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Donc je disais, que lui bride ses émotions car cela l'effraie.

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Ah zut, j'ai encore eu un mouvement incontrolable lol. Donc je disais, que lui bride ses émotions car cela l'effraie. Je pense que pour son cerveau d'homme, il est bien plus facile d'appréhender notre relation sous un angle sexuel qu'amoureux. Il se sent ainsi moins engagé vis-à-vis de moi. Et je suis presque même certaine, cela va vous faire autant sourire que moi, qu'il doit se dire qu'en se concentrant uniquement sur l'aspect sexuel intense que nous partageons, il trahit ainsi moins sa femme. Il les bride également car il ne veut pas que j'espère quoi que ce soit. Il croit n'avoir rien à m'offrir. Pourtant les filles, oui encore un apparté, si vous saviez à quel point il se trompe. Il m'a offert le plus beau des cadeaux. Je ne vais pas vous raconter ma vie car je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières. Mais cela a été très difficile pour moi. J'ai eu des moments terribles que personne ne devrait jamais connaître. Plus le fait de ne pouvoir être enceinte. Tout ce lourd passé a fait que jamais je ne me suis sentie femme. J'ai eu pas mal de soucis à évoluer dans un monde qui me semblait tellement pas fait pour moi. Mais j'ai toujours fait illusion si bien que j'ai fini par sortir mon épingle du jeu. Lui m'a offert mon statut de femme. Dans ses yeux j'ai vu celle que j'étais vraiment et je l'ai enfin accepté. J'ai tiré un trait sur cette culpabilité ou honte, appelons-la comme on veut, que j'éprouvais envers le sexe. J. Je me suis épanouie à un point tel que je ne me reconnais pas. Mais ça ne concerne pas que le sexe. Ce sentiment de ne pas être femme faisait que je ne prenais pas vraiment soin de moi. Je ne m'habillais qu'en jean, pantalon. J'avais perdu toute féminité. Bon ça va, je n'étais pas un thon quand même, mais je m'en approchais. En 10 ans de vie de couple, j'ai pris 22 kilos. De 43 je suis passée à 65. Oui je sais, ça fait rigoler. Ah non mais celle-là avec ses 43 kilos… Mais à l'époque, j'étais encore anorexique. Je l'étais depuis l'âge de 5 ans. J'ai pris tout d'abord 14 kilos en 7 mois. Moi qui ne mangeais rien, je me suis vu bouffer, il n'y a pas d'autres termes, des trucs improbables. D'anorexique je suis devenue boulimique. Imaginez la tronche de mon gars. Il se met avec une crevette et 7 mois après il se retrouve avec une langouste. Mais bon, il est resté lol. Donc j'ai pris le parti de consulter. La boulimie est souvent une conséquence de la fin de l'anorexie. C'est pas tordant ça ? J'ai réussi à perdre 5 kilos. Puis sont venus les traitements de stimulation pour les fiv, les échecs de ces mêmes fiv. Puis la grossesse tant attendue. Je rappelle également que bien que ce soit ma fille biologique, je ne l'ai pas portée dans mon ventre. C'est ma soeur qui a mise ma fille au monde. Mais j'avais besoin de me sentir grosse. Et là j'en ai repris 13. Je suis devenue maman. Je me suis oubliée dans ce rôle tant attendue. J'ai définitivement cessé de prendre soin de moi. Mon couple, petit à petit, a sombré. Oh pas un naufrage violent avec pertes et fracas, quelque chose d'insidieux. Un petit trou qu'on oublie de colmater, qu'on a la flemme de colmater. Mais un jour, l'eau s'est tellement infiltrée qu'il faut quitter le navire. Puis je revois le chevalier. J'avais reperdu 5 kgs car la petite mort de mon couple me stressait. Et lui me regarde. Il me regarde vraiment. Avec une telle intensité que je vois que tout n'est pas perdu. Que je peux me trouver en tant que femme. Dans ses yeux, ce jour-là, je vois celle que je pourrais être. Et au fil des mois, je deviens celle-là. Celle que j'ai toujours voulue être. Libre. Affranchie des "qu'en dira t-on". Je perds en 1 mois les 8 kilos qui étaient de trop. Je m'achète des vêtements de femme. J'assume mon côté sexy que j'ai toujours cherché à enfouir. Je deviens belle. Attention, je ne suis pas une bombe lol. Mais grâce à ce regard de lui sur moi, j'ai appris à m'aimer. Mon ex me disait toujours que j'étais archi folle, hystérique, qu'il fallait que je fasse une thérapie. À la fin, j'en étais presque convaincue. Bon c'est vrai que je ne suis pas très nette mais bon. Le chevalier, croyez-moi, a vu bien pire que ce que le père de ma fille a vu. Il m'a connue à l'époque où je partais vraiment en live. Avec les années, il a vu que petit à petit je progressais. Je suis devenue chef d'entreprise, j'ai réussi à avoir un enfant et cela n'a pas été simple. Et lui me dit que je n'ai pas besoin de thérapie. Qu'il m'aime comme je suis. Volcanique, un peu folle, passionnée dans le moindre de mes échanges. Il m'a donné vie. Il a réussi à faire en sorte que je relègue l'enfant blessée qui vivait en moi dans un coin. Cette enfant qui parfois remontait à la surface et prenait le controle, me faisant péter les plombs avec une violence parfois extrème. Il a permis que j'accepte cette enfant et ses souffrances plutôt que de ma battre perpétuellement contre elle. Il a rétabli un dialogue en tre elle et moi. Je vous ai dit qu'on vivait à plusieurs dans mon petit corps. Bref, il m'a fait le plus beau des cadeaux. Fin de l'aparté. J'en étais à lui qui bridait ses émotions, moi qui collait ses pas dans les siens, mais pas pour les mêmes motifs. Ce midi_là, je les ai bridées car j'ai senti que c'est ce dont il avait besoin. Aussi parce que je souhaitais pas vraiment que nous parlions de l'après. Bien trop peurd'entendre que ce n'est que pour deux jours. Après ce moment de sexe, il va bosser tandis que moi je fais une sieste et qu'ensuite je file me balader. Le soir, nous allons au restaurant. Nous discutons de choses et d'autres et soudain il me sort qu'il n'est pas certain d'avoir envie d'un quotidien avec moi, que le "caca prout de la vie de tous les jours" pour reprendre ses propres termes, il n'en a pas envie avec moi. Je lui dis que je comprends, que c'est ce que je lui ai toujours dit. Qu'on a qu'à rester comme ça encore pendant une quinzaine d'années et qu'on se mettrait ensemble lorsque nous commencerions à vieillir, lorsque nos enfants seraient grands. Il rajoute en riant qu'on s'achèterait un camping-car. Après le diner, nous allons nous balader sur la jetée. Je ne le touche pas. Je ne lui prends pas la main. Je ne manifeste pas de geste de tendresse. C'est lui qui vient vers moi. Il prend ma main dans la sienne. Il m'embrasse. Nous discutons de notre passé commun, des amis que nous avons en commun. Puis nous venons à parler de nos comportements respectifs envers les gens qui ont traversés nos vies. Nous admettons l'un et l'autre faire partie de ceux qui ont plus souvent lourdé qu'été lourdés. Car la même peur de s'attacher nous habite. Il essaie de se rappeller combien de fois, il admet que pas souvent. Enfin pas en ce qui me concerne me dit-il puisque je l'ai toujours "lourdé". Et il ajoute en riant, que cette fois-ci, c'est lui qui m'a lourdé. Bon ok, allez 1 à 7 ou 8 je ne sais plus. Mais bon, ça lui fait du bien lol. Le lendemain midi, je l"invite à dejeuner en bord de mer. Nous parlons de lui et de sa façon de camper sur ses positions lorsqu'il sait avoir raison, de la difficulté de le déstabiliser. Il me dit savoir reconnaître ses torts, savoir se remettre en question. Devant mon sourire, il précise que bien entendu cela ne concerne pas le domaine de l'abstrait. Je lui dis en riant que j'adore sa manière de concevoir l'amour. Car c'est ce qu'il entend par abstrait. Il me dit que pour lui les paroles ne sont que du vent. Que seuls les actes comptent. Il me précise d'ailleurs qu'il ne croit pas que je l'aime vraiment. Qu'il pense que je suis sincère au moment où je le lui dis mais que rien ne dure éternellement. Que si ça se trouve, dans deux ans à peine, je me rendrais compte que je ne l'aime pas. Les filles, je l'aime ce chevalier. Mais parfois, il est quand même un peu concon. J'en reviens à cette discussion intéressante où j'apprends donc que si ça se trouve, je me gourre complètment, je ne l'aime pas. Je lui retourne donc le compliment en lui disant " donc les rares fois où tu as dit m'aimer, tu le pensais dans l'instant mais en fait tu ne m'aimes pas" Il me dit non. Pas non il m'aime pas. Non, lui il le pense sur le moment et même après. Eh oui, moi je ne suis qu'une pauvre blonde avec pas beaucoup de neurones mais trop déjà pour pouvoir gérer quelque chose sur la longueur. Ah ces mecs ! Au cours de ce repas, j'apprends, oui c'est Le Déjeuner des Révélations, qu'il n'a pas confiance en moi. Que je n'avais rien fait au cours de ces 16 ans pour lui donner confiance. Puis il reparle de la Sorcière, pour celles et ceux qui ne suivraient pas, la fille qui lui a brisé le coeur lorsqu'il avait 25 ans. Il me dit qu'il ne l'aime plus mais qu'elle avait été l'histoire de sa vie. Il dit que peut-être ne peut-on aimer qu'une seule personne comme ça dans une vie. Et il rajoute en riant " remarque peut-être suis-je celui-là pour toi" Oui j'ai oublié de dire que c'est égalemnt Le Déjeuner du 3 tiens prends-ça dans tes dents". Lorsqu'il m'assène cette dernière petite phrase assassine, je garde un self control impeccable et menace bébé (ndlr la Bécasse Blonde qui vit en moi) de la clouer au pilori si elle tente ne serait-ce qu'un mot. Qu'un seul. Je laisse la rigolotte prendre le controle de la situation et prendre tout avec humour et dérision. Il repart bosser et moi je fais après-midi bronzette sur la plage. Je réfléchis à son attitude. J'ai le sentiment que quelque part il me teste. Pour savoir quelle décision prendre. Car bien que nous ne parlions pas du fait que nous sommes de nouveau ensemble pendant ces deux jours, bien que nous n'évoquions pas ce qui va se passer après, cela se fait tout de même implicitement. Par ces attitudes justement. Ces conversations déguisées. En bref, si je lui montre mon amour, tout fout le camp car il n'est pas capable de l'assumer. Si par contre je suis capable moi d'assumer d'être avec lui sans témoignages d'amour de sa part, on a peut-être une chance. Bien sûr, tout ceci n'est que ma propre analyse de la situation mais sincèrement je pense être dans le vrai. Et la suite me donnera raison. Le soir, il me dit que des collègues lui ont parlé d'une plage sauvage. Nous partons donc à la recherche de cet endroit désert. Nous la trouvons. Une plage bordée de hauts rochers et de verdure. Quasiment déserte à l'exception de quelques surfers au loin. Nous faisons l'amour en haut de ces rochers, debout, face à la mer. Par chance je porte une robe. Que je finirai par déchirer contre toute attente non pas pendant cet ébat, mais un peu plus tard en marchant bêtement dessus. Nous rentrons à l'hotel. Et profitons pleinement de cette dernière nuit. Le matin, il part bosser. Il m'embrasse. Me dit qu'il est heureux que je sois venu. Il me demande si je regrette. Je lui réponds non. Et c'est vrai. Malgré toute cette ambiguité, je ne regrette pas. Car je préfère vivre avec lui à mes côtés même épisodiquement que sans lui. Je ne peux le blamer dans son refus d'affronter cet amour et de tout balancer pour moi car il est mon miroir. Les craintes qui l'habitent sont miennes également. Moi aussi j'ai peur que si nous nous mettions ensemble, nous finissions par nous lasser l'un de l'autre. Que notre relation perde de son intensité. Nous avons tous les deux conscience que si elle est si intense c'est parce que nous n'avons pas de quotidien. Nous ne nous retrouvons que pour les bons moments. Nous nous aimons à notre façon très sincèrement. Mais nous avons peur. Je ne peux l'aider à franchir le pas. Je ne peux lui assurer que je l'aimerai toujours même si au fond de moi j'en suis persuadé. Car au restaurant lorsqu'il m'a dit que peut-être ne pouvait-on aimer qu'une personne comme il avait aimé la Sorcière et que peut-être était-il celui-là pour moi, la réponse est oui. Je n'aimerai jamais comme je l'aime lui. Je serais de nouveau amoureuse. Certainement m^me des tas de fois. Je n'ai que 36 ans. Mais il n'y a qu'un homme que j'aimerai vraiment. C'est lui. Lui car je me reconnais en lui. Si le mythe des âmes soeurs existe, il est alors ma demi-sphère. Je lui avais d'ailleurs écrit un mail il y a quelques mois où je faisais allusion à ce mythe. Je vous en livre un passage cela m'évitera d'avoir à le réécrire. " … en fait, cette notion d'âmes soeurs remonte à l'antiquité. Ce n'est pas encore nommé ainsi à l'époque mais platon y fait allusion dans. Un ouvrage : Le Banquet. Bon je vais simplifier sa thèse rassure toi loll. À l'origine, l'être humain était une sphère formée de deux visages identiques, Quatres bras, quatres jambes. Oui je sais ça a l'air plutôt horrible et surtout pas très pratique. Mais bon, cette apparence leur permettait de rivaliser en puissance avec les dieux. Aussi ces derniers, craintifs de la perte de leur suprématie, Décidèrent-ils de séparer cette sphère en deux moitiés. Une fois fait, ces deux parties n'eurent de cesse à travers les époques de se retrouver. Afin de ne former qu'un seul être à nouveau. Cette idée m'a plu aussi ai-je étendu mes recherches. Un autre poète de l'antiquité, aristophane, développa lui deux hypothèses. Celle de la complétude et de la correspondance parfaite. Selon la première, chacun de nous serait incomplet en tant que personne. Il lui manquerait une partie de lui-même, sa moitié, pour redevenir entier. Chaque personne est en quête de sa moitié manquante. Et ne peut trouver la paix qu'une fois celle-ci retrouvée. À ce moment, elle éprouve un sentiment de plénitude, L'impression d'être de retour dans son foyer après un long voyage. Il est intéressant de relever qu'on ne trouve pas son âme soeur mais qu'on la retrouve. Dans la croyance populaire, il suffirait d'être en présence de celle-ci pour la reconnaître intuitivement, Pour que l'évidence illumine l'esprit à ce moment précis. La seconde, la correspondance parfaite. Toujours selon aristophane, si l'on brise un tout en deux parties, Ces deux moitiés s'adaptent parfaitement lorsqu'on les réunit à nouveau. Elles sont faites l'une pour l'autre, comme deux pièces d'un puzzle. En termes humains, cette correspondance parfaite se traduirait par une harmonie sans faille, Où ni heurts ni conflits n'interviendraient, en même temps qu'un sentiment de plénitude permanent. N'est-ce pas charmant comme légende ? Est-ce vraiment une légende ? Pourquoi ces mots décrivent-ils exactement ce que je ressens lorsque. Au cours de toutes ces années, je me suis trouvée en ta présence. Alors oui moi qui aime les livres, l'imaginaire, Je décide de croire à cette légende. Car je sais comme une evidence, comme un religieux a la foi, Que tu es ma demi-sphère… " Donc lorsque je lui ai dit ne pas regretter, j'étais sincère. Il est parti au boulot. Sans que nous ne parlions du fait de se revoir ou pas. Moi j'ai pris la route car je bossais l'après-midis midi. D'habitude, je lui envoyais un sms lorsque je rentrais le matin. Cette fois-ci, je n'en fais rien. Je ne l'appelle pas. Je n'envoie pas de sms. C'est lui qui m'appelle alors que je suis presque arrivée chez moi. Il me demande si j'ai fait bonne route. Je lui dis oui. Il me dit qu'il va débaucher et rentrere chez lui. Lui aussi a quelques heures de route pour rentrer. Il m'embrasse. Moi aussi. Nous raccrochons. Pas d'allusion à ce qui nous attend. Voilà pour ce soir. La suite ce week end. Bises, Anna.
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281001
b
Moi aussi !
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