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Mon papa, tu me manques

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies 27 ans
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Toi que je n'ai pas pu pleurer à la mesure du chagrin immense que je ressens depuis ton départ, la fin de ta vie. Je me souviens de ton cocon, de tes mots, et comme à tous ceux qui ont perdu un être cher, ta voix me manque. J'ai voulu être dans ta peau pour te rejoindre et j'ai tout fait, de l'alcool à mes rêves de travail pour te rejoindre là où tu étais puis là où tu es, si loin de moi quand j'étais gamine. Je sais que tu m'aimais, je sais que tu ne pouvais pas me le dire mais je le sais. Je n'ai pas eu le temps de venir vers toi, tu es parti si tôt. Je me disais toujours que j'aurais voulu que tu restes et que ce soit maman qui parte, la femme que tu as tant aimé, mon papa. Je sais que tu en serais mort de chagrin, au moins physiquement. J'aurais traversé ma vie en sachant que tu étais là et je sais que j'aurais eu le temps d'appronfondir notre lien, de le créer dans les faits, de l'ancrer dans le sol, dans la réalité. Je sais que je suis toi par ma peau, par mes doigts, par mon regard quand je le porte fort en dedans de moi ou, au contraire, si loin. Chaque jour de ma vie, c'est comme si je t'avais perdu hier. Depuis ce 24 mai où maman m'avait dit que tu ne passerais pas la nuit. Depuis ce 25 où le soleil tapait si fort sur la Terre que tu n'habiterais plus jamais. J'ai pris mon second grand choc en plein coeur quand tu es parti et j'ai continué de t'entendre rentrer, j'ai continué de t'imaginer avec nous, si loin mais là physiquement, et j'ai voulu te prolonger à travers moi. J'ai porté la douleur de voir ta vie arrêtée alors que j'ai senti si profondément que tu n'avais jamais été heureux, tu avais laissé ta vie partir avec celle de ton papa quand tu étais tout petit. Tu étais si absent quand je t'ai connu, tellement ailleurs, si loin, et moi je te voulais à moi, j'avais besoin de toi et je t'ai rejeté tellement je pensais que tu ne voulais pas de moi puisque rien ne me le montrait. J'ai toujours avec moi la lettre que tu avais envoyée à mamie pour lui dire ton bonheur d'être mon père quand je suis née, et si j'ai cette petite flamme au coeur depuis toujours pour la vie, c'est aussi parce que je sais celà. Je reviendrai te parler, ici ou ailleurs car je n'ai pas fini de te dire au revoir, j'ai encore besoin de toi, ne lâche pas ma main, mon papa. Je t'aime, mon papa et je te garde avec moi encore, ta main dans la mienne, ma main dans la tienne, je n'ai pas fini de te dire au revoir Je dois transformer le manque de toi en place à prendre sur la Terre, et c'est aussi parce que je fais le chemin à tes côtés que j'y arriverai.
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b
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