Histoire vécue Perte d'un proche > Deuil      (1994 témoignages)

Préc.

Suiv.

Je n'ai pas encore fait le deuil de ma mère 11 ans après son décès

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo
Mail  
| 463 lectures | ratingStar_224743_1ratingStar_224743_2ratingStar_224743_3ratingStar_224743_4
Il y a 11 ans (j'avais alors 11 ans), ma mère est décédée. Je me suis donc retrouvé avec mon père et mon frère, de 10 ans plus jeune que moi. Nous avons donc tous déménagé, du 93 vers le 94. J'ai donc commencé ma "deuxième vie" dans une nouvelle ville, où je ne connaissais personne. Je n'ai pas particulièrement essayé de garder contact avec mes amis de l'époque. La mort de ma mère m'a bien évidemment assommé, surtout que j'étais extrêmement proche d'elle. Alors que je n'ai jamais été particulièrement très proche de mon père. A 11 ans, j'ai donc perdu la personne auprès de qui j'obtenais le plus d'amour, et j'ai du aidé mon père à s'occuper de mon frère. J'ai donc eu une adolescence un peu spéciale ; renfermée, avec des responsabilités, à la fois trop jeune pour la situation que je vivais, et déjà trop adulte sur certaines points (par rapport à ma vision de la vie par exemple). A 18 ans j'ai appris que ma mère s'était suicidé. Elle s'est pendu dans notre ancien appartement. Ca m'a mis un coup derrière la tête, mais je m'en suis relevé (enfin je pense) au bout de quelques temps. J'ai eu des copines. Rien de particulier à part quelqu'un avec qui je suis resté trois ans et demi à distance. c'était de mes 16 ans à mes 19 ans. Depuis, rien ou presque. J'ai en effet tendance à m'enflammer dès que j'ai une copine, à m'imaginer un futur genre maison chien chat enfant enfin le grand délire. Mon expérience de trois ans et demi m'a aidé à progresser dans ma vie d'homme, à me rassurer, à grandir. et le reste, qui n'a jamais duré plus de deux semaines, m'a plus laissé de frustrations qu'autres choses. Parce que sitôt arrivait une relation, sitôt je me retrouvais à nouveau seul, me sentant alors très mal. J'ai des amis. Mais plus le temps passe, moins je sais quoi leur dire. Un peu comme si on évoluait tous dans des sens différents. Non pas que ce soit dû aux études, ou autres. Mais un peu comme si fondamentalement on avait une vision totalement différente de la vie. Je me sens donc très seul, et c'est un sentiment que je ressent même entouré de potes, de collègues, de famille. J'ai un vide en moi,dû à l'absence de mère, absence que mon père et moi avons essayé de compenser pour mon frère, alors que je n'ai que peu pris le temps de penser à moi. Depuis Janvier, je vois un psy (j'en avais déjà vu un lorsque j'ai appris la vérité sur la mort de ma mère). Ca m'a permis de comprendre différentes choses, de progresser. Dernièrement, j'ai pris conscience que je n'avais pas vraiment fait le deuil de ma mère. J'ai parlé avec ma famille depuis que ce drame s'est produit, bien sur. Mais étant quelqu'un de naturellement renfermé, secret, je pensais que mon absence de sentiment lié à ce sujet était normal. Or je m'apercois maintenant que non, d'autant plus que j'ai tendance à chercher à compenser ce que sa perte m'a couté. et ceci avec tout le monde. Je demande beaucoup beaucoup de choses, de compréhensions, d'attention à mes amis. Mais étant frustré, dès que mes amis viennent vers moi.. Je les fuis, ou je me renferme. Avec les filles, c'est pareil. Je vois une fille avant tout pour ce qu'elle peut m'offrir, et non pour ce qu'elle est. Ca me fait ***** ; parce que je me sens seul et ait le sentiment que !a ne pourra jamais passer. Je pense que faire le deuil de ma mère pourrait m'aider à savoir ce qui me manque et que je ne peux plus avoir (lié à la mort de mère) et ce qui me manque et qu'il est naturel, normal, de rechercher. Je ne sais pas trop ce que je cherche là, je suis complètement à l'ouest, envie de pleurer sans savoir comment pleurer, triste sans avoir l'impression de l'être, heureux sans en avoir l'impression, cherchant le contact avec les autres tout en le rejetant. Je sais juste que le manque d'affection féminine, de tendresse, me ronge, me bouffe littéralement, et fait que je ressens de moins en moins de choses. Un peu comme si à la mort de ma mère j'avais commencé à me renfermé pour ne plus souffrir, et que je m'apercevais que maintenant que je ne m'étais vraiment jamais rouvert...
  Lire la suite de la discussion sur doctissimo.fr


224743
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

26 ans mais beaucoup de mort autour de soi - deuil

image

Salut Guillermo, Je suis désolée pour tout ce qu'il t'arrive… Ce que tu racontes m'est familier. J'ai perdu ma grand-mère il y a un mois et je suis moi aussi angoissée. La spasmophilie est une manifestation de l'angoisse, je ne fais pas de...Lire la suite

Comment gerer le deces de ma mere - deuil

image

Bonjour. Mon histoire est un peu differente de la votre. J'ai perdu ma mere a l'age de 4 mois (elle n'avait que 30 ans). Jusqu'à envron 9 ans j'était une enfant enfermée sur moi même je parlai très peu et refusais de manger et je manquai de...Lire la suite


 
Voir tous les  autres témoignages