aussi par une mésentente entre mon ex et lui. L'aîné est parti le premier, en février, profitant des vacances scolaires pour s'adapter en douceur à sa nouvelle vie. Nous étions fusionnels, ce ne fut pas simple, dans un premier temps et malgré mes craintes, je pensais que c'était une bonne chose pour lui et je dois avouer qu'après 10 ans passés à l'élever seule, j'éprouvais un certain soulagement à ce qu'il soit pris en charge par son père (tout ne reposait plus sur mes seules épaules). Le cadet devait partir un peu plus tard… Mon ex m'a quittée, du jour au lendemain, il m'avait manipulée de bout en bout sans que je ne me rende compte de rien, trop amoureuse pour voir ce qui se tramait à mon insu. Il m'a quittée, 10 jours très exactement avant notre déménagement. Le choc fut violent. J'ai perdu pied, je suis devenue suicidaire et pour protéger mon cadet, j'ai souhaité maintenir le changement de résidence, en maintenant toutefois la GA puisque je n'étais pas partie à 300 km de là. Mais les premiers mois, je n'ai pas pu m'occuper de mes enfants. C'était la pagaille dans ma tête, mes finances (du à ce départ) , ma vie… je devais me reconstruire et je n'ai pas su faire autrement que me tenir éloignée de mes enfants le temps nécessaire afin de ne pas leur faire de mal. Bien qu'ils me disent tous les deux comprendre et ne pas m'en vouloir, comment en être sûre ? Il se peut que sans me le dire, ils m'en veuillent quelque part, surtout le cadet… je ne sais pas. Quoiqu'il en soit, leur choix, je l'avais admis, j'avais réussi à lâcher-prise là dessus, et j'ai compensé ensuite l'absence par du vrai temps de présence avec eux quand ils étaient avec moi, ce qui a eu pour conséquences de resserrer les liens quoique d'une façon différente. L'aîné est revenu au bout de 8 mois d'absence… à sa demande, motivée par le fait que sa belle-mère lui faisait subir un enfer psychologique d'une rare violence. Avant qu'il ne soit détruit, j'ai pris les choses en main et je l'ai rapatrié en mon foyer. Le second a voulu faire pareil, pour des raisons différentes (violences scolaires en particulier, et environnement qu'il juge pas profitable à son équilibre, en gros, mais rien à voir avec son père ou sa relation à lui). Pendant plus de 2 mois, nous en avions débattu, jusqu'à ce qu'il se lance à en parler à son père et que ce dernier lui mette la pression par ce chantage odieux "si tu retournes chez ta mère, je m'en vais très loin d'ici et je ne te reverrai jamais". Il a bien pleuré mon loupiot et alors que je tentais de l'aider (pas en lui disant ce qu'il avait à faire, mais en l'aidant à réfléchir à la situation et en allégeant la pression) , il m'a répondu "j'ai peur que tu m'influences, c'est pour ça que je ne veux pas te parler"… ce que j'ai trouvé fou, pour ma part, vu que c'était son père qui le manipulait et non moi ! Au final, son père ayant donné un laps de temps très serré, il a renoncé à son projet. Au mois d'août, il lançait encore des appels déguisés comme par exemple : "c'est trop tard, maintenant, pour changer d'école si je décidais de revenir ici"… Ce n'était jamais des questions, toujours des affirmations, comme s'il tentait de se convaincre qu'il n'avait plus le choix alors qu'il l'a toujours eu… 15 jours après, il disait qu'il ne voulait plus venir du tout ! Il y a de quoi devenir chèvre !!! Comme là, mercredi dernier, il ne voulait plus rentrer chez son père alors qu'il clame depuis des semaines qu'il ne veut plus venir à la maison… Je me garde de faire des commentaires, des interprétations, j'observe ce manège et j'attends d'avoir toutes les pièces du puzzle pour me faire une idée de la chose. Il n'y a rien de cohérent dans cette histoire, vraiment rien et même une chatte ne retrouverait pas ses petits Même mon fils aîné ne suit plus ce qu'il se passe car ce qu'on reçoit aussi bien du père que du fils, c'est des messages doubles en permanence… lequel est le bon entre les deux ? Toute la question est là en fait… Citation : Je me suis battue 3 ans… tentant de lui donner donner les armes… tentant de le sensibiliser à toute démarche manipulatoire… essayant de construire avec lui son avenir… C'est effectivement ce que je tente de faire, et en douceur… cependant, lors des dernières vacances scolaires, il avait lui-même été saisi par mon argumentation, appuyée d'éléments de preuves irréfutables puisqu'il les avait lui-même vécues. Il m'avait alors fait promettre de lui parler de toutes les tentatives de manipulation que je pourrais voir, car, disait il "je veux juger par moi-même" et aussi, il m'avait fait promettre de passer par lui directement et non plus par son père dès qu'il s'agissait de se voir, de sorties prévues etc… Car cette fois là, mon fils s'est bien rendu compte qu'il avait dit une chose à lui, à moi une autre, histoire de bien foutre la merde, ce qu'il avait presque réussi à faire. C'est juste après ces vacances que les choses se sont durcies au point de devenir quotidiennes et donc très épuisant, nerveusement. Et puis surtout, je réalise… avant, ça ne touchait que moi, il épargnait notre fils et depuis mars, je le vois s'en prendre à lui et ça m'insupporte. Citation : Et je viens de lâcher prise il y a quelques jours en laissant mon fils définitivement repartir chez son père, parce que s'est justement imposée la question que tu évoques : apprendre à se préserver soi… et aussi sa petite soeur de ce mal être crée par le pn à distance… Mon aîné y allait volontiers avec son frère, jusqu'à mars dernier environ… depuis il n'y va plus. Il s'est rendu compte lui aussi de ce qu'il faisait. Déçu, il n'a plus souhaité y aller. C'est d'ailleurs à ce moment là qu'il m'a exhorté à faire confiance à son petit frère, prétendant qu'il se rendrait compte, le moment venu, qu'il fallait que je laisse faire, comme j'ai eu l'intelligence de le laisser à la rencontre de son père, qu'il a découvert alcoolique, dépendant de sa compagne (une belle manipulatrice elle aussi !!! Une des pires ! ) , faible et indifférent face aux violences que cette compagne lui faisait subir… pour lui, c'est une étape nécessaire et elle ne pourra passer que si j'ai confiance en les capacités de mon fils à faire la distinction entre bien et mal. J'ai pourtant le sentiment au fond de moi qu'il n'est pas armé pour ça, sentiment appuyé par le fait que mon cadet a eu quelques incidents tout au long de l'année passée où je l'ai trouvé très influençable. Citation : Il était important pour moi, certaines barrières franchies par les autres, y compris mon propre fils, de poser les miennes. De ce qui est acceptable ou pas, de ce qu'on souhaite ou pas… et de s'y tenir. Je comprends, mais dans le même temps, si je laissais tomber, j'aurais le sentiment de l'abandonner et ce serait une erreur… comment sont les relations avec ton fils ? Citation : Avec un conjoint… c'est plus facile… encore que… Pfiouuu… Citation : Avec un enfant… c'est autrement plus difficile… Ton fils va grandir. Il fera sa vie, avec ou sans toi. Oui, en effet… j'en ai toujours été consciente. Ils ne m'appartiennent pas, ils doivent faire leurs propres expériences aussi… moi, je suis là surtout pour les rattraper en cas de coups durs, comme ça a été déjà le cas pour l'aîné qui a fini par m'appeler au secours. Je ne considère toujours pas qu'il a fait une erreur en allant vivre un temps chez son père. Il a fait une expérience, certes mauvaise, mais qui l'a fait grandir et mûrir incroyablement ! Mon second sait que je suis toujours là, quoiqu'il arrive… mais comme dit ma mère, il agit peut être comme il agit, parce qu'il sait et sent que je peux faire face et que justement je ne l'abandonnerai jamais quelques soient ses choix ? Qu'il est cruel parfois d'être mère dans de telles conditions. Citation : Mais quel "toi"… effectivement ? C'est peut-être par ce chemin l'occasion pour toi de le découvrir. Une fois que la flêche est partie… accepter le trajet qu'elle suit et qui ne dépend pas… que de l'arc…pas simple… En effet, je me rends compte que j'ai encore du chemin à parcourir, mais pourquoi c'est toujours aux mêmes de faire ces efforts là ? Les autres ne pourraient ils pas faire un bout de chemin vers moi au lieu de me laisser faire la totalité de ce chemin là ? C'est désespérant et fatigant aussi… La souffrance, elle est toujours pour ma pomme… l'autre est toujours confortablement assis dans sa petite vie, à faire la pluie et le beau temps, sans état d'âme. Parfois, je n'ai plus envie de faire d'effort pour les autres, pour leur éviter à EUX de grandir… Je trouve ça déséquilibré et injuste. Citation : Bon courage dans ce que tu traverses. Merci !!!
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284076
b
Moi aussi !
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