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La solution la meilleure, dans certaines circonstances

Témoignage d'internaute trouvé sur france5
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J'ai avorté mais il y a un peu plus de 3 ans.

Ca a été très dur. Pas tellement physiquement (j'ai ressenti au contraire une libération, ça a été une sorte de renaissance) mais moralement ça a été très éprouvant. Je vivais une période de chômage et mon compagnon aussi, sans compter des soucis familiaux. Le Planning  Familial a été très bien mais mon médecin m'a culpabilisée à fond, ma mère également. Heureusement, mon compagnon m'a soutenue énormément.

Et le service gynéco de l'hopital a été plutôt correct.

Par contre, je crois que j'aurais aimé avoir un suivi psy après cet acte pour terminer de l'assumer complètement et de faire mon deuil.

Or on ne nous propose pas de chose de genre. On nous donne juste des plaquettes de pilule et au-revoir.

Je ne trouve pas ça normal mais peut-être faudrait-il que nous qui sommes passées par là, nous mobilisions, peut-être au niveau du planning familial et ensuite auprès de nos politiques (députés) pour que nous ayions accès à un espace de paroles après. Je pense que c'est très important de parler de tout ça. C'est vraiment un évènement très dur et nous avons après besoin de reprendre à la fois confiance en notre corps et notre capacité à être mères. Pas forcément toujours évident.

 

La culpabilité qu'on nous met sur le dos elle vient de plusieurs choses :

 

- actuellement il y a de moins en moins de gynécos qui ont milité en faveur de l'IVG et donc le plus souvent, nos gynécos nous culpabilisent à fond.

 

- trop d'entre nous pensent que l'IVG est un droit acquis mais de plus en plus de pays occidentaux le remettent en cause et le suppriment parce qu'ils ne veulent pas reconnaître ce droit aux femmes. Non plus que celui à avoir une contraception.

 

- C'est un droit récent, à peine 30 ans. Avant, on payait très cher pour se faire charcuter et traiter de putain. Ou bien on subissait sa grossesse en serrant les dents, en accouchant sous X ou finalement en maltraitant son enfant non-désiré.

 

- Il y a une grosse pression politique des mouvements anti-IVG en France au niveau de l'Assemblée Nationale et ce depuis quelques années. Ca tient au fait que le gouvernement actuel est idéologiquement opposé à l'IVG.

 

- Au niveau des hôpitaux, de moins en moins de médecins sont formés pour pratiquer des IVG et ils considèrent que ça ne rapporte pas suffisamment d'argent, mobilise des lits pour pas grand-chose, donc ils n'enseignent pas ça aux étudiants en médecine.

 

- Les religions actuellement se radicalisent et conspuent l'IVG, le criminalisent.Ca imprègnait déjà bien l'esprit des familles autrefois mais là, ça devient de nouveau très dur à une femme de faire accepter ce choix.

 

-Les médias participent aussi à donner toujours une image de maman heureuse et de bébés bonheur. Or, suivant ce que nous vivons, ça n'est pas toujours le cas. Et nous n'avons en aucun cas à culpabiliser de ne pas avoir les moyens, financiers, moraux, psychiques d'assumer une grossesse.

C'est révoltant de nous faire supporter pour des questions d'image, quelquechose qui fera notre malheur et celui de l'enfant à naïtre.

 

Battez-vous pour faire respecter ce droit à l'IVG.

Vous ne serez pas punie d'avoir avorté parce que c'était la solution la meilleure dans les circonstances que vous viviez.

Je ne sais pas si vous l'avez fait mais moi avant de prendre les comprimés, j'ai parlé à mon ventre, lui expliquant la situation.

Je lui ai dit que ce n'était pas de gaieté de coeur que nous nous résolvions à cet acte, que je l'aimerai toujours, mais que je ne veux pas qu'un jour il m'en veuille de l'avoir rendu malheureux, que je n'étais pas prête, non plus que mon compagnon à l'accueillir à ce moment-là. Une fois fait ça, j'ai pris les comprimés et le lendemain, on m'a avortée sous anesthésie générale. J'étais en paix avec moi-même et je pense que ça m'a permis maigré le chagrin d'avoir dû avorter, de faire le deuil mais aussi de comprendre que pour faire un enfant, il faut se sentir bien physiquement, psychologiquement, financièrement, affectivement.
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51637
b
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