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Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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[C'est incroyable cette capacité que beaucoup ont à "excuser" les manquements de l'autre. On a tous des souffrances que l'on traine derrière nous, cela nous donne t'il pour autant le droit de faire souffrir et souvent sciemment les autres ? En effet, j'avais déjà fait un travail énorme sur moi-même qui me permettait d'envisager une relation sur le long terme, de m'engager dans une relation, sans risquer de faire souffrir l'autre. Mais il faut croire pas complètement sur certains points que j'avais négligés… notamment sur le fait de pouvoir être atteinte. Citation : Parce que tant que l'on a pas digèré son passé et fait la paix avec soi même, on ne peut qu'entraîner l' autre dans le sillage d'une relation qui finira par s'avèrer bancale et douloureuse. Justement oui ! Tout s'est passé d'inconscient à inconscient. J'ai reproduit malgré moi une situation de son passé qui s'était déjà produite 3 fois !!! Sauf que cette fois, il avait l'occasion de s'en défaire, mais il a eu trop peur… j'ai réactivé cette peur sans le vouloir ni le savoir. Il m'a abandonnée par peur d'être abandonné. Citation : N'oublie pas que tu as failli y laisser ta peau dans cette relation, c'est dire l'impact destructeur qu'elle a eu sur toi, et tu t'inquiètes de lui infliger une blessure supplémentaire, qu'il ne doit qu'à lui même et à son inconséquence ? Oui J'ai toujours été forte et je m'en sors très bien aujourd'hui. La première des choses a été sa communication très violente. J'ai eu du mal à en prendre conscience… mais il a utilisé toute la panoplie de la communication "SAPPE" de J. Salomé. Il avait menacé qu'il partirait si je ne parlais pas et moi, je ne voulais pas répondre à ces menaces, ni perdre ce que j'étais, MOI. J'étais moi, avec mon fonctionnement, mes opinions, mes idées… il a fini par me bloquer dans ma propre communication (et pourtant… comme j'aime communiquer ! C'est même vital pour moi). Et puis, quand il est effectivement parti, il mettait à exécution ses menaces avec des paroles qui disaient en somme : "tu vois, je t'avais prévenue. Tu as persisté dans ton silence, ben, je me barre… alors pleure pas ce que tu as perdu, tu l'as cherché"… et j'ai traduit par : "j'ai détruit toute seule mon propre bonheur alors que je le tenais dans mes mains"… Et pis quand il m'a avoué avoir toujours ses sentiments pour moi, en repensant aussi à tout ce que j'avais sacrifié pour partir avec lui, tout ce que j'avais laissé, le mal que ce qui se produisait faisait à mon entourage… j'ai eu la *bête* idée de vouloir soulager tout le monde, de les libérer de la loque humaine que j'étais devenue… je ne voulais pas être un fardeau pour personne. Je ne me reconnaissais pas et j'avais le sentiment que je n'en sortirais jamais, je faisais souffrir tout le monde malgré moi, y compris lui… ma présence devenait un véritable danger pour les autres (dans mon esprit) , et j'ai pris cette décision d'en finir dans l'optique de *libérer* mon entourage d'un poids, de ma présence qui n'apportait finalement que du mal, le simple fait d'être là était un mal et un danger pour les autres… Et d'ailleurs, qu'est ce que je me suis sentie bien en prenant cette décision ! Je me suis sentie en paix, tout d'un coup, je n'avais plus mal, je ne souffrais plus et j'étais en train de régler tout au millimètre (fixer le moment, le moyen, l'après pour mes enfants…). J'étais en train de m'organiser sous les yeux de mon meilleur ami qui a su être là malgré son angoisse, sa tristesse… à lui aussi, je faisais tellement de mal en étant au fond de ce trou. J'avais ma logique en fait… Je lui avais écrit à lui, précisément : je vais, d'une façon ou d'une autre, libérer tout le monde de ce carnage… Voilà, le mot qui convenait : carnage, dont je me sentais responsable et coupable à tous les étages (vis à vis de lui puisque j'étais désignée non seulement coupable mais aussi obstacle entre lui et sa fille, mais aussi mes enfants dont les conditions de vie ont changé pour rien, moi qui n'étais plus que l'ombre de moi-même et faisais souffrir tout le monde en passant…). Si on ajoute à ça que j'avais dépensé mon énergie dans ces discussions incessantes, que je préparais mon déménagement dès le lendemain de la fin de mon CDD, que j'avais énormément de choses à régler dont la passation de résidence des enfants et que lui, pressé de rejoindre sa fille, m'a imposé une cadence folle, une date bien précise… quand tout a volé en éclat, je n'avais déjà plus de vie d'avant, j'avais déjà fait les ruptures nécessaires, plus de futur non plus, brutalement, puisque ma vie était déjà là bas et avec lui (appart' loué, projets pro, projets de vie à deux et en recomposée… tout était prévu de A à Z). Pas moyen de retourner en arrière, pas moyen d'avancer non plus… tout s'est figé, ma vie s'est arrêtée à ce moment où il est parti et duquel je savais qu'il ne reviendrait jamais (je le voyais gros comme une cabane ce qu'il s'est passé ensuite). Et par la suite, il a continué à me faire ravaler mes sentiments, ce que j'éprouvais. C'est surtout ça que je retiens de sa communication, il m'a forcé à refouler sans arrêt, jusqu'à créer ces pulsions de violence en moi qui annonçait déjà la pulsion suicidaire qui allait suivre. Je n'avais pas les moyens d'extérioriser sainement, je ne savais pas comment faire et je me suis retrouvée piégée de moi-même finalement. Citation : Tu es pleine d'indulgence pour lui, au point de ne presque même pas en avoir pour toi, et quelle souffrance cette relation a t'elle réveillée en toi pour que tu en arrives à prendre la décision de te détruire, car la perte d'un amour n'explique pas à elle seule un tel acte. Non, ça ne suffit pas expliquer… juste que j'ai été longtemps aussi indulgente envers ma mère, maniaco-dépressive et suicidaire qui a tenté par deux fois de me supprimer pour des raisons assez éloignées des miennes A 21 ans, j'ai voulu me suicider déjà et j'avais réalisé que ce n'était pas moi, que c'était un réflexe de ma mère et qu'il fallait que je m'en détache pour arriver à m'épanouir. Et j'ai commencé là à analyser mon enfance, mon adolescence, ce qui s'était passé, ce que ça avait provoqué en moi en terme de conditionnement et d'émotions et 10 ans plus tard, j'en voyais le bout ! Et 4 ans plus tard, il y a donc 9 mois, je suis tombée sur un os… qui m'a replongé dans un mécanisme que pourtant je pensais avoir réglé. Mais j'ai négligé effectivement de travailler sur ma relation à ma mère, justement parce que je lui pardonnais tout (au nom de ce qu'elle avait traversé de traumatismes ! ) , j'avais concentré mes efforts jusque là, sur mon père, qui m'avait battue et humiliée pendant des années… je n'avais réglé que la moitié de moi-même en somme. Bon.. Ce qui importe, c'est qu'aujourd'hui, j'ai compris les tenants et aboutissants, je n'ai pas eu de pulsions de violence envers moi-même depuis. Mais j'ai toujours du mal avec le fait que quelqu'un qui a déjà énormément souffert, j'ai du mal à en rajouter une couche et j'ai toujours du mal avec le chantage au suicide… j'ai donc encore du boulot à faire, cette fois de réparation envers moi-même. Je ne sais pas si c'est plus clair, ça me parait un peu décousu… j'espère que ce n'est pas trop fouillis pour comprendre un peu plus la problématique… [/quote]
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273556
b
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