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Déménagement et entrée au collège...

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 01/10/10 | Mis en ligne le 02/05/12
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Bonjour Bizarre. J'arrive un peu tard, sans doute et peut être que ton fils est sorti d'affaire depuis, mais j'ai le même modèle que le tien, à peu de choses près. J'ai deux enfants, les deux sont précoces mais non chiffrés (je partage l'avis de Lapipelette, les chiffres, ce n'est pas important, mais ça peut avoir de l'importance quand il y a par exemple un gros coup au self estime de par l'incompréhension de certaines réactions). Mon premier, c'est passé comme une lettre à la poste On ne s'est pas douté une seconde, jusqu'à la fin de CM2 qu'il pouvait être précoce… quelques petites choses le faisaient penser, mais rien de probant. Il était excellent en classe, a eu de la difficulté à apprendre à lire avec la méthode globale (pas grave : je lui ai appris avec la méthode syllabique parce qu'il souffrait de se sentir en échec). Il a toujours été matheux et aujourd'hui, il complète, il est très littéraire aussi, il passe son temps à écrire et dessiner des histoires. Jusqu'en CM2, il n'y avait pas de trop de soucis pour se faire des amis, nickel… et en 6° patatra ! C'est en 6° d'ailleurs, que nous avons eu la surprise d'apprendre que l'on avait proposé à mon fils une classe européenne parce que très bon dans son travail et autonome, il faisait partie des rares élèves "élus" (c'est le terme utiliser) et d'apprendre par la même occasion que tous avaient ou étaient soupçonnés d'avoir un QI élevé Cette sélection a été faite par un staff qui a réuni les enseignants de primaire, de collège et les psy du secteur. J'ignorais tout ça avant que nous ne signons mon fils et moi pour cette classe de 6°. Bref… il s'est d'un coup retrouvé sans ami et il disait volontiers que c'était des bébé, qu'il n'avait rien de commun avec eux. Depuis toujours, il avait tendance à aller vers les plus âgés et c'est devenu plus flagrant lors de son entrée en 5° où il avait fini par n'avoir de vrais contacts qu'avec des adultes (en cela aidé par le fait que nous faisons une activité en famille, en reconstitution médiévale où lui et son frère sont les seuls enfants). A la différence de ton fils, il supportait cette solitude très bien, ça ne le gênait pas le moins du monde et il était volontiers contemplatif. Au niveau sportif, c'était une calamité Sa maladresse était proverbiale ! On l'avait attribué au fait d'une croissance rapide (8/10 cm par an. A 14 ans bientôt, il mesure 1m85 !). Tout a changé en milieu d'année dernière, soit milieu de 4°. Toujours en classe Européenne où il récolte invariablement et sans grand effort les félicitations en conseil de classe. S'il n'était pas très bon en sport, ça a changé de façon assez spectaculaire. Il est très bon en sprint et s'est fait remarquer en cours par le capitaine d'une équipe de foot US… le voilà donc intégré, depuis dans cette équipe. De fil en aiguille les copains de foot sont devenus ses meilleurs amis et l'un d'eux vient passer quelques WE à la maison L'an passé, également, il s'est fait remarquer en diverses occasions (en cours de musique où il a déclamé un poème sur l'adolescence de sa composition façon "Grand Corps Malade" dont il a des intonations de par la gravité de sa voix, qui lui a valu le surnom de " le poète", puis lors d'un conflit entre sa classe et l'administration où il a su défendre les bons éléments de la classe contre une punition injuste avec brio au point d'avoir été invité au conseil de classe). Cette année, il est connu comme le loup blanc, même par les 6° fraîchement rentrés, et très apprécié de ses profs du fait de sa grande maturité. C'est tout naturellement qu'on lui a proposé d'intégrer le groupe de théâtre (que mon fils voulait à tout prix faire cette année, au sein du collège ou en extérieur). Ayant déjà participé depuis longtemps à des représentations publiques, il n'a eu aucun mal à passer l'audition et même mieux que ça : sa prof de français veut le confier au main d'un comédien professionnel pour approfondir ses techniques qu'il a déjà. Tout s'est débloqué d'un coup sans que l'on sache très bien comment. Il a du succès partout, et j'ai l'impression qu'il ne s'en rend pas trop compte. Certes ses amis sont toujours plus âgés que lui, mais ce qu'il recherche avant toute choses chez ses amis, c'est une maturité similaire à la sienne, il déteste les gamineries ce qui ne veut pas dire pour autant qu'il n'aime pas jouer ou chahuter. Le second loulou, c'est un poème à lui tout seul et un parcours *très* atypique. Premiers mots à 7 mois, il faisait des phrases de 2/3 mots entre 10 et 12 mois… et à 13 mois, patatra ! Tout s'est arrêté, en même temps que la marche. Ça ne nous a pas inquiété sur le moment, juste surpris. Pourtant, nous nous sommes rendus compte qu'il comptait et dénombrait vers 18 mois. Il ne parlait pas, mais répondait encore correctement à ce qu'on lui demandait et notamment, quand on lui demandait de mettre la table, ce qu'il adorait faire, il ne se trompait jamais sur le nombre de convives… c'était déjà en soi interpelant et une curiosité. Vers 2 ans, ça s'est compliqué… son frère venait d'entrer au CP et apprenait à lire. Il est arrivé un soir tenant le livre de lecture, me l'a posé sur les genoux et montrer du doigts les lettres. Le message était clair, mais j'ai refusé de lui apprendre à lire si tôt. J'ai compris bien plus tard qu'il demandait à apprendre à lire pour débloquer sa parole ! Il a continué à évoluer de façon assez bizarre, on l'a vu faire des exercices d'additions et de soustractions très tôt (bien avant seulement l'entrée en maternelle). Dans le même temps, on commençait à perdre le contact avec lui au point qu'il a été soupçonné de troubles autistiques qui lui ont valu des tests peu avant ses 4 ans (j'abrège et résume cette partie de l'histoire, ce serait vraiment très long !! ). A 33 mois exactement, je lui offre un puzzle de 10 pièces. Ô surprise, il le reconstitue en moins de 20 secondes… nous sommes allés acheter de nouveaux puzzles, plus compliqués, à la fin de la semaine, il reconstituait un puzzle de 60 pièces (!) et mélangeait tous les puzzles (7) ensemble par terre et les reconstituait à une vitesse ahurissante. Très fier de lui, quand il avait fini, il s'applaudissait, tout seul dans son coin. Après les tests (pluridisciplinaires et sur une semaine) , à 4 ans, sa pédopsy nous a rassuré sur le fait qu'il n'y avait aucun signe d'autisme mais qu'il était pour sûr précoce et qu'elle aimerait qu'on prenne RDV plus tard (à l'entrée au CP) pour l'évaluer. Nous ne l'avons jamais fait. La maternelle, il l'a passé dans le silence, mais les instit' l'adoraient. J'ai tenté sans trop savoir ce que ça allait apporter, à 3 ans pile, puisque le langage ne s'était pas débloqué, de lui faire lire les mots en me disant que peut être, il avait besoin de voir les mots écrits pour les prononcer. Ça n'a pas loupé !!! Son premier mot a été "chat". Il a appris toutes les lettres de l'alphabet et les principales syllabes qui ont achevé de débloquer la parole avec toutefois des difficultés d'élocutions qu'il a conservé dans ses moments de fatigue. A 4 ans, il voit aussi un orthophoniste pour corriger ces défauts (des mois d'entraînement qui n'auront pas eu le résultat escompté, on a fini par laisser tomber). Bref… Arrivé au CP, il a fini son apprentissage de la lecture commencé à 3 ans, à moins qu'il n'ait su lire bien avant, on n'a jamais su… mais en 15 jours, il savait pratiquement tout lire sans difficulté. Les difficultés réelles ont commencé là : brimé et battu dans la cour de l'école, nous avons du passer une bonne année à tenter de le sortir de cette violence avec l'aide de son instit' aussi désemparée que nous. Au final, nous l'avons autorisé à répondre par les coups. Il y a gagné en respect et même 2/3 amis… mais il ne les garde pas longtemps, il est toujours plus ou moins pris à parti. Le CE1 se passe de même et il fait la connaissance d'un nouveau avec qui il s'entend bien. Ce sera le seul ami qu'il aura vraiment cette année là, pour le meilleur, mais aussi le pire, hélas… Il enchaîne les bêtises. Début de CE2, comme l'année précédente, mais là, il a une instit' considérée, même par les parents, comme "l'instit' qui casse les élèves". Je vois mon fils d'abord très enthousiaste, toujours aussi bon élève (entre autre chose, assez étonnante, il lit 2 fois une poésie, il la sait par coeur déjà, c'est dire son degré d'assimilation…) , il se plaint tout à coup de s'ennuyer. Contrairement aux instit' précédentes qui n'ont jamais hésité à lui donner du travail supplémentaire et plus difficile ou le faire participer à la classe en lui demandant d'aider les autres, cette instit' là le laisse dépérir au fond de la classe ! Nous sommes intervenus avec son père dès qu'on a vu qu'il commençait à se désintéresser. Ça nous inquiétait vraiment. Devant nos propos, l'instit' a pris son dossier scolaire en commençant par nous dire "des parents comme vous, j'en ai vu plein et votre fils n'est pas si bon que vous le prétendez" tout en ouvrant le dossier… mais n'y trouvant rien à redire (il excelle partout et dans toutes les matières ! ) , elle le referme "enfin… bon"… et ajoute en direction de notre fils "ça ne sert à rien d'aller plus vite que les autres, tu dois prendre ton temps comme ça, tu ne t'ennuieras pas" Cette même année là, à la maison, il découvrait avec passion la chimie, l'élevage de phasme… complet décalage, pauvre loulou Le pire, c'est que même lui avait fini par donner raison à l'instit', mais pour autant, il a continué à s'ennuyer, puis à dépérir… parce qu'il était tout le temps puni pour un oui pour un non Est-ce que notre intervention aurait produit que l'instit' le prenne en grippe ? Toujours est-il qu'un jour, il est rentré à la maison, un midi, en me disant "j'en ai marre, je suis encore puni, je dois écrire des lignes pendant la récré"… j'ai reçu un mot explicatif de l'instit' "insolence"… mon fils ? Insolent ? Peut être direct quand il exprime quelque chose, mais je n'ai jamais perçu d'insolence. Je lui demande donc des explications et là, il me dit que lors d'un contrôle, il réfléchissait à ce qu'il allait écrire en regardant ailleurs. L'instit' lui a demandé de plonger la tête sur sa copie et mon fils a protesté en lui disant que c'est ainsi qu'il réfléchissait… d'où la punition Ce que je ne savais pas, c'est que mon fils était ainsi puni à chaque récréation depuis… une semaine !!!! J'ai vu rouge, j'ai écrit un mot dans le carnet pour dire que mon fils ne ferait plus ses punitions (et mon fils craignant d'en prendre plus, insistait bien sûr pour les faire). J'étais arrivée à un stade de saturation certaine où j'ai demandé au père d'aller voir l'instit' parce que ça se passerait mal pour elle, je perdais patience en voyant mon fils dépérir au point de moins bien travailler. Puis, en milieu d'année, mon fils a changé de résidence et est allé vivre chez son père, à environ 7 km de chez moi et a donc changé d'école. Dès la première semaine, l'instit' a dit à mon ex sa joie d'avoir un élève doué, gentil et attentif dans sa classe ! Elle a tout de suite pigé, sans qu'on lui dise rien qu'il travaillait plus vite et mieux que les autres. Elle n'a pas hésité à le stimuler quand il avait fini son travail. Pour les amis, passé les premières semaines de nouveautés, il n'avait guère plus d'amis qu'ici. Il a renoué avec la joie et le plaisir d'apprendre, ses notes sont redevenus ce qu'elles avaient toujours été avant cette instit' de m*$@% Cette année, il semble encore une fois démarrer sur les chapeaux de roue, mais il a toujours des problèmes avec ses pairs qu'il considère comme trop lents (à comprendre) , trop bébé aussi. Du coup, pas beaucoup d'amis et beaucoup de violence encore dans la cour… Il me tarde qu'il entre au collège. Lui aussi, comme son frère et depuis toujours, apprécie la compagnie des plus grands qui le rejettent parce qu'il parait… trop bébé Sa bouille de gamin est un frein certain. Par contre, niveau sportif, il a toujours été doué d'une force peu commune à son âge et d'une agilité tout aussi peu commune. Il a besoin de se dépenser et de bouger. Avec des enfants précoces, les décalages sont très fréquents et les frictions forcément tout autant. Je pense que ces enfants là ont besoin d'un accompagnement particulier à chaque étape de leur vie sans oublier de leur faire confiance aussi pour évoluer dans un monde qui ne semble pas fait pour eux. Comme dit Lapipelette, ils doivent apprendre à s'adapter. J'espère que mon témoignage te réconfortera un peu et j'espère aussi que tu donneras des nouvelles de l'évolution de ton loustic.
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249401
b
Moi aussi !
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