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J'ai trouvé un équilibre dans ma tristesse

Témoignage d'internaute trouvé sur aufeminin
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J'ai perdu ma maman cet été, j'avais 27 ans. Subitement, tout a basculé, en 15 jours il nous a fallu accepter la maladie, en un week end accepter les complications imprévues et le lundi accepter son départ sans avoir pu se dire aurevoir. J'ai pensé après son départ que jamais je ne serais mère avec elle à mes côtés, qu'elle ne connaitrait jamais mes enfants, que si je me mariais ce serait sans elle. Bref il m'a fallu accepter progressivement son absence. Ce n'est pas fini. Le chemin est long mais depuis quelques mois la vie a repris le dessus et progressivement je sors la tête de l'eau. Je veux moi aussi vivre des belles choses, je ne veux pas que là où elle est elle se sente responsable de mes actes manqués. Alors les motivations qui m'ont tiré vers le haut ont été les travaux dans mon appart et de m'organiser de beaux voyages. C'est très terre-à-terre mais à vrai dire l'important c'est justement de se concentrer sur des choses concrètes, si l'on pense trop, rien n'a d'intérêt. J'ai beaucoup souffert de ne pouvoir en parler sincèrement avec personne, je suis moi aussi proche de mon frère mais je ne veux pas le rendre triste, il faut que l'un de nous tienne pour que les autres ne craquent pas. Et puis je sens que la perte d'une mère, à notre âge, pour une femme, avant d'avoir eu des enfants et d'avoir fait sa vie, est un sentiment très particulier. Je souffre beaucoup de ne plus l'avoir pour partager mon quotidien, passer des moments de complicité, l'imaginer grand-mère. Les autres ne le comprennent pas, pire ils sont maladroits. Mes amis veulent être gentils mais ils s'y prennent mal, vont me parler du décès de leur grand-mère en comparant alors que c'est incomparable. Me dire maladroitement d'aller de l'avant sans fuir la réalité. J'ai aujourd'hui trouver une sorte d'équilibre dans ma tristesse. Je m'implique moins auprès des autres, sans doute suis-je un peu moins sociable, je me concentre sur les gens que j'aime le plus, et je me préserve beaucoup. Je m'aperçois par contre que je suis en demande de beaucoup d'attention de la part des autres. Quand on a plus une maman pour penser à soi, on se sent sans doute mal aimé ? Je pense à elle en permanence et je pleure régulièrement, cela m'aide à tenir le reste du temps. Le travail m'a beaucoup aidé mais je ne voulais pas en parler au bureau, trop dur, et surtout je ne voulais pas craquer là-bas. C'est ce qui m'a aidé, au travail je tenais et le soir je craquais. Et progressivement je craque de moins en moins souvent. Bien sûr je suis à fleur de peau mais j'avance. Moi seule sait ou j'en suis car je ne montre pas grand chose aux autres. Sans elle il faut apprendre à vivre une nouvelle vie, une vie différente en acceptant que rien ne sera jamais plus comme avant. Je pense qu'il m'a fallu 6 mois pour y arriver un peu.
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130858
b
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