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Elle était là, près de moi, encore tout à l ?

Témoignage d'internaute trouvé sur familles - 03/06/11 | Mis en ligne le 13/07/12
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J'ai deux filles, de 21 et presque 11 ans, du même papa. Je les aime toutes les deux autant, mais je sais, je sens, que mon amour pour chacune d'entre elles est "différent". Ma fille aînée vit à 700km de la maison, pour ses études, depuis près d'un an maintenant. Elle était là, près de moi, encore tout à l ? Heure. Là, elle est rentrée dans sa studette sur le campus de la fac, se préparer pour son départ mardi : elle prend le bateau pour la Corse, où elle va bosser 3 mois. Dans le meilleur des cas, nous nous verrons fin septembre. J'ai le coeur et le bide en marmelade. J'ai mal partout. Mal à mes souvenirs aussi. Plus de 7300 jours passés ensemble… Sarah : mon bébé en babygro, maintenant cette si jolie jeune femme. Ma belle tyrannique adorable, dans mon bide ad vitam aeternam. Ce sms d'elle, peu de temps avant son départ, en septembre dernier : "Haaaannnn ! Mais comment je vais faire sans toi ? J'ai comme des pulsions d'amour, maman : je crois que je t'aime trop" Si c'est bien sûr une question de distance, c'est surtout le poids de l'absence, du manque. C'est une vie sans elle. Sans la place qu'elle prend. Son départ a été comme une seconde naissance, pour elle et pour moi. Et c'est brutal, une naissance : c'est une séparation. On a beau essayer de s'y préparer, c'est quand l'échéance est là que l'on sait ? Son départ en septembre dernier a été extrêmement difficile. Parce que c'est elle, parce que c'est moi, on s'est préparées avec cette espèce de violence qui n'appartient qu'à nous. Notre amour, c'est des mots qui n'existent pas… Je me perdrais dans ses yeux jusqu'à la fin des temps et c'est difficile sans elle. Ses yeux ? Il faudrait inventer un mot juste pour la couleur de ses yeux ? . Elle est dans mon c'ur. Mais le c'ur, ça suffit pas. C'est épidermique, viscéral… Ce qui me manque, c'est de ne plus sentir son odeur, son parfum… Ne plus l'entendre me dire : "t'es là ? J'arrive ! ". Ne plus la regarder à la dérobée et me repaître la vue de ses cheveux, de ses yeux, de son sourire, de sa tête de on aussi (lol) … Nos petits gestes à nous, son caractère de *** qui m'exaspère, les expressions à deux balles qui n'appartiennent qu'à elle… Nos monstrueuses rigolades et engueulades pour des conneries. Ne plus chanter ? Faux ? À tue-tête dans la voiture en roulant au hasard et en insultant les *** qui ne mettent pas leur clignotant. Sarah, c'est mon bébé en pyjama. Ma magnifique Sarah… Gaie, râleuse, autoritaire, chiante (super chiante) , insupportable, exigeante mais généreuse, volontaire, brillante et jolie. Nous, c'est les horreurs qu'on est capables de se balancer et les mots d'amour les plus doux que l'on se dit ou s'écrit… Elle est aussi paradoxale que je peux l'être. Aussi entière. La "haine" que je ressens parfois pour elle est à la hauteur de l'amour que je lui porte. Nous, c'est un amour inconditionnel, fusionnel, fort, mais oppressant, exigeant. Tellement que l'on ne peut parfois que crier "pouce" pour se reposer, se poser… J'avais 20 ans quand elle est née. Je l'ai désirée plus que tout. Notre histoire est particulière ? Et notre relation a toujours été atypique. Nous, c'est : "ni avec toi, ni sans toi". On ne peut pas vivre ensemble et on ne sait pas vraiment pourquoi. Dès qu'on se voit, on s'engueule. On ne peut pas ne pas s'engueuler ! Ce sera des reproches pour des babioles ou pour des événements plus sérieux. Beaucoup d'incompréhension entre nous, en fait. On a toujours été fusionnelles. Sans doute trop. On ne peut pas couper le cordon ? Et bizarrement, je me sens souvent oppressée quand elle est là. On s'appelle tous les jours, pour tout et rien ? Elle me dit qu'elle culpabilise les rares fois où elle ne pense pas à moi ? Quand par exemple, elle sort avec des copines, qu'elle a l'esprit "occupé" ou qu'elle a des loisirs de son âge, alors elle culpabilisera de ne pas penser à moi. J'aime sa petite s'ur, je l'adore. C'est mon "Nini". Mais je suis consciente de ne pas ressentir le même "élan" envers elle. J'éprouve de la culpabilité, mais je n'y peux rien, c'est comme ça. "On se perd, on se retrouve ? A s'y méprendre, on se ressemble ? On s'épuise, on se rend fou. On se défend contre l'absence ? " "Faites en sorte que l'enfant que vous étiez n'ait pas à rougir de l'adulte que vous êtes aujourd'hui" (J. Hermida).
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b
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