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Pour le capitalisme cher à gèle ou mercier, la réponse semble plus facile !

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Pour l'éducation, rien n'est sûr (des dizaines de réformes tout de même, jusqu'à l'incohérence totale et peut-être voulue…). Pour le capitalisme cher à Gèle ou Mercier, la réponse semble plus facile ! Elles ont replongé, dirait-on. Comme ces malades qui sortent d'une brève cure de désintoxication pendant laquelle ils ont juré leurs grands dieux que "jamais plus", et qui s'arrêtent aussitôt au bistrot du coin. Après les banques américaines c'est, en France, la BNP qui s'apprête à verser 1 milliard d'euros de bonus à ses traders. Combien pour la Société générale, elle aussi bénéficiaire cette année ? Combien de banques dans le monde, à Londres, à Singapour, à Francfort, à Zurich, gavées d'argent public il y a seulement quelques mois et qui vont de nouveau ouvrir les parachutes dorés, aligner les stock-options, payer avec des millions l'indifférence aux drames du monde des petits génies de l'informatique et des docteurs Frankenstein de la finance. Ils étaient devenus humbles. Ils avaient laissé leur Ferrari au garage. Ils craignaient pour leur avenir. On en a même vu qui faisaient leurs cartons avec aux yeux des larmes de dépit et parfois de repentir. Et combien de financiers de haut vol, d'affairistes notoires qui semblaient touchés par la grâce ? Combien de politiques, n'est-ce pas, stigmatisant la folie financière, la course à la spéculation, aux premiers rangs desquels Nicolas Sarkozy. Une telle tartufferie, nationale et planétaire, donne la nausée. L'indignation suscitée par la persistance des rémunérations variables dans les banques a quelque chose de touchant. S'émouvoir des compléments de salaires versés aux " traders ", c'est faire preuve de naïveté par méconnaissance du capitalisme financier et en croyant qu'il peut se réformer. En octobre 2008, quand le crédit se pétrifiait, les banques françaises ne voulaient pas de l'aide de l'État. Elles craignaient que ses représentants s'invitent dans les conseils d'administration et s'intéressent à leurs pratiques internes. L'État, lui, redoutait une panique des déposants. C'est sur l'insistance de Bercy que six établissements financiers ont accepté un prêt de 10,5 milliards, remboursable à 8%, mais en obtenant que l'État ne " fourre pas son nez dans leurs affaires ". Si l'Elysée avait voulu " réformer le capitalisme " français pour montrer l'exemple au reste du monde, il aurait fallu que les politiques - élus par les contribuables - nationalisent les établissements défaillants ; l'État aurait pu imposer des pratiques de rémunérations conformes à sa conception de la morale publique, redresser les entreprises concernées et les revendre avec une plus-value profitable au budget de la Nation. Les courtiers de la banque BNP Paribas devraient se partager " globalement " un milliard d'euros en bonus, à la fin de l'année. Un autre établissement français pourrait bientôt annoncer une distribution analogue. Tout heureux d'apprendre que des bénéfices réapparaissent en ce temps de crise, l'homme de la rue est surpris. Au vu du mauvais état de l'économie, des pertes récurrentes du commerce extérieur, des destructions d'emplois, de l'endettement abyssal à force d'injecter des aides - la dette publique française dépassera 95 % du produit intérieur brut en 2014, prévient le Fonds monétaire international - ces bénéfices ne lui paraissent pas liés à un dynamisme industriel ou commercial. Et comme il se refuse à imaginer qu'une partie des aides de l'État soit directement répartie entre professionnels, ce qui ressemblerait à un délit, l'homme de la rue ne peut attribuer ces bénéfices qu'à des opérations à forte composante spéculative. Bonus et bouche cousue ? Avions-nous rêvé ? On croit pourtant les entendre encore, ces géants de la finance promettant, la main sur le coffre, qu'on ne les y prendrait plus. C'était il y a quelques mois, guère plus. Un grand vent "madoffien" soufflait sur la planète en folie. Les élans de vertu poussaient sous la crise comme les champignons pendant l'averse. Il y avait des mots qu'on n'osait prononcer qu'à voix basse. Les stock-options donnaient des boutons. Les parachutes dorés se mettaient en vrille. Les voix les plus officielles vantaient les mérites du "partage de la valeur". Au capitalisme insolent, on rabattait le caquet. Reste quand même que cette histoire fait désordre. On a un peu l'impression qu'en France, tout ce qu'on chasse par la porte de la morale rentre par la fenêtre des vieilles habitudes. L'affaire ne fera sans doute pas beaucoup de vagues. La saison a d'autres chats à fouetter. Christian Estrosi, le ministre de l'Industrie, a assuré le service minimum : "Le gouvernement sera attentif aux conclusions". Comme pour le cholestérol, il y aurait des bons et des mauvais bonus. Les mauvais seraient américains et indécents, les bons, français et mérités, respectueux en outre des règles édictées en avril dernier par le G20 qui s'est tenu à Londres. Dans une économie mondialisée, la distinction, il faut l'avouer, a quelque mal à passer, le résultat dans les deux cas étant le même : c'est bien la prise de risque des traders, à l'origine du séisme financier mondial, qui se retrouve à nouveau encouragée par ces extravagantes récompenses. Un milliard d'euros : le chiffre avoué à demi-mot par BNP-Paribas, moins d'un an après les cinq milliards, certes remboursables, accordés à la banque par l'État, pour affronter la secousse, donne la mesure de la… démesure. Deux fois ce que réclame Bruxelles aux producteurs de fruits et légumes, pour dix ans d'aides ! Même s'il est difficile d'additionner les carottes et les noisettes, la somme a de quoi faire bondir. On croyait avoir compris qu'après la crise des subprimes, la pratique des surprimes serait, sinon abandonnée - ce serait utopique - du moins ramenée à de plus équitables proportions. On avait entendu, il n'y a pas si longtemps, le " cri du coeur " de Christine Lagarde, vent debout contre le retour des vieilles habitudes. On devait rêver. Avec la crise, le métier de banquier continue d'être rémunérateur. Ainsi perdurent les pratiques qui, en encourageant la prise de risque excessive, ont précipité le système financier dans la faillite, enfoncé le monde dans la crise et fait basculer le citoyen lambda dans le chômage. Le G20 s'est certes emparé de la question et a édicté des règles lors de son sommet d'avril. Mais l'administration Obama semble avoir renoncé à nettoyer rapidement les écuries de Wall Street, laissant à la France et (bientôt) au Royaume-Uni le soin de ligoter par des règles contraignantes la compétitivité de leur industrie financière. Car le paradoxe des bonus à BNP Paribas est qu'ils sont plus " vertueux " que ceux des banques américaines. Encadrés par des règles établies à la demande du gouvernement suite aux recommandations du G20, ils peuvent certes être colossaux pour certains cadres dirigeants mais sans commune mesure avec la débauche effarante continuant d'avoir cours outre-Atlantique. Reconnaissons cependant que cette " modération " n'aura qu'une portée très limitée sur la capacité d'indignation des salariés de Continental, Alcatel-Lucent, Molex ou Sanofi-Aventis. A juste titre. Ceci est une fiction ! C'était il y a quatre mois, à Londres : la "dream team" des puissants de ce monde jurait de toute la sincérité dont elle est capable que s'en était fini des abus des spéculateurs, que le capitalisme serait réformé et que, plus jamais, les financiers du grand casino de la planète ne dicteraient leur loi aux bons humanistes qui nous gouvernent. Foi de G20, on allait voir ce qu'on allait voir ! C'est tout vu. En 48 heures, les annonces de bonus attribués aux traders des banques, en France, aux États-Unis et ailleurs, viennent de nous administrer la preuve lumineuse que le pouvoir financier est un pouvoir fort et que, face à lui, le pouvoir politique se couche toujours. Les salariés qui dansent devant le buffet des licenciements apprécieront le retour de ces pratiques scandaleuses. Eux qui savent que les signes de soi-disant reprise ne sont qu'une illusion politique pour permettre à la rentrée de relancer les réformes libérales qui risquent de plomber la vraie reprise. Adieu la régulation, bonjour les amnésiques et vive le marché ! Ah au fait, je répondrai une nouvelle fois aux âneries de Mercier sur la HC des PE ! (Hillarant, surtout qu'au maximum seuls 1.6% des PE auront la faible possibilité d'accèder à la HC… !
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279916
b
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