Histoire vécue Grossesse - Bébé > IVG-IMG      (65535 témoignages)

Préc.

Suiv.

Ivg : oui ou non ?

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 10/08/11 | Mis en ligne le 01/04/12
Mail  
| 83 lectures | ratingStar_235066_1ratingStar_235066_2ratingStar_235066_3ratingStar_235066_4
Bonjour à tous, Je suis perdue, je ne sais pas quoi faire et je cherche désespérément des avis objectifs. J'ai 29 et, célibataire depuis 3 ans, j'avais décidé d'arrêter la pilule. Le 1er juillet dernier, j'ai rencontré un homme, JL ; on s'est tout de suite sentis bien ensemble et, même si je n'aime pas l'expression "coup de foudre", cela y ressemblait drôlement. Des sentiments se sont développés à une vitesse que je n'aurais jamais cru possible et une semaine plus tard, on se regardait droit dans les yeux pour se dire "je t'aime". Bien sûr, j'ai tout de suite précisé que je n'utilisais aucun moyen de contraception et que, jusqu'à ce que j'obtienne un rendez-vous chez mon gynécologue, on devait faire attention… Trois semaines plus tard, des symptômes bizarres me poussent à faire un test de grossesse et le résultat tombe : enceinte. Je n'ai pas d'enfants mais je désire en avoir depuis toujours. Avec le recul, je me dis qu'inconsciemment, j'ai pris des risques que je n'aurais jamais pris si je n'aimais pas autant cet homme. Lui est divorcé et a déjà deux enfants de 6 et 8 ans, et sans compter le fait que l'on se connaissait seulement depuis 3 semaines, j'imaginais bien qu'il ne serait pas emballé à l'idée d'en avoir un troisième. J'ai eu du mal à lui avouer, je me sentais coupable et me doutais que sa réaction ne serait pas celle que j'espérais. Il était furieux et j'ai dû déployer des trésors de persuasion pour le convaincre que c'était un accident. Effectivement je désire avoir des enfants, mais pas maintenant et pas comme ça. Alors voilà, il m'a dit que ce n'était pas possible pour lui pour le moment et ses arguments me semblent tout ce qu'il y a de plus raisonnables. De mon côté, j'ai un contrat de travail qui se termine dans 18 mois et je vis toujours chez mes parents car mon salaire ne me permet pas de m'installer seule. Il m'a demandé d'avorter et, même si je suis accablée par cette idée, je pensais aussi que c'était probablement la meilleure chose à faire pour lui, pour moi, pour mes parents, pour mon employeur. Le 1er août j'avais rendez-vous pour entamer la procédure d'IVG (séance psy + contrôle gynécologique). JL m'avait dit qu'il m'accompagnerait et, la veille, je lui ai rappelé l'heure de mon rendez-vous. Le jour même, pas de nouvelles, j'y suis donc allée seule et c'était horrible. Le psy m'a demandé de lui raconter mon histoire et je lui ai ouvert mon âme sans que cela déclenche chez lui la moindre réaction, du moins c'était mon impression. Ensuite, j'ai été examinée par la gynécologue qui fait probablement des avortements à tours de bras car elle n'a pas non plus remarqué mes larmes quand, allongée sur la table d'examen, j'ai vu les images de l'échographie. J'ai pleuré parce que l'écran avait beau ne montrer qu'un pois noir sur fond gris, je voyais mon bébé, ma première grossesse, et je n'avais pas le droit de me réjouir, je n'avais personne à mes côtés. Quand je suis sortie du centre, on m'a proposé quelques dates pour l'avortement, mais j'étais tellement bouleversée que j'ai dit que je les appellerais quand je serais décidée. Depuis, j'ai appelé le père pour lui raconter mes états d'âmes et mes doutes, mais il est resté de marbre, il a seulement dit que si je gardais le bébé, c'était fini entre nous. Alors j'ai réfléchi, je me dis que vu le comportement de cet homme, il ne doit pas influencer ma décision. Pourtant, c'est aussi son enfant et je suis pour les compromis, mais dans ce cas ci on ne peut pas plus couper la poire en deux qu'on ne pourrait le faire avec un bébé. Dans l'espoir d'avoir des avis qui vont dans mon sens, j'ai émis l'hypothèse, avec quelques personnes de mon entourage, de le garder et de l'élever seule, mais les réactions sont clairement opposées à celles que j'attendais. Ma mère surtout, me dit que je ne serais pas capable de m'occuper d'un enfant puisque je ne suis même pas capable de prendre mon indépendance (financière) et, sur ce point, elle n'a pas tout à fait tort. Bref, je ne sais pas quoi faire. Je me sens courageuse, prête à me battre pour apporter à mon enfant tout ce dont il aura besoin, mais où se termine le courage et où commence l'inconscience et la bêtise ?
  Lire la suite de la discussion sur psychologies.com


235066
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Les portraits (dessins) de nos anges ❤

image

Bonjour, venant de découvrir que malheureusement, je n'était pas la seul a avoir perdu un ange. Mon histoire grossesse avec des soucis comme toutes mes grossesses. Ma petite puce était prevue pour le 22 septembre, hospitaliser le 10 et 11 juillet...Lire la suite

Ivg medicamenteuse : vos temoignages

image

Bonjour je viens moi aussi vous raccontrer mon histoire. J'ai 28 ans deux enfants un de 3 ans et un de 7 mois je suis en instance de divorce et en ce moment au chômage. Nous sommes en très bon termes avec mon ex mari. J'ai eu une liaison il y a peu...Lire la suite


 

Témoignages vidéos
Mon avortement
Sur le même thème
Mon avortement 3 ans après
IVG: mon histoire
Voir tous les  autres témoignages