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Comment expliquer aux enfants un décès ?

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Je tourne et tourne et tourne dans ma tête depuis 2 bonnes heures ce que je pourrais vous apporter qui pourrait peut- être vous épauler ,c' est le message le plus difficile qu' il m' ait été donné de taper ,j' ai si peur de ne pas dire ou faire comme il faut pardonnez moi ,je vous envoye donc un montage que j' ai réalisé qui peut concerner chacun de vos trois enfants ,c' est un peu clinique c' est vrai et à ne pas prendre de façon catégorique ,à vous de laisser votre coeur faire le tri ,rejeter certains passages ou se dire dire ah oui ça c' est bon pour ma petite fille ,pour mes autres enfants ,vous êtes la maman ,faites confiance au langage de votre coeur ,il est votre meilleur guide . je vous envoie des hellokitty parce que les petites filles adorent les hello kitty et qu' elles peuvent susciter peut-être chez Anaïs une vision douce et jolie de l' au dela ,de Julianne ,des anges ,a vous de faire au mieux et de juger si vous pouvez les lui montrer . Je ne serai pas loin si vous avez besoin . Fanny Marcel Hofer «Jusqu’à la mort, accompagner la vie». Comment dire la mort aux enfants, comment les accompagner, en famille ... Les enfants ressentent les mêmes émotions que les adultes face à la mort marcel Hofer est l’auteur d’un guide en trois volumes, Explique-moi la mort, qui invite à une meilleure compréhension des besoins psychologiques, affectifs, spirituels, religieux et sociaux que l’enfant manifeste face à la mort. Cette trilogie, comprenant notamment un cahier de l’enfant, avec un cadre l’invitant à dessiner ou à écrire ce qu’il ressent, est parue aux Editions Lumen Vitae Les enfants parlent-ils spontanément de la mort ? Marcel Hofer: Oui! Spontanément. Ils interpellent directement les adultes, en leur posant, avec authenticité, les questions qui leur viennent à l’esprit. Ce qu’ils aperçoivent dans leur environnement, les enfants ont besoin de le comprendre, de lui donner du sens. Le thème de la mort est parmi l’un des plus intrigants et des plus intéressants pour eux. Ils comprennent que la mort influence les cinq dimensions de notre vie: biologique, psychologique, sociale, spirituelle et religieuse. Les enfants aimeraient savoir comment nous nous situons nous-mêmes face à la mort: ce que nous pensons, ce que nous ressentons, ce que nous croyons, ce que nous espérons. – Quelle conscience ont-ils de la mort? .. Entre 7 et 12 ans, l’enfant comprend de mieux en mieux que la mort est définitive et que tous les êtres vivants de la terre vont mourir à un moment donné. Il se représente alors la vie comme ayant un début et une fin. Les questions sur l’après-mort et sur le devenir des morts prennent de plus en plus de place. Vers l’âge de 12 ans enfin, l’enfant a une représentation de la mort proche de celle de l’adulte, sur le plan intellectuel. Un autre facteur qui influence sa représentation de la mort, c’est l’expérience directe qu’il en fait. – Vivent-ils les mêmes émotions, face à la mort, que les adultes? Oui, les enfants ressentent les mêmes émotions que les adultes face à la mort: tristesse, peur, colère, incompréhension et sentiment d’impuissance les habitent lors du décès d’un proche . Le sentiment d’injus-tice est très fort quand l’être qui meurt est un être fragile auquel l’enfant s’identifie: Une autre émotion prend une grande place dans le cœur de l’enfant qui a perdu un proche: le sentiment de culpabilité. Très souvent, l’enfant se sent coupable de la mort de la personne qu’il aimait. Ainsi, plus il est jeune, plus l’enfant s’imagine qu’il a pu tuer l’être aimé par ses pensées de vengeance ou de haine. – Les parents doivent-ils précéder leurs questions? La façon la plus naturelle d’aborder le thème de la mort avec un enfant est de répondre spontanément et avec authenticité à ses questions quand celles-ci surgissent. . Dans le dialogue, il s’agira aussi de dissocier les explications biologiques des explications spirituelles. L’enfant a besoin de comprendre la mort dans ces deux dimensions. Les images que nous utilisons doivent impérativement correspondre à la réalité. Dire à l’enfant que «grand-papa est parti en voyage» ne peut que lui nuire. Le mot «mort» doit être prononcé et expliqué: «Grand-papa est mort. Cela signifie que son corps terrestre ne vivra plus jamais. Mais personnellement je crois que l’âme de grand-papa, son moi qui pense et qui aime, continue de vivre – Autrefois, la mort était plus présente, plus «naturelle» dans les familles… Ce qui est plus difficile aujourd’hui, c’est que la mort n’est plus vraiment une réalité visible dans notre société: . L’élément dont nous bénéficions aujourd’hui dans l’accompagnement des enfants face à la mort, et qui n’était pas très développé dans le passé, ce sont les connaissances psychologiques concernant le développement de l’enfant, une aide précieuse à ne pas négliger. Il est aussi clairement démontré que l’enfant souffre des contradictions des adultes. A partir du moment où il comprend qu’il est lui-même plus lucide que ses parents ou que ses soignants, l’enfant met en veilleuse ses besoins d’enfant pour répondre à ceux des adultes. On parle alors d’enfant «parentifié», qui adopte le rôle de protecteur en rassurant ses parents ou ses soignants angoissés, eux-mêmes incapables de faire face à la situation. Pour éviter ces retournements de situation dramatiques, nous devons apprendre à gérer consciemment nos angoisses, ce qui nous évitera de les projeter sur les enfants. – Avez-vous déjà rencontré des enfants confrontés à leur propre mort? Comment parler de la mort à un enfant qui va mourir? Oui. Face à leur enfant qui va mourir, les parents doivent le plus possible avoir une attitude de vérité et de partage. Ils ne doivent pas oublier que leur enfant sait exactement ce qu’il est en train de vivre, et quelles sont les conséquences de sa maladie. Dans sa grande sensibilité, l’enfant perçoit non seulement ce qui est dit, mais aussi et surtout ce qui est tu ou caché. Ce que les parents taisent, ils l’expriment dans leurs attitudes non verbales qui sont décryptées par l’enfant. Les parents qui ont choisi de cacher la vérité à l’enfant qui va mourir et qui ne partagent pas les émotions que la situation suscite en eux, prennent le risque d’enfermer leur enfant dans le rôle de l’enfant qui doit protéger ses parents face à une réalité qu’eux seuls ne sont pas prêts à entendre. Seule la vérité permettra à chacun de rejoindre l’autre et de ne pas regretter par la suite le partage qui ne pourra plus jamais avoir lieu.
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