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Etre heureux avec soi-même

Témoignage d'internaute trouvé sur forumfr - 18/07/10 | Mis en ligne le 19/05/12
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Bonjour! Je vous soumet cet "article" que j'ai écrit, je suis en ce moment à l'essai, pour essayer d'organiser mes pensées, les structurer. Faites les commentaires que vous jugerez justes et nécessaires, que ce soit sur le fond ou la forme. Merci de me donner un minimum de justifications dans ce que vous direz, je vous en serais très reconnaissant pour progresser! ______________________ Comme souvent dans mes interrogations, à l'origine de cet article se trouve un étonnement. Peut-on être heureux seuls avec nous-même… Car au fond, sait-on vraiment trouver en nous le bonheur, ou sommes-nous continuellement tournés vers l'extérieur pour l'obtenir ? Pour ma part, il semblerait que je sois parfois plus tourné vers l'extérieur que vers moi-même pour atteindre ce bonheur tant espéré. Peut-être vous sentez-vous aussi dans cette situation, aussi j'espère que cet article vous permettra d'y voir plus clair en ma compagnie. Le premier élément extérieur dans lequel on cherche le bonheur, c'est l'autre. Que chacun s'examine, et constate combien il voit en l'autre l'instrument de son bonheur. Ce bonheur tient bien souvent au fait d'être reconnu. Car autrui me donne valeur par le regard qu'il me porte. Dans ce but, on se met en scène, on joue un rôle pour lui plaire. On se démène pour avoir un peu de reconnaissance. Mais finalement, une fois qu'on l'obtient, il n'y a plus rien à espérer. A écouter notre nature, nous irions de conquête en conquête. Je ne parle pas ici de conquête amoureuse. Simplement de conquête de l'autre, avec pour seule clef la reconnaissance. Mais dès lors qu'on a obtenu cette reconnaissance, après un cri intérieur de victoire, tout est à refaire avec une autre. Bien sûr, il existe des relations plus solides que celles qui aspirent à la simple reconnaissance, en amitié comme en amour. A mon goût, elles ne peuvent exister que grâce à un commun emploi de la raison. C'est à dire une volonté commune de construire quelque chose, d'obtenir un enrichissement par la relation. Bien sûr, cet accord est implicite. Malgré tout, il est là aussi question d'aller chercher en l'autre notre bonheur, même si cette façon de l'obtenir est préférable selon moi. Elle est sans doute la plus saine. Pour conquérir l'autre, on a parfois recours à l'objet. En regardant autour de moi ces derniers temps, j'ai pu remarquer que chercher satisfaction dans les biens matériels est une tendance que l'on retrouve chez beaucoup d'individus, de manière plus ou moins importante. Evidemment, croire que le bonheur est incarné dans un objet n'est qu'illusion, illusion qu'on nous enseigne depuis le berceau dans cette société de consommation. Celle-ci nous présente l'apparence comme supérieure à l'essence. Ainsi, l'inconscient collectif associe sans dout le fait de posséder, à celui d'être. Si l'on désire tant posséder, c'est que posséder renvoit pour nous à une image. Ce n'est pas tant posséder que je désire, mais me donner une image, et je pense cet objet en mesure de me donner cette image. Ainsi, si je désire le dernier coupé d'une marque renommée, c'est quelque part pour l'image "cool" qu'elle pourrait me donner. Dans ma tête de consommateur acharné, on pourrait lire "Au volant de ce coupé, on se tournera vers moi dans la rue, et cela changera sans doute un peu ma vie". Cette société joue avec le désir d'apparence. Elle l'atrophie à son paroxysme, au moyen d'un système de promotion parallèle au système de production qui amplifie le désir qu'a tout un chacun, mais aussi en créant des sentiments de frustration, des complexes. Regardons autour de nous : combien de filles acceptent de vieillir ? Tellement peu que les industries cosmétiques font fortune! Poursuivons… Aussi paradoxal que cela puisse être, on nous fait manger "trop gras, trop sucré, trop salé", mais on nous rappelle à quel point c'est mauvais pour notre santé entre chaque émission télévisée. On exhibe des filles soigneusement remises en valeur via Photoshop. On fournit au consommateur les instruments de son surpoids, tout en lui montrant ce qui devrait être son idéal. On prend soin de se délaisser de toute responsabilité, tant et si bien que seul le consommateur est responsable de ce qu'il est. Tout cela conduit au mal être d'une foule dont les désirs sont bien loin de ce qu'elle est. Une foule tellement tournée vers demain qu'elle a oublié que le temps où elle a du pouvoir, c'est aujourd'hui. En somme, c'est une foule à qui on n'a pas voulu apprendre que l'essentiel, c'est de savoir s'accepter. Et malheureusement, on constate que ce sont les femmes les plus ciblées par les stratégies pernicieuses du système, et donc les plus sujettes à ses effets indésirables… La faute à un système dominé par les hommes ? … Et pourtant, quand on se penche un minimum sur ce phénomène, on se rend rapidement compte que posséder ne nous change pas. On ne peut en tout cas faire une association directe entre possession et essence. Ainsi, porter des vêtements jugés classes, peut me satisfaire personnellement. Je gagnerai ainsi confiance en moi, me sentant plus à l'aise avec moi-même. Ce n'est pourtant pas l'objet en lui-même qui me fera changer aux yeux d'autrui, mais bien la démarche psychologique qu'il aura induit : me sentant plus à l'aise avec moi-même, les autres le ressentent de manière instinctive, et se sentent à leur tour plus à l'aise avec moi. Rien ne peut se substituer à la psychologie d'une personne en matière de relations humaines, et si toute une panoblie d'accessoires peuvent être utilisés, la finalité est la même : je suis seul responsable de ma conduite et de mon apparence vis-à-vis d'autrui. En d'autres termes, posséder un objet ne doit pas être une finalité pour mon accomplissement personnel, mais seulement un moyen. Posséder ne fait que raviver quelque chose qui était déjà en nous! On nous fait donc croire que le bonheur est à l'extérieur : il n'est pourtant pas nécessaire de chercher plus loin qu'en nous. Pour inverser le processus et redevenir maître de soi, mais surtout maître de son bonheur, il est important de comprendre en quoi être trop tourné vers l'extérieur est néfaste. L'extérieur est par définition instable, car il ne dépend pas de notre volonté (nous-mêmes ne dépendons pas toujours de nous!…). Confier son bonheur à l'extérieur, c'est donc le laisser entre des mains qui ne sont pas les autres. C'est le laisser vulnérable aux aléas de la vie qui nous frappent tôt ou tard, aussi vulnérable que peut l'être un raffiot livré aux turbulences de l'océan. Tant qu'il fait beau, tout va bien… Mais au premier orage, imaginez un peu le temps nécessaire pour rejoindre la berge sans même une rame à votre embarcation! Je ne dis pas qu'il ne faut pas être tourné vers l'extérieur. C'est de toute façon peine perdue : l'Homme est un être sociable par nature, et c'est ce qui le pousse à aller vers l'autre. Néanmoins, il lui est indispensable de savoir construire ses propres spécificités en marge des autres. Cette personnalité qui lui est propre, ne dépendant d'aucun autre individu, elle devrait idéalement être le moteur de son accession au bonheur : autrui est alors ici, celui qui nous équilibre et nous enrichit, plutôt que notre essentiel. On rejoint alors les idées d'Epictète : se conquérir soi-même, avant de conquérir l'extérieur! En d'autres termes, croire par exemple qu'il faut aimer et être aimé pour être heureux est une illusion : il faut être heureux pour aimer et être aimé! ____________________ Je mets aussi cet article en ligne sur mon blog, avec pour seul plus, des illustrations. Autant dire, rien de fondamental pour le lire. Merci à ceux qui prendront le temps et m'aideront à avancer un peu!
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256814
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

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