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Les syndromes post-IVG

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Afin de ne pas relancer de polémique sur le post "IVG expérience positive", je recopie sur un post "à part" une information sur le "syndrôme post-IVG", une réaction psychologique assez courante après une IVG bien ou mal vécue sur le moment. Bien évidemment, le syndrôme post-IVG n'est pas systématique et heureusement ; cependant il est important de savoir le reconnaître pour pouvoir réagir rapidement et efficacement. Voir un psy, contacter une association de soutien post-IVG, peuvent être des solutions pour s'en sortir ; vous trouverez à la fin de ce post différentes pistes pour cela. Voici les différents "symptômes" qui peuvent apparaître, et qui doivent vous alerter : Extrait d'un article paru dans la presse féminine, 2000 "Même si la souffrance liée à l'acte lui-même est souvent refoulée, certains signes ne trompent pas : culpabilité, larmes faciles, relations perturbéesest ce que l'on appelle le ? Syndrome post-avortement. ? Dépression, idées suicidaires, agressivité, insomnies, cauchemars, sexualité perturbée ? Les suites directes d'un avortement ne sont pas à prendre à la légère. L'acte est souvent enfoui, jusqu'à ce qu'il ressurgisse sous une forme inattendue. Et surtout inexpliquée.

Encore mal connu en Europe, le syndrome post-abortif ou SPA constitue de plus en plus une réalité outre-Atlantique, où certains psychiatres traitent l'ensemble de ces symptômes comme une pathologie spécifique à part entière. (?) ? Tout a commencé un an jour pour jour après mon avortement ? , raconte Sandrine, 27 ans. ?Je pleurais pour un rien, je n'avais plus aucune confiance en moi, et pourtant j'avais un nouvel ami avec qui je m'entendais bien ? Ce n'est que bien après, lors d'une psychothérapie, que je me suis rendue compte que tout était lié.? Chaque histoire est unique ? Les réactions sont très variables ? , remarque le docteur M. G, psychiatre-psychanalyste. ?Certaines femmes le font sans état d'âme. Sur le moment, elles ont surtout envie de se débarrasser d'un problème. Ce n'est qu'après que cela commence à les travailler. Car le problème n'est pas pour autant.? ?Si l'IVG s'accompagne d'un échec du couple, souligne Colette Gallard, présidente nationale du Planning Familial, elle sera moins bien vécue. De même si elle est réalisée à contrec ? Ur, par exemple pour des raisons économiques. Ou encore si la femme n'a pas été bien informée avant.? (?) L'IVG vécue comme un abandon ? Il n'est pas de femmes ayant avorté, souligne le docteur Michel Cohen Boulakia, gynécologue, quels que soient leur culture, leur religion, leur niveau dqui ne souffrent de frustration et d'un sentiment de faute. Les conséquences qu'une IVG entraîne sont presque inscrites dans l'acte lui-même.? La blessure se réveille quand on ne s'y attend pas Constitué d'un ensemble de symptômes, variables d'une personne à l'autre, le syndrome post-abortif apparaît à plus ou moins long terme, de façon sournoise, alors même que la femme a l'impression d'avoir tout oublié. ?Quatre ans après mon IVG, témoigne Isabelle, 36 ans, il m'arrive d'avoir encore des cauchemars horribles : tantôt je me vois en train de donner des pilules à un embryon, tantôt je vois un enfant dont le c'ur saigne, et je me réveille en larmes. Je n'arrive pas à m'en sortir.? ?Toutes souffrent objectivement ? , affirme le docteur Philippe Mango, un psychiatre américain installé à Manhattan, qui s'est spécialisé dans la prise en charge du SPA. ?Mais subjectivement, elles vont réagir différemment car elles ne sont pas toutes conscientes du lien qui existe entre leurs troubles et l'avortement. Immédiatement, elles sont généralement soulagées d'avoir trouvé une solution à la crise qu'elles viennent de traverser. Peu à peu, le soulagement fait place aux troubles. Ce sont des troubles insidieux : perte de l'estime de soi, culpabilité, perte de l'appétit, anxiété, insomnies, cauchemars sur le bébé qui les hait ou les appelle au secours, parfois dépression, une moindre capacité à aimer, à se soucier des autres, une sorte de détachement qui commence à un niveau inconscient. Cela provoque une distanciation de la personne par rapport à sa nature humaine. C'est une expérience très aliénante.? Un douloureux anniversaire Tous ces symptômes s'amplifient chaque fois que la femme rencontre un événement qui lui évoque son avortement : femme enceinte, hôpital et maternité, nouvelle grossesse, enfant qui est né à l'époque à laquelle serait né le sien, un bruit d'aspirateur, et surtout le jour anniversaire de l'avortement ou de la date où il aurait dû naître, qui constitue, dans 15 à 20 % des cas, le fameux ? Syndrome-anniversaire ? . ?Tous les ans, à la date où il aurait dû naître, raconte Brigitte, 38 ans, je me dis : ?Il aurait tel âge ? . Et je m'imagine le serrant dans mes bras. Je me sens mère et non-mère.? Ce syndrome-anniversaire s'exprime aussi parfois physiquement. C'est ainsi qu'à la période où leur enfant aurait dû naître, certaines éprouvent d'intenses douleurs aux ovaires et un gonflement de la poitrine. Il arrive que la femme mette plusieurs années avant de pouvoir en parler. Cela devient alors le début d'une vraie libération. Peur des réactions de l'entourage, désir de tourner la page, angoisse d'être mal comprise ou prise pour une folle, difficultés à exprimer la source d'un mal-être ? A moins de rencontrer une écoute parfaitement attentive et compréhensive auprès d'un psychothérapeute, de son gynécologue, d'un (e) ami (e) , le silence est souvent le seul écho d'une détresse vécue dans l'ombre. Si l'on écarte les complications physiologiques (perforation utérine, infection pelvienne, déchirures du col ? ) liées à l'âge de la grossesse, à la méthode utilisée, voire à l'incompétence du médecin, les symptômes du syndrome post-abortif sont d'ordre psychogène et psychosomatique. Au chapitre des séquelles psychogènes : un désinvestissement chronique de la femme face à ses propres capacités antérieures (affectives, intellectuelles, physiques ? ) , l'exacerbation d'une hypersensibilité nerveuse préexistante, l'accentuation d'une psychopathologie antérieure, une angoisse de culpabilité, tel le désir incontrôlé d'avoir un enfant, voire de s'en approprier un ? ?Depuis mon IVG, raconte Sarah, 25 ans, j'ai totalement abandonné toute ambition professionnelle, alors qu'avant j'avais plutôt les dents longues. Et je rêve d'avoir une famille nombreuse. Comme si cet événement m'avait fait prendre conscience que ma vraie vocation était d'être mère.? ?On ne peut parler de ? Syndrome post-avortement ? À mon sens, souligne le docteur M. G, mais plutôt d'effets physiques et psychiques de l'avortement. Une dépression et des kilos en trop ? Certaines femmes se mettent à grossir comme si elles prenaient les kilos de leur grossesse. Elles n'ont pas fait le deuil de l'enfant imaginaire qu'elles n'auront pas. Elles peuvent avoir des troubles digestifs, du mal à digérer. D'autres dépriment, ne se sentent pas bien, parfois pendant plusieurs mois, sans bien savoir pourquoi. ? Surtout d'ordre gynécologique, les séquelles psychosomatiques englobent le vaginisme (contraction réflexe des muscles du vagin) , la frigidité et la dyspareunie superficielle permanente (rapports difficiles et douloureux ? ). ?Pendant un an, aucun homme n'a pu me toucher ? , avoue Murielle, 24 ans. ? Juste après mon IVG, raconte Isabelle, j'ai eu une relation très platonique avec un homme plus jeune que moi que j'ai beaucoup materné. En m'apportant sa fraîcheur sans le savoir, il m'a sortie de la boue où je me trouvais.? Avais comme un dégoût de moi-même et de mon corps ? , rapporte Annie, 33 ans. Plus difficile à apprécier, un malaise existentiel latent avec besoin d'être écoutée, le sentiment d'une frustration d'identité, voire de dissociation de la personnalité, et l'émergence d'idées suicidaires, non expliquées, apparaissent. Comme si le fait de ne pas avoir donné la vie renvoyait à sa propre existence. Un dégoût de soi et de son corps ? Les femmes réagissent selon leur tempérament ? , résume le docteur Cohen Boulakia. ?Quelques-unes unes, avec un moi puissant, vont volontiers chercher un bouc émissaire en dehors de leur ego. Elles essaieront de punir les autres. Elles auront des problèmes avec leur gynécologue, avec la clinique sur un plan administratif, avec telle infirmière qui n'aura pas eu assez de gestes de tendresse, etc. "L'autre type de femme, peut-être plus fragile, aura tendance à s'automutiler psychologiquement, comme pour se faire payer cet acte. C'est ainsi que, sur un plan sexuel par exemple, elle souffrira d'un léger vaginisme, ou se refusera l'orgasme, comme pour s Des problèmes de couple sous-jacents IVG est souvent révélatrice de problèmes avec le partenaire qu'aucun ne voulait voir" souligne Colette Gallard. Très souvent, pourtant, l'IVG révèle un échec relationnel. ?Elle sert aussi à hâter l'épreuve de vérité, ajoute le docteur Cohen Boulakia. Que pense l'autre de moi ? Tient-il à moi ? Dès lors qu'il y a des responsabilités à prendre, l'un et l'autre se révèlent.? Un bémol cependant : ?Auparavant, l'IVG était une circonstance où l'on se quittait. Il semble que depuis deux ou trois ans, on se quitte moins. Peur du sida, de l ? Hépatite ? On bivouaque aux confins de l Si ruptures il y a après avortement, elles interviennent en général dans les trois mois qui suivent l'événement. Très souvent, c'est l ? Homme qui réclame l'avortement. Sous sa pression, sans appui extérieur et parfois malgré sa réelle volonté, la femme cède, espérant ainsi garder l ? Homme à défaut de l'enfant. Il s'ensuit alors un ressentiment et de l'amertume qui accroissent les problèmes (financiers, de sexualité, belle-famille ? ) existants et aboutissent à une rupture. ?Durant les trois semaines qui ont suivi, mon ami m'a beaucoup soutenue ? Se souvient Sophie, 26 ans.? Il venait me voir souvent. Et puis, un jour, alors que physiquement je me rapprochais de lui, que j'avais besoin de tendresse, il m'a repoussée. Tout s'est écroulé. Il n'avait rien compris. Nous nous sommes séparés peu après.? Existe-t-il des remèdes en cas de suites douloureuses d'un avortement ? Peut-on s'en sortir ? Ou est-ce une blessure qui reste à vie ? Tout dépend de la faculté qu'a la femme d'exprimer sa souffrance, et surtout de ne pas la nier. La famille, l'amie, qui elle aussi a vécu l'IVG, un psy, une association peuvent constituer des interlocuteurs accueillants. Un secret partagé est toujours plus facile à porter. Exprimer sa souffrance ? Une IVG, ce n'est pas rien, souligne le docteur M. G. C'est une forme d'échec. Un acte avec un où l'on n'y pensait pas et un que l'on est bien obligé de gérer. On ne peut pas le banaliser. Il faudrait que les femmes qui l'ont vécu aient la possibilité d'en parler. Beaucoup ont honte de penser que cette souffrance est encore là, honte de leur faiblesse et de ne pas être assez forte pour réagir, d'être déprimée et incapable de liquider le problème. Que leur souffrance ne soit pas reconnue accentue leur malaise.? ?Il est important, conseille Colette Gallard, que la femme se rende compte qu'il faut qu'elle fasse un deuil. Il ne faut pas essayer de se voiler la face. Ou de nier. Quelque chose a existé qui n'existera pas." Une aide appropriée Des médecins, psychanalystes, sages femmes, conseillers ? Commencent à se former pour une psychothérapie particulière. Marie Peeters, pédiatre, souligne : ?Il s'agit de prendre en charge la personne dans sa globalité, car un avortement vient très souvent sur des blessures déjà existantes.? La psychothérapie consiste à lui faire prendre conscience de sa souffrance, de sa culpabilité, et de ses blessures d'enfance. Vient ensuite la phase du deuil de l'enfant, mais aussi du deuil de la mère de cet enfant qu'elle ne sera jamais, même si elle a d'autres enfants par la suite. Cette période très difficile est suivie d'une phase de sérénité (?). La femme est prête à se réconcilier avec elle-même, la vie, son entourage, et à mener à terme une nouvelle grossesse. A attendre non pas un ? Enfant-pansement ? Qui n'aurait pour rôle que de se substituer à ? L'autre ? , mais un enfant accueilli pour lui-même. Au Masculin ? Il semble que l ? Homme soit moins sujet à tribulation que la femme, explique le docteur Cohen Boulakia. Si c'est la femme qui refuse de garder l'enfant, sa virilité en ? Prend un coup ? . Si c'est lui qui refuse, il se sent libre. Mais libre pour quoi ? ?. Beaucoup, surtout lorsqu'il y a rupture, paraissent aisément oublier un acte qu'ils n ? Ont vécu que par personne interposée. Pourtant, certains se souviennent. Ainsi Patrick, 53 ans, père de 3 filles, confie : hui, mon fils aurait 20 ans.? D'autres avouent, au début d'une nouvelle relation, qu'une femme a subi une IVG à cause d'eux. Une façon de prévenir qu'il vaut mieux ne pas prendre de risque et/ou de faire table rase du passé. Comment réagit un couple lors d'un avortement ? Les sentiments demeurent-ils ? Tout dépend des circonstances dans lesquelles a eu lieu l'IVG, des pressions exercées, de l'amour entre les deux personnes, de la façon dont cela s'est passé ? "
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b
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