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Ivg il y a 3 jours

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J'ai 20 ans, et je viens de subir une IVG par aspiration à la 7ème semaine de grossesse AM.

Pourquoi ? Tout simplement parce que le "papa" m'a dit "Si tu gardes le bébé, je me tue ! " Ca ne va pas sans dire que dès que je serai rentré chez moi (pour subir l'IVG je suis allé le rejoindre car c'est lui qui la financait) , je couperai contact avec ce type, qui pour moi, est devenu un monstre.

Evidemment, c'est MOI et moi seule qui ait signer ce papier, papier qui jamais ne quittera plus ma mémoire, c'est moi qui ait pris la décision finale, et c'est moi qui me considère comme une assasineuse.

IL y a une semaine, j'étais pour l'IVG, maintenant, et depuis le jour J, je regrette.

Je commence par le début de mon histoire.

Deux jours de retard, je fais un test : +++, dés la seconde où j'ai fais pipi dessus. Je m'éffondre, pleure… de joie ou de chagrin ? Je ne saurai dire.

J'étais en train de travailler (job étudiant) , et donc j'en ai parlé a une premiere personne, qui m'a tout de suite dit "Il faut que tu avortes". J'avais comme ambition de faire des études de médecine. J'y suis allée trois jours, en cours, et j'ai arreté, pour m'occuper de mon "problème".

Suite à plusieurs discussions avec mon "copain", j'ai décidé d'avorter.

Décision suivante : les médicaments ! Pourquoi ? Tout simplement parce que pour moi le plus tot possible est le mieux, + j'attends et + je me sentirai comme une tueuse.--> en effet, une aspiration ne se fait pas avant 7 SA, car il faut une certaine taille pour qu'elle soit bien faite.

Il fallait agir vite, très vite.

Seulement voilà, le Ru est un médicament très puissant, et, franchement… déconseillé, même par les médecins qui m'ont suivi. L'avortement est beaucoup plus traumatisant, la femme vire son "bébé" elle-meme. Elle vit la chose au premier degré.

J'ai donc choisi l'aspiration, qui finalement s'est fait le mardi suivant au lieu du vendredi pour les médocs. Grand soulagement.

Jour J arrive, je signe, on me donne un médicament (2 pillules a mettre dans le vagin deux heures avant l'aspiration). On ne ressent rien du tout, sauf au bout de deux tite heure ou le ventre commence a faire mal.

Puis voilà, on m'appelle, trois femmes viendront avec moi, une medecin, une psychologue et une etudiante en psychologie.

Elles ont été superbes avec moi, mais j'ai eu très mal.

Ca peut vous sembler bizarre mais je suis contente d'avoir souffert.

Pour l'acte : d'abord la médecin va petit à petit dilater le col de l'uterus, cette partie fait mal. Elle ira jusqu'à 7 même à l'aide de différents batons qu'elles inserera petit à petit.

Pour cela, j'ai eu une anesthesie locale (on ne ressent rien quand elle nous la fait) mais les douleurs sot quand mêmes très fortes.

Ensuite, elles passe le tuyau et aspire. On souffre, on a mal, on ferme les yeux, on espère que ça passe le plus vite possible.

Puis, d'un seul coup, la femme dit "C'est fini", on arrete de souffrir instantannement, et tout va bien.

Jusqu'au lendemain soir ou mon premeir coup de blues est recu, sous la douche, en train de me toucher ce ventre maintnant vide, en train de ressentir ce bébé… absent…

JE REGRETTE… oui, je regrette enormement… je me sens mauvaise, nulle, mais je dois surmonter.

Pour moi je n'ai aucun doute, j'ai arreter un coeur, j'ai fait cesser les battements d'un petit coeur (le coeur bat des 3 SA) , et je sais que cet embryon, je l'ai tué, et je l'oublierai jamais.

Je ne peux pas revenir en arriere, mais je sais que je dois retirer neanmoins du positif de tout cela, et mon positif sera d'aider les femmes a prendre une bonne decision, a ne pas les juger comme je faisais avant, et surtout a ne pas toujours dépendre d'un type qui leur demandera quelque chose !

Battez vous pour vos idéaux, un bébé peut être heureux sans père IMMEDIAT, et n'oubliez pas que souvent, les type ne se rendent pas compte de ce qu'il nous demandent !

Derniere chose : on dit qu'on a douze semaine pour reflechir, mais tout le monde sait que plus on attend, plus se sera dur !

Réfléchissez vite, et bien… simple à dire, et dur à faire… mais surtout, réfléchisser à tout, ne vous arretez pas sur des on-dits !

J'ai à peine 20 ans et j'ai entamer une premiere gross que j'ai aussi arreter volontairement. Ce bébé, que j'ai tué, s'appelle Eloa, et pour moi, il fait parti integrante de ma vie, et je me battrai…
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Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par coralie | le 30/01/11 à 02:19

ça me touche beaucoup ce que tu dis parce que j'ai vécu la même chose à 7 semaines aussi mais moi ils m'ont fait ça par médicament.
On m'avait dit que j'oublierais pas certes mais que j'arriverais à en faire le deuil mais 3 ans après j'en pleure encore par moment et c'est très dur quand tu vois les autres enceintes qui vont avoir un bébé ou qui l'ont déja.
Enfin c'est vrai il faut faire un choix très vite et se dire qu'on est pas seul...

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