Histoire vécue Grossesse - Bébé > IVG-IMG      (65535 témoignages)

Préc.

Suiv.

Qu'est-ce que le mensonge ?

Témoignage d'internaute trouvé sur forumfr - 09/01/10 | Mis en ligne le 20/04/12
Mail  
| 100 lectures | ratingStar_244175_1ratingStar_244175_2ratingStar_244175_3ratingStar_244175_4
[quote name='KARBOMINE' date='samedi 09 janvier 2010 à 09h57' post='4492192'] Mais qui a parlé d'hypothèse ? Il est question d'actes de parole (de façon privilégiée) ou d'actes tout court… Pourrais-tu illustrer par un exemple un peu concret… parce que là, je ne vois pas. À moins de laisser de côté un principe d'action qui ressemblerait à une règle morale / éthique… je ne saisis pas le sens d'un tel recours à la probabilité. Quelles propositions fondamentales ? Des questions du genre "qu'est-ce qui compte ? " ? Sauf si l'on pose le problème en ces termes : l'éducation formate, elle fournit une sorte de "morale provisoire", si on veut… puis la formation de l'esprit consisterait en un tabula rasa dont le but serait d'accéder à une responsabilité, c'est-à-dire une majorité intellectuelle (puisque tu citais Kant, tu auras sans doute reconnu cette problématique de la majorité / minorité posée dans Qu'est-ce que s'orienter dans la pensée…). En d'autres termes, la responsabilité consisterait en un choix portant sur ce qui est important ; c'est le choix d'une éthique, qui peut s'appuyer sur des considérations métaphysiques mais dont la visée est de l'ordre du pragmatique… trouver le principe de mon action, sachant que celui-ci sera bien entendu influencé par le monde qui m'entoure, et qui me forme, sachant aussi qu'il constitue un parti pris somme toute assez arbitraire et modifiable à tout instant… ce qui ne lui retire rien de sa valeur. Dès lors, la constance dans la conformité à ce principe juge de la moralité d'une personne… enfin, dans les termes de sa morale choisie. Si ses critères discriminatoires divergent de ceux de la pensée dominante, cette personne sera jugée immorale… mais dès lors qu'elle possède et suit un principe avec rigueur, elle est conforme à sa morale. Après, toutes ne se valent pas à mes yeux… parce que je possède mon principe propre ! Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx. Oki. Je commence à capter… un peu… (2010, neige, froid, cerveau ralenti, envie d'aller faire des batailles de boule de neige, distraction de chat d'appartement à la fenêtre… mais je finirai par comprendre ! ). Xxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxxx. J'en arrive au… titanesque post ! arg. Allez, je me ressers un quatrième café et c'est parti ! Pas grave ; ça arrive fréquemment, d'où l'intérêt des citations. C'est normal. C'est le principe d'un forum, non ? Alors j'évoquais Sartre parce que c'est exactement l'exemple qu'il choisit dans L'existentialisme est un humanisme pour illustrer ce problème. D'ailleurs, c'est très sartien aussi de dire qu'on a jamais été aussi libre que sous l'occupation ; originellement le mot est de lui. Sinon, je ne développe pas les termes de Sartre… c'est de la variation libre sur ses dires… J'en (re) viens au point que je soulignais : un système de valeur est promu par telle ou telle idéologie / civilisation / mode ("?!" me direz-vous… oui, mode !) mais au final, tout le monde s'accorde aujourd'hui à dire que le résistant avait raison… le résistant n'est cependant pas un original ou un génie (sans référence aucune à notre Génie…) ; il est simplement attaché à l'ancienne idéologie, qui est restée en concurrence. On peut dire qu'il y a eu lutte idéologique, ici… en bonne et due forme. Si les nazis avaient gagné (désolés pour le côté SF de cette hypothèse…) , on aura glorifié les gentils collabos et on aurait honnis les vils résistants, qui mentaient comme des traitres qu'ils étaient, ne crois-tu pas ? Enfin, le résistant garde une auréole de gloire puisqu'il joue contre son intérêt immédiat, il risque sa peau par principe… et pour des raisons mystérieuses, cela émeut toujours… sans doute parce qu'on aimerait tous avoir quelqu'un qui risque sa vie pour la nôtre… ça rassure au c¿ur des cauchemars. Mais je maintiens la théorie de la concurrence idéologique. Or, pas d'idéologie sans une "certaine idée de" la France, de l'humanité, etc. Même s'il n'y a pas d'institution référente (à part Londres ou les Alliés) , il y a une idée, il y a une communauté de coeur des hommes qui luttent. D'où l'importance des travaux poétiques notamment (ça c'est juste au cas où le forumeur stephan200 passerait par là… ). Oui, je serais tout à fait d'accord avec le principe de ce pieux mensonge… mais il faut être vraiment sûr de son coup ; peut-on vraiment anticiper à ce point la réaction de l'autre ? Le connait-on à ce point ? Pour ma part, je préfère en rester à la position qui ne se mouille pas : dire tout, quitte à déplaire, parce que je ne peux pas anticiper la réaction d'autrui… l'exemple du mourant se voulait être un cas limite d'inutilité de la révélation… mais bon, de toute façon, si l'on table : 1- sur le fait qu'on ne sait pas comment ledit mourant va réagir. 2- que relater des faits avérés est juste. (3- que s'il est vraiment mourant et qu'il souffre effectivement, ça ne durera pas longtemps…). Je pense qu'il est plus pertinent de dire. De toute façon, le mensonge engage essentiellement le menteur, qui en est le responsable ; si celui-ci peut vivre la conscience chargée ou bien si cela ne leste pas sa conscience, tant mieux. Question d'incidence sur l'être menteur… à la rigueur, le trompé est le moins concerné des deux, surtout dans ces cas limites. Euh… là, je crois qu'il suffit d'un acte de lucidité supplémentaire : le passé est clos, le présent est sa continuité. En offrant le sandwich, le souvenir des sandwich non-offerts indiquerait une amélioration. Le repentir est quelque peu désagréable mais bon… faut-il continuer d'insulter les mendiants pour être heureux ? Je ne pense pas… est-on prisonnier ad vitam æternam d'un mauvais geste ? Je ne crois pas non plus… suffit d'intégrer l'écoulement du temps… Qui a dit qu'il ne s'agissait que de se les pardonner ? Le mécanisme du pardon ne fonctionne pas ainsi… il faut d'abord réparer le mal qu'on a fait, ensuite demander pardon aux personnes blessées et éventuellement se laver de la faute… c'est sans doute un aspect que la désacralisation de tout fait perdre ; il n'y a plus de sacer, plus de tabou… plus de danger de contamination ou plus de rituels de purification… crois-moi ; quand on en a chié pour obtenir la grâce de quelqu'un, on s'en souvient et cet arrière-goût de non-mérité ne se présente pas… Faudrait-il donc abandonner ? Cette fiction étant la condition humaine, on peut d'abord tendre vers quelque chose de crédible… et puis jouer le jeu… le jeu de la vie, au final. Quelle alternative, sinon ? Si c'était vraiment ça, l'énervement ne serait pas… faire l'autruche dans le sens suivant : refuser d'admettre que l'ami en question ne comprend rien à rien, qu'on se sent supérieur à lui, qu'on se sent mal accompagné, qu'on aimerait bien avoir un ami différent… ou bien se le dire mais refuser d'avoir les amis qu'on mérite, parce qu'on préfère pas grand chose que potentiellement rien du tout. Au final, parce qu'on a la lâcheté de préférer être mal accompagné que seul. Ou alors sinon, on le regarde s'énerver en rigolant doucement et en se disant que c'est mignon… et que ça fait partie de sa personne. Principe de souplesse… qui est un peu trop employé à mon goût, mais bon, évidemment, il est inutile, absurde et contre-productif de se montrer rigide. Bien joué… mais autant tabler sur le plus, puisqu'il est inatteignable… tabler sur le moyen, c'est s'assurer d'être médiocrement moral. ^^ des miroirs médiocres… Disons que tout dépend de l'application… ça devient vite douteux, quand même, cette jurisprudence… je me méfie… Enfin est-il question de bûcher ici ? Ou bien simplement d'ostracisme plsu ou moins prononcé ? Il faut bien sortir du rang, des fois… faire ses coming-out ! ou bien assumer d'eêtre lâche, et le susurrer au monde selon le v¿u de Heidegger, par l'absence de déclaration même… un Dasein qui se défend d'être-au-monde… d'avoir une place… qui se dit personne, anonyme ? Ce n'est qu'un lâche, voilà tout. Mais c'est une position qui se tient… D'abord j'ai eu très peur. Ensuite j'ai fait du café. Et finalement ça m'a pris un temps que je n'aurais pas toujours. L'intérêt d'écrire des posts un peu plus courts, c'est que ça réduit les risques de posts croisés, que ça ne décourage personne et que ça permet à la conversation d'avancer plus vite. Il y a aussi des inconvénients, bien sûr ; mais tu es libre de faire ton choix. Sinon l'usage veut que le débat est ouvert à tous. [/quote] A propos de la première partie des commentaires adressés à mon "post" : pour prendre un exemple qui renverra tout le monde à au moins une expérience concrète (du moins je l'espère sincèrement) , lorsque l'on entretient une relation courtoise avec une personne qui nous plaît, il arrive fatalement un moment où on s'interroge sur ses sentiments profonds. Autrui me considère-t-il réellement comme une fin, ou bien ne suis-je qu'un moyen de combler un besoin (qui peut être déterminé par une structure dont l'autre n'est d'ailleurs pas forcément conscient) Et la réponse va rarement de soi. Certes il existe des oiseaux rares qui en toutes circonstances disent ce qu'ils pensent ; mais il y a également des gens très bien, que la situation peux obliger à une certaine pudeur, et alors il faut interpréter des signes. Existe-t-il certains traumatismes passés qui expliquent une remarque acerbe, dont la connaissance permet d'éviter de les considérer comme une manifestation du libre-arbitre ? Ou bien alors, une évaluation de la personnalité d'autrui ne nous permet-elle pas de considérer certains silences comme plus éloquents qu'il n'en n'ont l'air, alors qu'un autre observateur, à qui manque cette évaluation, les jugera insignifiants, si toutefois il les remarque ? (…) A l'origine, je ne pense pas que la problématique kantienne de l'inter-subjectivité incluait ce genre de situation dans le champ empirique auquel elle s'appliquait, mais je ne vois pas ce qui nous empêcherait de le faire. On est bien face à problème où il faut interpréter des signes , afin de dresser une sorte de tableau clinique, ce qui ne peut se faire sans des hypothèses de travail, lesquelles conduisent à une évaluation probabiliste, puisque non apodictique - tertium non datur- des événements que l'on cherche à qualifier en faits, et qui seront une matière première, bien qu'elle soit elle-même le produit d'un processus d'interprétation, pour la faculté de juger, chargée in fine de trancher la question essentielle que l'on se pose… Et là on est bien dans des problématiques liées à la nature du mensonge : on peut se mentir à soi-même en faisant des hypothèses irréalistes, il faut parfois mentir pour ne pas dévoiler trop vite ses cartes, mais sans mentir sur le fond de sa personnalité parce qu'alors on condamne la relation à évoluer sur des bases malsaines, il faut également procéder à une sorte de "calcul différentiel" pour évaluer la vraie personnalité d'autrui, puisque l'on sait que le jeu de la séduction pousse l'un et l'autre à faire des efforts qu'il ou elle ne sera pas forcément enclin à soutenir au quotidien, enfin il faut tout simplement déterminer certaines propositions comme vraies ou fausses, certains non-dits comme essentiels ou accidentels, certaines remarques comme ironiques ou sincères… pour peu à peu lever le voile qui dissimule les motivations profondes derrière les intentions réelles… tout, pourvu qu'on s'abstienne de "prêcher le faux pour savoir le vrai" : je ne sais pas pourquoi mais j'ai toujours trouvé cette pratique répugnante. Bref, tout acte de parole est inclus dans un discours, lequel repose sur une pensée ou un préjugé, et pour trancher il faut évaluer le profil du locuteur, à l'aide d'hypothèses qui permettent d'interpréter les signes que l'on perçoit, et de qualifier les événements en éléments factuels, et ainsi fournir des prémisses à la faculté du juger… Je pourrais certes être encore plus concret, en racontant des anecdotes ; mais je n'en ai pas très envie, tandis que j'espère que l'exemple que j'ai choisi renverra chacun à des souvenirs, qui feront tout à fait l'affaire pour illustrer les concepts que j'ai tenté d'utiliser ; mais si ce n'est, malheureusement pour moi, pas le cas, je suis prêt à tenter éventuellement quelques narrations expurgées de tout vocabulaire un tant soit peu abstrait. D'autres questions peut-être plus "fondamentales" peuvent amener à des considérations analogues. Pour faire court, sur la question des évaluations probabilistes, on peut faire appel, sur la question de l'existence de Dieu, au plus que célèbre "pari pascalien"… Quand à la question de la majorité intellectuelle et de la notion de responsabilité, loin de moi l'idée de remettre en cause la théorie kantienne. On peut d'ailleurs citer Bergson, (qui sur certains points s'accorde assez bien avec Kant, même s'il s'oppose diamétralement à lui sur certaines questions fondamentales) : l'âge adulte commence lorsque l'on sait où l'on a décidé de "placer le grave et le sérieux"… Néanmoins ces conceptions me semblent parfois un peu trop optimistes, et j'ai l'impression qu'en matière de morale je me sens plus réceptifs à certains arguments de Schopenhauer. Ceci dit, un point de l'argumentation qui suit me gêne, en particulier les terme "choisir une éthique", et l'idée d'un principe d'action qui serait "assez arbitraire" et "modifiable" à volonté. J'ai envie de croire que ce qui fait la spécificité de l'homme, c'est son statut d'être intelligible, qu'il doit au fait d'être dépositaire au fond de lui de la loi morale. Mais dans ce cas on ne choisit pas une éthique, on creuse dans son esprit, pour dégager de la gangue de notre inconscient, et en dépit des nombreuses structures qui nous déterminent, la loi morale, qu'il nous faut alors formuler correctement. Mon principe d'action devient valable s'il résulte d'une interprétation correcte de cette loi, et s'il est modifiable à tout instant, c'est parce que rien n'indique que je ne me suis pas trompé dans mon interprétation. Mais une fois que j'ai mis au jour une maxime valable pour la raison pratique, je dois m'y conformer avec rigueur, si j'espère éprouver réellement "la facticité de l'idée de liberté". Pour autant cela ne m'empêchera d'être parfois en porte-à-faux avec la pensée dominante… Je ne sais plus qui a dit [il y a peu de vices qui m'empêchent d'avoir des amis autant qu'une trop haute vertu], mais la formule est saisissante (Schopenhauer la cite quelque part dans le monde comme volonté et comme représentation). Pour ce qui est de Sartre, je connais très peu, à part quelques formules brillantes, certaines qui semblent très justes, d'autres. Qui sont plutôt révoltantes. Néanmoins j'aime beaucoup la formule sur la liberté pendant l'occupation. C'est d'autant plus courageux de sa part d'avoir dit ça, que son attitude à cette époque fut quelque peu ambivalente (Cf. Jean-Pierre Azéma dans le troisième tome de la nouvelle histoire de la france contemporaine : [ les mouches exigent un trop grand effort d'exégèse pour être considéré comme une véritable oeuvre de résistance]. Mais peu importe. Quand à ce qui suit sur les résistants, je suis plutôt d'accord, à une nles simpson, j'ai entendu une opinion qui m'a convaincu : "pour mentir il faut être deux : un qui ment et un qui écoute… " Mais là encore j'ai l'impression que c'est surtout une histoire de cas par cas. Sur le commentaire suivant j'ai plus de mal à adhérer. Le passé serait clos ? Il ne nous hante pas, il ne nous détermine en aucune manière, on peut si on le décide repartir un beau jour de zéro et bifurquer dans une direction radicalement nouvelle, sans que rien ne grince nul part ? Serait-on des sortes d'automates dont on peut "réinitialiser" le disque-dur ? Si j'ai par le passé souvent refusé un sandwich à un mendiant, je peux très certainement décider de faire mieux et de changer de comportement, parce que effectivement je ne suis pas prisonnier d'un geste malheureux. Mais je ne croie pas que cela puisse se faire si facilement : au départ il y aura forcément en nous une petite voix qui nous fera douter, en nous accusant d'être velléitaire, et avant que l'habitude d'offrir des sandwichs supplante le souvenir de ceux qu'on a refusé, il faut que le temps fasse son oeuvre, que la durée agisse, en donnant de la consistance à notre attitude nouvelle, que le changement, de voulu, devienne accompli. J'aimerais bien que tu m'expliques la nature de "acte de lucidité supplémentaire" qui nous garantie que plus jamais on ne tombera dans les travers qui jusque là nous ont pourri la vie… Et s'il faut bien jouer le jeu de la vie en faisant d'une fiction le moteur qui nous fait avancer, cela ne veut pas dire que l'on est condamné à l'échec : simplement, si cette fiction "doit tendre vers quelque chose de crédible", cela veut bien dire qu'elle n'adhère pas totalement à la "Vérité" de notre être, qui nous est peut-être la plupart du temps inaccessible, et qu'il faut accepter de vivre en étant soumis à un principe d'incertitude. On ne sait pas si c'est vrai ou faux, un mensonge ou une vérité ; mais on espère qu'elle repose sur des jugements fiables, i. E. Construit grâce à des évaluations dont on espère que la probabilité d'être vrai est la plus grande possible, que les facteurs structurels qui cherchent à polluer nos perceptions ont été suffisamment bien identifiés, pour qu'on puisse en limiter l'impact. Remarquons cependant qu'être soumis à un principe d'incertitude ne signifie pas que tout est relatif, que tout ce vaut… cela signifie que bien peu de connaissances peuvent faire l'objet de jugements apodictiques - même la géométrie euclidienne repose sur des axiomes indémontrables… D'une manière plus générale, j'ai toujours été un peu déçu de ne pas trouver plus d'analyse, chez les philosophes, sur le processus de l'erreur, du mensonge à soi-même… et c'est pourquoi j'ai été très agréablement surpris en ouvrant un jour, par hasard, la psychologie des types de Jung. Sur la question du pardon, je pense être d'accord avec ce que tu dis, mais je maintiens que dans certains cas, c'est à soi-même qu'on fait le plus de mal. Et si on perd confiance en soi, que la malchance s'en mêle et que les impératifs que nous impose une routine infernale nous empêche de ne rien entreprendre qui puisse nous rendre fier de nous-mêmes, il peut-être également très difficile de se pardonner certaines erreurs. Parfois on a même besoin d'aide pour y arriver, pour parvenir à partir de nouveau vers l'avant. En tous cas la discussion est possible, on pourra toujours y revenir une autre fois si l'occasion se présente. Le commentaire suivant, je le récuse complètement Il n'y a aucune condescendance à reconnaître chez un ami les symptômes d'une tension psychique qui exige une catharsis, pour la simple et bonne raison que quelques jours auparavant on a été dans un état similaire, pour des raisons qui peuvent être analogues. C'est une chose de tenir des propos malheureux parce qu'on est momentanément perturbé, une autre que de disserter froidement en prônant l'intolérance et le mépris. Et puis surtout, "C'est en notant ses propres faiblesses qu'on arrive à plaindre ou à mépriser l'homme. L'humanité dont on se détourne alors est celle qu'on a découvert au fond de soi. Le mal se cache si bien, le secret est si universellement gardé, que chacun est ici la dupe de tous : si sévèrement que nous affections de juger les autres hommes, nous les croyons, au fond, meilleurs que nous. Sur cette heureuse illusion repose une bonne partie de la vie sociale" in les deux sources de la morale et de la religion, p.983, Oeuvres, Tome I. Sur l'application du principe de souplesse, je croie que ça dépend beaucoup des circonstances matérielles. Descartes lui-même, qui dépendait beaucoup, pour certaines choses, du Roi et des catholiques, écrit quelque part dans son célèbre discours que [jamais il n'écrira la moindre ligne contre sa mère l'Eglise]. Spinoza en revanche, qui avait une activité professionnelle et un réseau d'amis étendu, pût se permettre plus facilement d'être chassé de la synagogue. Schopenhauer explique quelque part qu'une des raisons de son succès, c'est un capital dont il hérita et qui le préserva toujours des contingences matérielles. Il y a de nombreux autres exemples, et ça se complique encore si on porte l'analyse au niveau des simples mortels que nous sommes. Je ne suis pas du tout contre le débat, mais… peut-être pas maintenant ! [quote] [ bien joué… mais autant tabler sur le plus, puisqu'il est inatteignable… tabler sur le moyen, c'est s'assurer d'être médiocrement moral. ^^ des miroirs médiocres… [/quote] Là j'ai l'impression qu'il pourrait il y avoir un débat intéressant, mais, je suis désolé, je ne comprends pas trop ton argumentation. Si tu reformules de manière plus claire, je serais heureux de répondre. [quote] disons que tout dépend de l'application… ça devient vite douteux, quand même, cette jurisprudence… je me méfie… [/quote] Tout à fait d'accord, tout dépend de l'application. Cf. Introduction à la critique de la faculté de juger de Ferdinand Alquier (je ne suis pas sûr de l'orthographe…). Pour l'essentiel : [la critique de la faculté de juger fonde et justifie la critique de la raison pure et la critique de la raison pratique, en prolongeant et en développant dans une expérience concrète les présupposés qu'elles contiennent.] Donc le débat reste ouvert, sur la nature et la légitimité d'une telle jurisprudence. [qote] enfin est-il question de bûcher ici ? Ou bien simplement d'ostracisme plsu ou moins prononcé ? Il faut bien sortir du rang, des fois… faire ses coming-out ! ou bien assumer d'eêtre lâche, et le susurrer au monde selon le v¿u de Heidegger, par l'absence de déclaration même… un Dasein qui se défend d'être-au-monde… d'avoir une place… qui se dit personne, anonyme ? Ce n'est qu'un lâche, voilà tout. Mais c'est une position qui se tient… [/quote] Enfin, dans le dicours sur le rectorat, Heidegger prend tout de même des positions dont il sait qu'elles ne feront pas l'unanimité, ni chez ses collègues, ni chez ses lecteurs dans le monde entier ; à la limite imaginait-il peut-être un plus grand succès parmi les futurs historiens de la philosophie, en supposant bien sûr une victoire de l'Allemagne dans les conflits qui s'annonçaient à l'horizon… Mais la question serait plutôt : quelles sont les raisons qui te poussent à affirmer qu'entre faire ses comings-out et assumer sa lâcheté, il n'existe aucune position intermédiaire ? Je ne pense pas qu'on puisse faire des assertions aussi tranchées sans un minimum de débat, avec une problématique qui inclurait également la question du principe de souplesse évoquée plus haut, mais avec une argumentation plus développé cette fois, et une définition plus précise du concept "d'acte de lucidité supplémentaire", sans oublier une réévaluation de l'équivalence, entre fréquenter suffisamment ses amis pour savoir quand ils sont énervés, et connaître ses amis mieux que ces malheureux ne se connaîtront jamais eux-mêmes. Au passage j'imagine que prendre le problème par ce biais permettra de reformuler la proposition "tabler sur le moyen, c'est s'assurer d'être médiocrement moral" que j'avoue avoir du mal à comprendre ; et peut-être qu'on trouvera quelques outils techniques utiles à ce débat en examinant plus précisément quelles pourraient être les règles d'une jurisprudence, capable d'évaluer au cas par cas la portée éthique d'un mensonge. P. S. Voilà, j'ai essayé de répondre, provisoirement, du mieux que j'ai pu à tes objections. Ceci dit je pense également que ce serait mieux de trouver un moyen de faire des post un peu (beaucoup) moins longs… en fait, puisque tu avais pris la peine de commenter mon message précédent point par point, la politesse exigeait que je réponde point par point à tes commentaires. Pour être franc, j'ai beaucoup apprécié d'écrire tout ça, mais… à la fin, j'en avais quand même un peu marre. Et malheureusement, je n'aurai pas toujours l'occasion d'avoir autant de temps disponible. Alors je propose qu'on reparte sur de nouvelles bases. Tu pourrais par exemple résumer et reformuler l'argumentation que tes derniers paragraphe semble annoncer, et on pourrait poursuivre le débat de façon plus précise, et donc perdre moins de temps. Mais tu peux aussi choisir un autre point de départ : une proposition de définition de la nature du mensonge, sur laquelle je pourrais rebondir plus facilement, ou tout autre "anfangspunkt" qu'on a pu croiser au fil des pages précédentes. J'espère donc que tu écriras ce nouveau point de départ, parce que globalement la conversation est jusque là très intéressante. Merci. A bientôt j'espère !
  Lire la suite de la discussion sur forumfr.com


244175
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Les portraits (dessins) de nos anges ❤

image

Bonjour, venant de découvrir que malheureusement, je n'était pas la seul a avoir perdu un ange. Mon histoire grossesse avec des soucis comme toutes mes grossesses. Ma petite puce était prevue pour le 22 septembre, hospitaliser le 10 et 11 juillet...Lire la suite

Ivg medicamenteuse : vos temoignages

image

Bonjour je viens moi aussi vous raccontrer mon histoire. J'ai 28 ans deux enfants un de 3 ans et un de 7 mois je suis en instance de divorce et en ce moment au chômage. Nous sommes en très bon termes avec mon ex mari. J'ai eu une liaison il y a peu...Lire la suite


 

Témoignages vidéos
Mon avortement
Sur le même thème
Mon avortement 3 ans après
IVG: mon histoire
Voir tous les  autres témoignages