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Incroyable qu'il me demande d'avorter à 3 mois de grossesse

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Mon conjoint a 10 ans de plus (28 et 38 ans respectivement). Il a 3 enfants d'une première histoire, un grand de 12 ans et des jumeaux de 6 ans. Des enfants que j'adore, mes enfants de c que nous avons malheureusement pas assez souvent. Comme beaucoup de pères, il en a la garde qu'un week-end tous les 15 jours et la moitié des vacances. On vit ensemble depuis 4 ans, nous sommes tous les deux cadres supérieurs, nous sommes propriétaire d'une grande maison de ville et nous avons une vie épanouie ? Enfin disons pas tout à fait pour ma part ! En début d'année, j'ai eu la joie d'apprendre que j'étais enceinte ? Une joie d'agrandir notre famille, d'avoir enfin un vrai lien qui m'uni à ses enfants.

Un projet que nous avions eu tous deux depuis le début de notre relation. On se voyait déjà avec nos grandes tablées, et nos vies riches et enrichissantes remplis de joies. Ses enfants, en particulier un des plus jeunes, le plus sensible et le plus proche de moi, ont ressenti très vite qu'un bébé se cachait dans mon ventre. Il s'agissait plus de ressenti que de réels questions. Le plus proche de moi, me disait souvent lorsqu'il était dans mes bras, sa tête blondinette blottie dans mon cou que je commençais à "Sentir la maman" ? "Que je devrais penser à aller voir un médecin parce qu'il sentait que j'avais un petit être vivant dans mon ventre, et qu'il était tellement content" . Surprenant !!! On en parlait pourtant jamais devant eux, et qu'on ne l'avait encore annoncé à personne. On souhaitait attendre un peu pour en parler d'abord à ses enfants et ensuite l'annoncer à nos proches. On a changé de ville, changé de travail, changé voiture pour une voiture plus grande ? Choisis un prénom ? . Penser à des projets, on s'est projeté ? On avait tous des deux des grands yeux émerveillés aux deux échographies ? Heureux ! Notre vie changée ? Et c'était un bonheur ! Enfin un bonheur mais de courte durée ? Au bout de quelques semaines j'ai senti qu'il perdait du poids, qu'il ne mangeait plus, qu'il ne dormait plus, qu'il se refermait, et souriait de manière forcée. Il perdait sa joie ? Sa joie de vivre tout simplement. J'étais à l'époque à 2 mois et demi de grossesse. J'ai essayé de le faire parler ? C'est dur. Il n'est pas vraiment adapte avec la communication et se confi que très peu ? Il m'a dit que c'était la fatigue ? Que c'était temporaire ? Un besoin de vacances certainement, les we ne suffisait pas à son repos. J'ai donc pris soin de lui ? Étais à son écoute ? . Avec du recul je me dis peu être trop !

Plus les jours passés plus il avait l'air mal et plus il s au point que notre entourage a commencé à poser des questions. J'avançais à grand pas vers le 3ème mois. Peu de personnes hors mis quelques amis, ou proches étaient au courant que notre famille allait s'agrandir. Il allait mal ? J'étais stressée parce que je ressentais que me disait pas vraiment ce qui lui peser sur le c'ur. Un soir ? Allongé sur lit ? Je l'ai rejoins. Et lui ai demandé en lui prenant la main "dis moi, dis moi ce qui rend ton c'ur si douloureux. ?" . "La fatigue" me répondit ? Il ? "Non ? Ce n'est pas la fatigue, Parles moi ? Qu'est qui te préoccupe ? " . Il s'est mit à pleurer ? À me prendre dans ses bras ? Et il s'est ouvert, les mots déferlaient comme dans un océan de mots lors d'une tempête ? Il partait dans tous les sens ? Et un de ses premiers mots furent "Je ne peux pas, je suis désolée je ne peux pas ? " Je me sens coupable et je n'en dors plus. Je veux que tu t'occupes de ce que tu as dans ton ventre ? J'ai bien réfléchi et je veux que tu l'enleves, que tu le retire" Euh ? . ? Comment dire.

Ces mots ont sonné en moi comme une tempête, j'ai attrapé mon verre de thé fragile qui s'est écrasé sur le mur prés de lui ? Arrosant toute la chambre de breuvage, pour remplacer toutes les larmes de mon corps qui ne pouvaient couler. Incapable de parler, de libérer mes yeux de mes larmes, je n'ai eu le temps de ne prendre que mon sac ? Avant de franchir la porte et partir. Je n'étais plus moi, j'étais autre ? Dissocié ? J'étais vide. J'avançais dans la nuit, courrait sans but, sans chemin, sans direction ? Je suis partie ? 3 jours dans une chambre d allongée sur le lit inerte, sans manger. Je me parlais à moi même, je projetais un saut d'un pont ou d'une fenêtre ? J'avais pas d'issus, pas de solution ? J'étais tellement vide. Et malheureusement je ne suis pas allée chercher de l'aide au prés de ma famille ou des mes amis. J'étais seule ? Et ses 3 jours ont été un cauchemar à la frontière de la folie. Comment pouvait il me demander d'avorter à 3 mois de grossesse ? Lui qui a été le premier à en parler ? Il se sentait aujourd ? Hui coupable par rapport à ses 3 autres enfants parce qu'il ne les élevait pas ? Qu'il savait maintenant qu'il n'était pas capable d'en avoir d'autre. Pas maintenant. Mon cauchemar a été long jusqu'à je sorte de ma terreur. Je me suis réveillée et raisonnée. J'ai rallumé mon téléphone prête à revenir ? Et chercher de l'aide à en reparler. Il fallait de toute maniéré qu'on en reparle. Et j'avais besoin de lui de sa présence. Et la BIP BIP BIP ? … 5, 10, 15, 20, 30, 40 messages SMS ou téléphoniques. Lui d'abord.

Dans les premiers, il s en disant que cela allait lui passer avec le temps ? Que c'était normal la peur, mais qu'il ne fallait pas que je m qu'il m'aimait et qu'on allait être heureux. Dans les suivants il me disait ? "j'en ai parlait, je me suis confié et je ne peux vraiment pas m'imposer quelque chose que je ne veux pas, que je ne désire pas. Je n'en serais que malheureux ? " . Ses derniers étaient "reviens je suis inquiet" . ET puis les autres n'étaient plus de lui mais de son frère. Et oui. Un message et deux long SMS m'expliquant que j'étais une égoïste, qu'il fallait que j je ne dévoilerais pas tous ses mots mais il a trouvé les mots pour toucher au plus profond mon âme. Sa femme m'a rajouté en copie d'un SMS qu'elle a adressé à mon conjoint. Elle lui disait soit fort ? Ne te laisses pas imposer quelque chose que tu ne veux pas. Je suis bien placée pour savoir qu'il ne faut jamais rien ce faire imposer. Ne le dis à personne gardes le pour toi mais je me suis fait violée pendant 15 ans et j'ai fais un avortement à la suite de ce viol.

Alors la aussi je suis bien placée pour savoir qu'un avortement on s'en remet très bien. Alors à 38 ans ne te laisses rien imposer. Et te laisse pas culpabiliser. Si tu ne veux pas, tu ne veux pas. Choisi ta vie et on te soutien" . Ses mots ? Et elle a 20 ans. Elle a l ? Habitude d'avoir tout vécu et tout eu ? C'est donc un peu difficile à chaque fois de faire la part des choses dans ces paroles. Ses deux messages m'ont transpercé, je ne voyais pas d'issus à ma vie. Je ne voyais pas ma vie avec lui ? . Et je ne l'a voyais pas sans lui. Je ne voyais pas ma vie avec cet enfant désiré seule sans lui ? J'étais perdue. J'ai ouvert la fenêtre de l ? Hôtel et je me suis assise sur le rebord ? Je voulais que cela s'arrête, et me voyait déjà en bas ? Ailleurs. Je me suis rapprochée du saut. J'ai touché mon ventre. Et un éclair de lucidité, de raison est revenue. Non ! C'était pas possible. Je ne pouvais pas. J'avais la vie en moi, j'aime trop la vie et je la respecte trop pour finir ainsi. Ce petit bout de vie qui grandissait en moi m'a ramenait à la vie. Et c'est avant tout à lui que j'ai pensé. Je ne voulais pas le faire souffrir, et mon instinct de maternelle a repris le dessus. Aujourd ? Hui j'ai honte de ce passage de vie ? J'essaye de l'intégrer dans ma propre histoire. J'étais pas moi ? À ce moment ? J'étais en pleine dissociation mentale. Et cela fait peur surtout quand on en conscience.

Ce matin là, tôt, je suis descendue et je suis rentrée chez moi ? Fatiguée je me suis allongé, il était là, il m'a pris dans ses bras et pas un mot ? Pas un mot il m'a offert. Juste son silence et sa présence. Juste "il le faut" J'ai dormi ? J'ai dormi jusqu'au matin suivant. Et là comme animé d'une force, j'ai appelé un centre de planification ? Je ne sais même pas comment les mots sont sortis. J'ai eu dans la journée même un rendez vous. J'ai rencontré un médecin, un anesthésiste, des infirmières, des psychologues ? Des psychiatres. Et vous savez quelle force il m'a fallut pour le faire croire que je souhaitais avorter par mon propre grès à 3 mois de grossesse. Presque 14 semaines de grossesse dans 4 jours. Vous savez quelle force il faut pour dire je veux alors qu'on fond de soit on crie NONNNNNNNNNNNNN je ne veux pas ! À l Aidez moi, s'il vous plais ? Mais personne n'a vu, personne n'a rien entendue. J'ai eu même de la compassion de la part de ses professionnels, du soutien et de l'écoute. Je pensais blanc ? Et ma bouche disait noir. Je n'étais plus mettre de moi ? . Et une douleur atroce m'envahissait et me torturait. Mais j'étais là placide devant eux ? Et j'ai réussi à leur faire croire que l ? Horrible, l J'ai menti, trahi ? J'ai leur ai dis que je venait de perdre il y a quelques jours mon conjoint décédé d'un arrêt cardiaque. Mon choix était de me séparer de ce bébé, c'était un choix réfléchi et raisonné. Il avait laissé derrière lui 3 enfants en peine ? Et que leur peine je ne voulais pas que mon enfant la vive. L comment j'ai pu. Le jour même j'ai vu également un psychiatre de ville. J'avais eu peur et conscience de mon état. J'avais besoin d'aide, et je me suis fait entourée. 3 jours après ? L'Opération. Il m'a accompagnait devant l ? Hôpital et ses derniers mots ont été ? On en aura d'autre des enfants. Là c'est pas le moment ? Mais tinquiétes pas on en auras d'autre. Et je suis partie. J'étais comme un condamné le long du couloir de la mort ? J'avançais vers la mort. Une mort douloureuse. Je me suis réveillée ? Il m'attendait en bas. Pas un mot sur ce que je venais de vivre. C'était encore plus douloureux ce silence ? Ce déni. Je suis rentrée et je me suis enfermée ? Je suis restée allongé plus d'un mois de suite, ouvrant à peine les yeux. Une amnésie compléte, j'étais comme sortie de moi ? J'était comme morte de toute vie, je me sentais vidée, j'avais mal ? Mal au ventre, mal au c'ur, mal à la tête. Mon cerveau déraillé, s'enballé, je dormais plus, rempli de cauchemars, réveillée toute les 10 min, torturée. J'avais oublié ma date de naissance, le n° ; de mon téléphone, le prénom de mes parents ? J'avais peur, j'avais mal. J'ai mis longtemps à me rappeler de ces souvenirs ? J'ai beaucoup travaillé, réfléchi ? Grâce à mon psychiatre qui a su m'expliquer ce que je vivais. J'avais vécu un choc traumatique et je souffrais d'un syndrome de stress traumatique. Ma mère et une amie très proche ont été extrêmement présente, elles m'ont soutenue en essayant de ramener de la vie en moi.? Un jour il a beaucoup pleuré, en me disant qu'est que je t'ai fais ? Excuses moi. Et un autre jour on a réussi a en parler… parfois ? Il arrive a sortir de son déni. Il a essayé de comprendre ce que je vivais ? Et maladroitement il m'a dit un jour : "Je suis désolée je ne sais pas si un jours je pourrais avoir d'autre enfant" ? Et ces mots résonnent depuis dans ma tête. J'ai beaucoup travaillé pour comprendre et pour aller mieux. 2 mois, 3 , puis 4, 5 mois ? Et on est aujourd ? Hui. J'ai toujours autant besoin de mon conjoint, j'ai besoin de lui dans ma vie ? Donc je suis restée. Je ne conçois pas ma vie sans lui. Beaucoup de personne n'ont pas compris pourquoi je restais avec un homme capable du pire, capable de m'avoir fait tant souffrir. Mais ont tous respecté mon choix. J'ai su comprendre son choix ? Ne pas pouvoir. Il a besoin de travailler sur sa culpabilité qu'il ressent vis à vis de ses enfants. Il souffrait. Je lui en veux énormément. Ne lui pardonnerait jamais ? Mais je peux comprendre. Aujourd ? Hui où j'en suis ?

Pour l'instant, je me sens perdue dans ma vie, dans mon couple. J'ai quitté mon travail. Je me lève le matin sans être heureuse, sans lueur. J'ai honte, je ne devrais pas j'ai pourtant presque tout pour être épanouie et comblée. Certainement qu'on a certainement parfois des moments de faiblesse et on se laisse envahir par ces sentiments. Je n'ai pas honte d'avouer que je vais vraiment mal ? Pourtant J'arrive souvent à sourire alors personne ne voit rien. Personne ne sait que je me sens effacée, gommée chaque jour un peu plus. Je me lève le matin, et je me sens perdue ? Disparue comme si la sève et la substance qui me fessait moi s'étaient envolées ? Je ne me sens plus là ! Je ne peux pas vivre avec ni sans lui. Loin de lui, je suis malheureuse et avec lui aussi ? Je suis là ? Mais très loin je suis. Chaque matin je me lève et la première chose à laquelle je pense est que je n'aurais pas de vie… Enfin si, une vie où je suis une simple spectatrice, une accompagnatrice sur un chemin de vie qui n'est pas le mien. Aucun espoir d'avenir, aucun projet, aucun rêve ? Un chemin où on se laisse porter par les flots de la vie sans jamais rêver d'atteindre l'autre rive. Notre différence, elle est là peut être. Sa vie, il a déjà construite ? La mienne est à construire. On aurait pu reconstruire ensemble, mais je ne vois rien en lui, et le doute il laisse planer. Voir les autres, même des inconnus vivrent cela me torture au plus profond de mes entrailles. J'ai l'impression de stagner, de reculer… même effacer, sans vie. Au début je pensais tous les jours à ce bébé (même si biologiquement il ne portait le nom que de f ? Tus). J'y pensais tous les jours. Je lui ai écris des pages et des pages pour me rapprocher d'elles. Avec le temps, elle est devenue un souvenir ? J'apprend ou me force plutôt à ne plus y penser. Mais cela ne m'empeche pas de souffrir. Et aujourd ? Hui c'est surtout le doute qu'il laisse planer… qui me ronge. Il me laisse pensait qu'on en aura pas, du moins jamais il ne m'affrime le contraire, jamais il n'en parle. J'y pense tout le temps du matin au soir ? Parfois je lui en parle ? Mais rien. Donc je n'en parle plus. Même lorsque à table ses parents demandent à son frère (celui décrit plus haut) combien il veut d'enfant avec sa conjointe ? Je ne dis rien… j'ai mal mais je ne dis rien ? Pourtant aujourd ? Hui tout le monde (sauf ses enfants biensur) est au courant de notre histoire. Tous connaissent ce que l'on a vécu ? . C'était pratiquement hier ? C'est encore tout frais alors entendre sans arrêt ses parents surtout sa maman en parler de maniére détournée c'est difficile. Elle essaye certainement de faire réagir son fil mais c'est dur pour moi ? Et je ne dis rien.

Et je ne comprend pas pourquoi je ne dis rien aux "ah ? Il serait né bientôt" , "il aurait été beau" , "c'est dommage" "ma pauvre, je suis tout c'ur avec toi" , "ça va t ? A pas trop mal à tes ovaires" ? Même un carton peut être une source pour en parler. Un jour elle m'a dit "tiens ce cartons à le poids d'un bébé" ? Mais c'est surtout que j'ai le droit à chaque fois aux questions à leur autre fils sur le nombre d'enfants qu'il veut ? Quand c'est qu'il mets cela en route ? Bref un cauchemar ? Déjà que pour moi sa présence ainsi que celle de sa conjointe est déjà un cauchemar. Je fais des effort pour mon conjoint simplement parce que c'est sa famille ? Voilà où j'en suis ? Perdue ? Effacée ? Ailleurs. Et vos témoignages me ferraient le plus grand bien ? Si vous avez vécu une histoire qui y ressemble. Parce que je pense que je suis loin d'être isolée. Merci. Et merci de m'avoir lu jusqu'au bout. Alex.
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218683
b
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