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Et j'aime beaucoup beaucoup ta réponse @pettersson !

Témoignage d'internaute trouvé sur madmoizelle - 08/08/11 | Mis en ligne le 16/07/12
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Soyons fous, ne faisons pas de jaloux, répondons au deux . (et j'aime beaucoup beaucoup ta réponse @Pettersson !). Spoiler ! C'est une bonne question. Je ne vais pas dire que j'adule mon époque et l'endroit où je vis, mais il serait erroné de dire que je ne les aime pas. J'aime le XXIème siècle pour sa modernité, j'aime la Belgique pour sa complexité, je m'y sens capable de vivre et capable d'agir, même si de nombreux côtés m'exaspèrent particulièrement. J'ai presque envie de dire que je choisirais cette époque-ci et ce continent-ci, mais ça manquerait d'originalité et ce ne serait pas tout à fait vrai. J'aurais bien aimé vivre en Asie il y a peu de temps, avec la montée du communisme en Chine, le colonialisme d'Hong-Kong, les guerres d'Indochine et du Vietnam. Ou peut-être à Rome, durant la République et l'Empire. Je n'aime pas vraiment les guerres pour ce qu'elles sont, mais je trouve l'état d'esprit des gens fascinant à ces moments-là. Il y a bien sûr une demi-tonne de trahisons, mais il y a aussi une solidarité sous-jacente qu'on ne voit en général que quand on partage une galère (la dernière fois que j'ai vu cette solidarité, c'est quand il avait neigé et que tout le monde devait déneiger son trottoir, ça m'exaspère un peu ). Et puis, la technologie s'en tenait à rien du tout pour l'un, à ses débuts pour l'autre (le télégramme, la poste, l'électricité pour un tout petit territoire). J'aime la technologie, mais ça ne me déplaît absolument pas de ne plus la voir. C'est plutôt propice à la réflexion, et moi j'aime bien réfléchir. Parfois, j'ai des idées nazes (que je trouve sur le moment fascinantes ) en frottant la vaisselle… Puis les relations étaient complexes à ce moment-là… ça m'intéresserait, je crois, quelle que soit la classe à laquelle j'aurais appartenu. Et j'aurais bien aimé savoir ce que moi, petit moucheron insignifiant, j'aurais fait à ces époques-là. Est-ce que j'aurais aidé, est-ce que j'aurais trahi, est-ce qu'on aurait dû m'aider ? (A Rome probablement pas grand-chose, à part me faire condamner pour avoir éternué de travers, mais l'Asie, beaucoup plus vaste, vraiment différente de la société occidentale, laisse un champ d'action plus grand…). Voilà . (Je crois aussi que j'ai été influencée par 1/ l'étude du latin pendant 6 ans 2/ le livre que j'ai lu il y a pas longtemps sur la Chine, comme ça on saura tout ). Spoiler ! Ouhlàlàlà. Bonne question… Tout, je crois. J'étais assez petite quand j'ai découvert Emilie Simon (il y a 5 ans, mais il y a 5 ans, j'avais 12 ans…) , et si mon oreille était habituée à écouter autre chose que NRJ, elle n'avait jamais rien entendu qui s'approchait de la musique d'Emilie Simon. A ce moment-là, j'aimais beaucoup la nouveauté que ça m'apportait, j'écoutais Végétal en boucle, je détestais Fleur de Saison parce qu'avec son caractère très entraînant elle me sortait de la torpeur dans laquelle je plongeais en écoutant son album. Ce qui m'a beaucoup aussi plu, c'était l'homogénéité de ses albums, ça m'envoyait dans un autre monde, je me plongeais dans l'album entier, et c'était la première fois que ça m'arrivait (on écoute beaucoup de musique à la maison, mais en procédant par genre, une grosse anthologie si on veut, plutôt que par albums -ce que je préfère de loin maintenant : écouter les albums en entier). Puis en grandissant, j'ai admiré la complexité de sa musique, les instruments que je ne connaissais pas, les bruits inhabituels… Je trouvais ça trop cool, mes oreilles adoraient ça (même si je passais pour une fille relativement étrange à l'école quand je chantonnais Opium) et puis je trouvais cette fille trop belle. Je fais partie des gens qui aiment bien acheter des albums en vrai, et j'adorais regarder la pochette, le livret, qui continuait l'atmosphère de la musique. Emilie Simon, elle m'a aussi permis de m'intéresser à l'art, d'être touchée par lui, et c'est un peu comme le premier amour, c'est difficile de s'en détacher. Notons que j'ai jamais adulé Emilie Simon en tant que personne, en tant que la fille qui vient de Montpellier, qui a étudié la musique électronique et tout le saint-tremblement. Mais j'adule sa musique, son image, son univers. Je me suis détachée de la personne pour aimer l'artiste, et c'était la première fois que ça m'arrivait, aimer surtout l'oeuvre (mon idole précédente s'appelait Lorie, autant vous dire que le changement fut brutal ). Puis j'ai découvert le reste, j'ai découvert les paroles, j'ai compris (enfin, j'espère) , je m'y suis parfois identifiée, j'ai étudié en écoutant la bande originale de La Marche de l'Empereur, j'ai décrété que Chanson de toile était ma chanson préférée (et ça reste vrai, c'est celle que j'écoute le plus souvent alors que ce n'est pas vraiment la plus complexe ou la plus intrigante). Puis il y a eu The Big Machine et j'ai à nouveau apprécié l'univers global, la nouveauté même si ça m'a pas mal chamboulée. Je crois que je préfère les autres albums pour leur ambiance, je sais pas, plus organique, on va dire ça comme ça, mais j'ai apprécié, parce que ça sentait Emilie Simon, et qu'y'avait quelque chose de différent qui me plaisait. Puis j'ai vu Emilie Simon en concert, avec ma meilleure amie (enfin je sais pas si c'est ma meilleure amie, mais on va dire ça comme ça pour simplifier les choses) , mon grand-père était mort la veille, j'ai pleuré pendant Désert, Emilie Simon elle est pas super communicative avec son public, elle est dans son monde, mais ça me plaisait, sa musique me plaisait toujours autant, la voir en concert ça relevait d'un rêve de gosse, d'un rêve de gosse qui a grandi, dont le rêve est resté le même mais avec plus de maturité. J'aime tout chez Emilie Simon. La musique, les paroles, l'univers. Et le fait qu'elle m'a fait, je crois, aimer la musique comme je l'aime maintenant.
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276217
b
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