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J'aimerais tellement qu'il le fasse en temps normal !

Témoignage d'internaute trouvé sur france5 - 26/08/10 | Mis en ligne le 27/07/12
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Bonjour les filles, Nanereus : Moi aussi quand mon homme est "bourré", il se lache ; j'aimerais tellement qu'il le fasse en temps normal ! Mais bon c'est toujours ça et ça fait chaud au coeur de ne pas se sentir seule dans la vie "réelle" (en comparaison avec le sitre ou c'est plus virtuel et que le soutien et la chaleur humaine y est présent constamment). Et bien sûr qu'il faut se dire que nos maris sont les "temoins" (mon mari me reprendrait et me dirait pourquoi dis tu "témoin", tu n'es pas seule dans cette épreuve, tu n'es pas seule à avoir pris cette décision, ne porte pas le fardeau toi, seule au mone => il a complétement raison sur ce point) de notre drame. Ils ont aussi perdu leur (s) enfant (s). Pour la plupart d'entre eux, ils ont assisté à l'accouchement, ils ont vu leur bébé, voire tenu leur enfant ; qui mieux qu'eux peuvent comprendre notre désarroi et notre effondrement. Courage. Je comprends tout à fait que ce soit très diffcile de faire des démarches à l'encontre de ton gygy ; mais j'aurais tendance aussi à dire qu'il y a d'autres mamans qui sont et seront suivis par lui ; que c'est important. Tu as le temps aussi ; prends le temps de la reflexion. Sévérine : Tu me vois désolée de te voir aussi mal. Les montagnes russes, cette valse de sentiments interminables. Je connais bien, très bien même. Comme je connais parfaitement la réaction des gens. C'est ce qu'il y a de plus terrible je trouve : nous c'est notre vie qui s'est écroulé alors que eux, c'est une breche dans une vie. Comment peuvent ils nous demander de passer à autre chose ? Commenty peuvent ils ne pas considérer nos petits anges ? C'est terrible. Avant je prenais le temps de leur faire lire ça (tu l'as déjà remis Jess mais une dose en plus ne fait pas de mal) ; maintenant j'en parle de vive voix mais c'est dur ; les gens s'en foutent et ce n'est pas leur problème. Ils ne peuvent pas comprendre de toute façon ; c'est ce que je me dis, à moins d'avoir vécu personnellement ce que nous vivons depuis la mort de nos bébés : JE VOUS EN PRIE, ne me demandez pas si j'ai réussi à surmonter cette terrible épreuve que m'impose la vie, Je ne la surmonterai jamais. JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas que mon enfant est mieux là où il est maintenant, Il n'est pas ici auprès de moi. JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas qu'il ne souffre plus, Je n'accepterai jamais qu'il ait dû souffrir. JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas que vous savez ce que je ressens, A moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant. JE VOUS EN PRIE, ne me demandez pas de guérir, Le deuil n'est pas une maladie dont on peut se débarrasser. JE VOUS EN PRIE, ne me dites pas "au moins vous l'avez vu vivant et tenu dans vos bras" Selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir ? JE VOUS EN PRIE, dites-moi simplement que vous êtes désolés. JE VOUS EN PRIE, dites-moi simplement que vous reconnaissez mon enfant. JE VOUS EN PRIE, laissez-moi simplement parler de mon enfant. JE VOUS EN PRIE, mentionnez le prénom de mon enfant. JE VOUS EN PRIE, laissez-moi simplement pleurer. Tu nous sappes pas le moral. On essayera de t'aider à remonter. Déjà venir nous parler te fait du bien. Savoir qu'on vit la même chose, ne pas se sentir seule… c'est énorme poru ne pas sombrer. Et puis tu es forte ; tu es quelque'1 de forte. Tu vas t'en sortir. C'est une étape du deuil. C'est normal d'être comme ça. J'étais comme toi il y a 4 mois, complétement anéantie, une loque, je ne dormais plus, je ne mangeais plus, je passais mon temps au cimétière, je ne faisais plus rien, je broyai sdu noir ; je ne m'occupais plus de ma petite, je ne comprenais rien. C'est une étape du deuil. Voici ce que j'avais adressé à mes parents pour leur faire comprendre mon état d'esprit et surtout ça m'avait fait comprendre pourquoi j'étais ainsi aussi mal et bizarrement mélangée de sentiments : Les étapes du deuil. Celui qui vit un deuil passe successivement par trois phases : 1) choc, 2) dépression (tu es dedans Seve). 3) adaptation. Le deuil provoque tout d'abord un état de "sidération" : la personne ne peut y croire. Puis, elle traverse une phase de déni de la nouvelle (un refus absolu d'y croire) qui a pour but de la protéger contre son impact trop massif. (Pour ma part, c'est plutot le choc de l'annonce de la malformation et le refus d'y croire, il a fallu avoir le rendez-vous avec la feotopath pour me rendre compte de la gravité extreme de la malformation de mon petit garçon.). Le travail de deuil. Quand le choc disparaît la douleur surgit. On parle de réel travail de deuil lorsque le chagrin, la révolte ou la colère, l'anxiété ou l'angoisse, le désir de contact avec la personne disparue et les pleurs commencent. L'endeuillé entre alors dans une phase d'acceptation de la réalité difficile et exigeante. L'état dépressif réactionnel qui s'installe alors traduit la phase la plus importante du deuil. On retrouve les signes physiques habituels de la dépression avec une perte du plaisir et de l'intérêt de manger, une fatigue intense avec un délaissement des occupations antérieures et des insomnies. Des troubles intellectuels et affectifs se manifestent également avec une perte de l'attention et de la concentration, avec une humeur triste, une sensibilité accrue à tout détail et souvenir évocateurs du disparu, des crises de larmes. La dernière phase est une période de détachement et de reconstruction. La guérison s'annonce, l'endeuillé réinvestit son énergie dans de nouveaux projets et reformule un sens à sa vie. Si vous vivez un deuil. S'il varie d'un individu à l'autre, le travail de deuil dure environs deux ans. Donnez-vous le temps de guérir. Peu à peu, vous éprouverez moins de douleur au souvenir de la personne disparue. Il n'existe pas de "recettes" pour diminuer l'intensité et la durée de la tristesse et le sentiment d'effondrement. La seule façon de réussir au mieux son travail de deuil est de vivre pleinement la souffrance et les différentes émotions qui s'y rattachent. Dans ces moments difficiles, évitez de prendre des décisions hâtives et importantes que vous pourriez regretter par la suite. Le deuil est un moment très difficile à traverser, il vous faut être patient envers vous-même et envers les autres. Vos proches ne comprennent pas toujours ce que vous ressentez. Entourez-vous de personnes avec qui vous vous sentez bien et à qui vous pouvez vous confier. Il est nécessaire d'exprimer son chagrin et son désarroi, les garder pour soi est un poids trop lourd à porter. N'hésitez pas prendre un congé. Vous devez vous accorder des moments de détente, de loisirs, voire un congé : le travail de deuil demande beaucoup d'énergie et vous devez éviter une fatigue excessive. Certaines personnes rapportent leur sentiment de devenir fou, elles sont submergées par des pensées et des émotions qui ne leur appartiennent pas habituellement. Ce sont là des réactions normales qu'il faut accepter. Votre vie est ébranlée par cette perte, votre quotidien est bouleversé, vous êtes anéanti physiquement et mentalement par la douleur, vous ne devez pas hésiter à demander de l'aide à vos proches ou à des professionnels, si vous en avez besoin. Nous vous conseillons de consulter un médecin si votre état de santé se détériore ou si vous éprouvez des malaises persistants. Ça m'a donné des élements de réponse, et me persuade que c'est normal de vivre des hauts et des bas, des nuits agitées et des nuits meilleures, de la positivité et de la colère… plein d'émotions et de sentiments contradictoires qui se bousculent sans cesse en moi… De nous voir aussi mal, et au plus bas. Courage les filles et tendres pensées à nos anges d'amour. Clara.
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281492
b
Moi aussi !
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