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Et bien, la réponse est simple

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Bonsoir, Je vais répondre à tout le monde dans le même message… D'abord pour le "comment tu fais pour tenir le coup (surtout professionnel). Et bien, la réponse est simple : mal. Je mens en remplissant mes timesheets au boulot par exemple. D'un autre coté, je suis capable d'être là au moment où il faut, être dans la réunion où il faut être … et puis, il faut bien dire aussi que j'ai la chance d'être capable de travailler TRÈS rapidement lorsque c'est nécessaire (et que j'y arrive) : je peux rattraper en une demi-journée une semaine de retard en carburant à fond… C'est utile. Ça, c'est pour l'aspect "dépression" qui me pèse de plus en plus… et qui m'a obligé à réduire une série d'activités ces dernières années (la fatigue, l'épuisement dû aux insomnies fréquentes…). Sinon, j'ai la très grand chance d'avoir un bureau pour moi seule ce qui me permet de camoufler les crises de larmes de journée (plus ou moins bien). Sinon, donc j'ai abandonné peu à peu mon implication dans la vie associative toujours pour cet aspect d'épuisement. Et pire, encore mon sport qui est aussi ma passion en souffre (et qui est aussi ma plus grande source de contacts sociaux). Donc, ça me déprime de déprimer. Par contre, et c'est bien pour ça que le diagnostic en quesiton m'a un peu surprise : je n'ai pas trop de manifestations de mes problèmes dans ces domaines-là (sauf que je reste en permanence en "périphérie", jamais très intégrée). Mon boulot est de nature intellectuelle : la plupart du temps, je reçois des questions par écrit, j'analyse, je réponds par écrit, je prends éventuellement mon téléphone pour poser des questions complémentaires où je convoque une réunion… Pas de problème, c'est le boulot, aucun affect là-dedans. D'ailleurs, je donne aussi des formations occasionnellement et ça ne me pose aucun problème ! Parfois devant une cinquantaine de personnes… Sans aucun trac, j'aime en fait partager mes connaissances. Tout comme le fait de mener des négociations tendues ou des assemblées générales houleuses en tant qu'administrateur d'association… De même si moi, je vais à un colloque, une formation, je n'aurai aucun problème à poser des questions pendant l'exposé (si c'est prévu ainsi) par rapport à un point qui m'intéresse. Par contre, je détesterai les aspects "informels" : les pauses café, le déjeuner. Là, je resterai dans mon coin ou alors il me faudra un grand effort … et ce n'est pas par timidité. Car en fait, le problème n'est pas un problème de timidité, je suis en fait relativement assurée (certains peuvent donner un feedback en ce sens ). Mais en fait, je déteste les interactions sociales en général (il y a des exceptions). La plupart du temps, parce que c'est profondément ennuyeux et superficiel. Il y a un autre aspect aussi, qui lui provient de mon expérience de vie et qui m'a fait connoté les interactions avec quelque chose de pénible, voire même potentiellement dangereux : le fait que j'ai passé toute mon enfance et mon adolescence dans un climat de violence familiale et d'alcoolisme : chaos, danger, scènes de coups pouvant se déclencher à n'importe quel moment, climat de secret familial. Il est clair que mon premier exercice de socialisation n'a guère été positif. Et il est clair que, au fond de moi, il y a quelque chose qui a associé "interaction avec un proche" avec "danger potentiel". Être conscient de ce genre de conditionnement est une chose, s'en défaire une autre… Et ça peut vraiment être de l'ordre du réflexe conditionné comme un réflexe de fuite en une demi-seconde si quelqu'un fait un geste inattendu en ma direction : dangereux ça, surtout le jour où je n'aurai pas de position de replis et que la fuite n'est pas techniquement possible. Et puis, ça va jusqu'à des choses plus anodines comme le contact visuel : je déteste celui-ci avec des personnes que je ne connais pas car je le ressens comme intrusif, une quasi agression, tout comme lorsqu'on m'aborde dans la rue (ça m'arrive souvent en robe) , je déteste ça en fait. D'abord parce que ce n'est jamais par quelqu'un qui pourrait me plaire et puis parce que je déteste ce que je ressens comme un empiètement non voulu ni même autorisé par moi de mon territoire ; ça me hérisse. En fait, j'ai des mécanismes de défense extrêmement puissant : je n'ai jamais connu une seule occurrence dans ma vie de relation abusive : ni partenaire violent ni alcoolique. Tout simplement parce que je les repère de très loin et qu'il me sont littéralement insupportable : j'éjecte direct de mon cercle de connaissance automatiquement en raison de la sensation de malaise physique que ce genre de personnes déclenche en moi. Mais, bon le problème est que le malaise physique est aussi présent avec des personnes non abusives et que j'ai aussi tendance à être attirée par des personnes qui ne savent pas ressentir ou exprimer des sentiments : phobiques de l'engagement (c'est très "sûr" un phobique de l'engagement comment voulez-vous même imaginer une seconde qu'ils puissent être abusifs alors qu'ils ont si peu envie d'être dans une relation eux-même) , grands introvertis, dépressifs… J'entretiens très facilement un très bon contact avec ce genre de personne dans une relation empathique en miroir (et puis bon, là c'est une répétition d'un schéma un peu plus subtil que celui de victime de violence ou d'abus mais lui aussi puissant de sentiment de rejet et d'impossibilité de connecter sur le plan émotionnel). Par contre, au moins un autre bon point pour moi, je ne suis en rien attirée par un homme déjà pris : jamais eu envie une seule seconde d'une relation ou éprouvé un sentiment quelconque pour un homme marié (ou en couple). Le coté obscur de la force ne gagne pas toujours. Voici un extrait d'un texte que j'ai écrit pour moi il y a quelques jours sur le sujet : "plus simplement en cas de rencontre, la peur de devoir subir une interaction qui ne me plait pas et qui me donne la sensation que "la retraite est coupée" (une sensation "mentale", pas physique) , causée je suppose aussi par cette peur "d'abus" (même léger). Mais il faut dire que j'AI eu une mauvaise expérience dans le passé (le stalker schizophrène délirant) ; - j'ai peur du simple contact visuel (et je l'évite au maximum ! ) que je ressens très vite comme une intrusion, une agression… et un début d'interaction possible alors que je n'ai pas encore décidé si je veux de celle-ci ou pas. Néanmoins, l'aspect de "malaise" et de blocage est pour moi une souffrance dans le sens où j'ai l'impression que c'est devenu une prison (le "cube de glace" dans lequel je me sens immobilisée) " En bref, je déteste l'idée même de devoir "subir" un contact social même le plus anodin dont je ne voudrais pas : la seule réaction que j'ai dans ce cas-là, c'est d'expédier la personne à l'autre bout du système solaire à la vitesse de la lumière ; qu'il dégage et très vite ! Je veux pouvoir prendre le temps de ma réflexion de savoir si je veux cette interaction ou pas ; pas qu'on me l'impose alors que je n'ai encore rien décidé à ce sujet… Et sinon, avec les personnes qui arrivent à m'apprivoiser, le problème est que j'arrive vraiment très difficilement à parler de mes émotions et à montrer mes sentiments (si j'en ai) : c'est en fait un blocage total en ce qui concerne le fait de faire sentir à quelqu'un qu'il me plait. Donc, je n'ai JAMAIS connecté vraiment dans le sens "être ouverte sur moi". Par contre, j'ai une bonne intuition et en hyper-sensible que je suis, je suis un très bon sismographe à sentiments : je capte très facilement les états émotionnels des autres et l'empathie est vite là. Et j'ai une bonne écoute : on me parle donc facilement de choses dures ou profondes ou qui font du mal à la personne en face. Donc, ce n'est pas vraiment de la timidité mais des réactions de défense pour me protéger à tout prix d'une situation où je serais de nouveau vulnérable (sauf que ça n'empêche évidemment pas la souffrance et que ça en crée, c'est bien la caractéristique d'un schéma inadapté rigidifié : il s'impose quand les circonstances ont changé et qu'il devrait être remisé au grenier dans la malle aux mauvais souvenirs). Sinon, je suis incapable d'aucune légèreté dans les contacts sociaux ni d'aucun mécanisme de séduction. Ça tombe à plat avec moi. Par contre, on me prend assez vite comme confidente. Et finalement, un dernier problème, très "pratique", c'est que dans l'environnement où j'ai grandit, restreint au strict minimum de contacts hors environnement familial (et quel environnement familial…) , j'ai loupé toute une série d'apprentissages à la sociabilité. Du genre qui semblent très évidents à tout le monde mais à moi pas du tout parce que je n'ai pas appris. Alors, oui, je fais un effort conscient et assez "intellectuel" pour rattraper ça (comme avec certains de mes psys) et ça peut paraître très ridicule, mais quand on n'a jamais appris ça "naturellement" et bien c'est plutôt compliqué : comme la question du contact visuel nécessaire pour débuter une interaction. Moi, je ne savais même pas. Ou alors, même au travail, il faut que je me force pour sourire à une personne quand je veux faire une demande, dire bonjour. Moi, si on me laisse à moi-même, je ne donne aucune expression lorsque je ne considère pas qu'une circonstance particulière le requiert… J'ai dû apprendre que pour les autres, c'est différent et qu'ils vont se faire une opinion biaisée sur la base d'une expression ou d'un manque d'expression (et pour moi, c'est très énervant…). Et je parie qu'il y a un tas de trucs de ce genre qui me manquent. Pour "a beautiful mind", hem, d'abord, je n'ai quand même pas le profil de Nash (même si j'ai un fort bon intellect) et puis, bon, c'était un film aussi. Je me demande ce que ça a vraiment donné. Et il a en fait rencontré sa femme au début de ses problèmes pas au moment où ceux-ci étaient à leur paroxysme. Ah, oui, en passant, il était atteint d'une paranoia qui est une psychose et non un trouble de personnalité (ok, je sais ce qu'on va dire… ). Il faut, je crois être capable d'être socialement fonctionnel un minimum pour arriver à accrocher (après si la personne en face n'est ni un égoïste ni un égocentrique, il pourra supporter un certain niveau de difficultés… mais le seuil de résistance est très variable d'un individu à l'autre…). Sinon pour Sydney : quand je parlais d'attendre un an, ce n'était pas pour atteindre la fin de la thérapie mais pour simplement en voir le début ! C'est le délai de leu liste d'attente avant même de pouvoir commencer quoique ce soit. Pour le reste, si ça ne devait durer QUE un an, j'en serais très contente. Même si je n'ai aucun intérêt pour un processus psychanalytique durant des années (oui, on est peut-être mieux au bout de l'analyse mais ça a pris dix ans pour ça, je ne trouve pas le processus très efficient…) , je suis parfaitement… consciente que ça prendrait un certain temps de simplement améliorer certains aspects des choses. Bonne soirée, Néréide.
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282818
b
Moi aussi !
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