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J'essaie de retomber enceinte à 41 ans

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J'ai perdu mon fils Guillian à 8 mois de grossesse le 15 octobre 2004. Une semaine auparavant à la dernière consultation chez mon gynéco tout allait bien : beau et grand bébé. Mon premier à 40 ans après une première ICSI réussie et alors que je venais de me séparer du père après 10 ans de vie commune. Donc une semaine après cette dernière consultation, un mercredi soir, j'ai mal au ventre. Je suis seule chez moi. Toute la nuit, j'ai des douleurs atroces dans le ventre. Je me traîne à 4 pattes de douleur, n'ai même pas la force de demander de l'aide par téléphone. Mon cerveau est brouillé de douleurs. Au matin, plus rien… je me dis que c'était des contractions. J'appelle mon gynéco qui me confirme et me dit de prendre du Spasfon et de venir le voir le lendemain vendredi si ça ne va pas mieux. Mais tout rentre dans l'ordre, pas de saignements, rien… Le lundi suivant je téléphone à une amie pour papoter : on parle des grossesses. Je lui demande si c'est normal d'avoir des pertes transparentes comme de l'eau (j'en ai depuis 3 jours) ;elle me dis d'aller à la clinique car c'est peut-être une perte des eaux. Apeurée, je m'y précipite avec ma valise et celle du petit. Globalement j'ai surtout peur d'être en train d'accoucher. Là bas une sage femme me fais une 1ère écho. Elle me dit qu'elle n'entend pas les battements du coeur du bébé, qu'elle doit faire venir mon gynéco pour qu'il m'en dise plus. Je veux savoir mais elle ne veut pas s'engager. Elle me dit que ce qui est bizarre c'est qu'il n'y a plus de liquide amniotique. J'entre dans un cauchemar. Mon gynéco arrive et atterré me confirme la mort de Guillian. Je n'arrive pas à le croire. Il confirme. Je sors en culotte (si, si) dans la salle d'attente, en pleurs j'annonce à ma mère la mort de mon fils. Les gens qui attendaient là me regardent avec compassion mais je ne les voient plus. Je suis dans un ailleurs cauchemardesque qui ne va pas me quitter pendant 1,5 mois.

Mon gynéco me garde à la clinique en attendant de trouver un hôpital qui veuille bien m'accoucher par voie basse (il ne veut pas de césarienne pour me laisser une chance d'avoir un autre enfant ; la clinique ne peut m'accoucher car elle n'a pas de sang en réserve). Je reste 3 jours à la clinique avec le bébé mort dans mon ventre (prises de sang toutes les 2 heures pour vérifier qu'il n'y a pas d'infection). Enfin l'hôpital Necker accepte de m'accoucher. On me transfert, je ne suis plus que l'ombre de moi meme… proche de la folie.A mon arrivée à Necker, un psychiatre vient me voir. Je suis très normale en apparence je donne le change mais en fait je ne suis déjà plus là. Il ne voit rien… on me laisse seule… je décide de me suicider avec mon fils mort dans mon ventre car je me dis sans lui à quoi bon vivre. Malheureusement ou heureusement je croise une infirmière alors que je m'apprêtais à prendre l'ascenseur. Elle me pose des questions et comprend très vite ce qui se passe. Elle appelle le psychiatre qui devant ma résistance fait venir les vigiles de l'hôpital (2 colosses) , tout ce petit monde essaie de me raisonner… en vain… ils négocient avec moi pour que j'avale un petit calmant. Je finis par accepter mais de fais c'était une dose de cheval… je me retrouve en réa ou je suis gardée jusqu'au lendemain le jour prévu pour l'accouchement. Ce vendredi là le père de mon fils (on n'était plus ensemble et il ne m'a pas soutenu pendant ma grossesse) est venu de Lorraine pour être avec moi et assister à l'accouchement de notre petit Guillian mort. Tout s'est passé très rapidement (20 minutes chrono… si, si). Le petit n'était pas abîmé du tout malgré ces presque 10 jours passés mort dans mon ventre :

2,200 KG. Beau comme tout et joufflu, de beaux cheveux noirs épais… on l'a habillé avec l'ensemble blanc que je lui avait acheté puis je l'ai pris dans mes bras et on l'a pris en photo.J'ai aussi demandé une mèche de ses cheveux que j'ai mise dans un médaillon (plus tard j'ai fait gravé des pendentifs à son nom pour moi et son père) … son père s'est éffondré en pleurs convulsifs (moi aussi). Un prètre est venu donner à Guillian l'extrême onction. Nous avons choisi l'incinération mais nous avons un mois plus tard fait une cérémonie religieuse dans une petite chapelle normande (avec chants et tout le monde vêtu de blanc) , une colombe blanche a été lâché pour mon petit ange.

Une dernière chose : quelques heures après mon accouchement j'ai été transferré dans une clinique psychiatrique où je suis restée 2 mois. Je me suis remise peu à peu psychologiquement (maintenant ça va). Physiquement j'ai fait une grave hypo tyroïdie (stabilisée depuis début mars). En mai je fais une FIV avec le sperme de mon ex concubin qui m'a fait ce don alors que l'on est plus ensemble. J'ai peur de retomber enceinte mais je vais le faire car c'est peut être ma dernière chance de l'être. Je viens d'avoir 41 ans.
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28868
b
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