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Perdre son Papa - mon histoire

Témoignage d'internaute trouvé sur vivelesrondes 45 ans
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Le samedi 22 juillet 1995, on avait invité des voisins et des amis pour un barbecue dans le jardin. Il faisait un temps magnifique. Mon papa s'était occupé du barbecue et on s'était disputés la dernière part de charlotte aux poires.

Le dimanche 23 juillet 1995, vers 6h du matin, j'étais chez mes parents en train d'essayer de ranimer mon papa, en attendant l'arrivée des pompiers… Mais je n'ai pas réussi… Les quelques minutes que j'avais mis à arriver ont été de trop. Les pompiers ont pu faire repartir son coeur mais papa était déjà parti ailleurs, son cerveau avait été privé d'oxygène trop longtemps…

Le 28 juillet vers 17h, l'hôpital a dit qu'ils allaient débrancher le respirateur et peu après minuit, le coeur de mon papa s'est définitivement arrêté…

Mon papa avait des problèmes cardiaques, notamment de l'arythmie et de l'angine de poitrine, mais rien ne laissait présager cet arrêt cardiaque soudain. Un simple arrêt. Même pas un infarctus. Juste le balancier de la pendule qui s'arrête…

Ca va faire 12 ans cette année. Et ce n'est pas plus facile même si les années passent. Surtout cette année où mes parents auraient dû fêter leur 50e anniversaire de mariage, le 27 juillet. La fin juillet est toujours une période douloureuse pour maman et moi.

Oh bien sûr la douleur n'est plus la même ou du moins elle s'exprime différemment. Mais il me manque toujours pareil. Moi aussi j'ai parfois des sentiments de non dit, de choses qu'on aurait du faire, dire…

Tatoom a très bien exprimé ce que je ressens aussi, le fait que mon papa continue de vivre à travers moi. Je lui parle, je lui demande conseil, je sens qu'il est là, quelque part.

Maman et moi nous avons choisi de le garder vivant dans notre souvenir. Quand on parle de lui, on le fait comme quand il était là. Ce n'est pas parce qu'il est mort qu'on en a fait une icone, un être merveilleux et intouchable. Il est toujours le râleur qui laissait fumer ses clopes dans le cendrier et qui ronchonnait quand on n'était pas à l'heure pour dîner. Parfois on papote comme deux gamines, tard le soir, on rit et tout à coup on dit "tu vas voir, on va se faire traiter de pipelettes ! " parce que c'est ce qu'il faisait quand on avait nos discussions dans la cuisine et qu'il venait nous rejoindre à l'heure de la pub… On parle en reprenant ses expressions, ses réactions… Comme quand il était là, comme il aurait voulu qu'on soit, même sans lui. Quelque part il est là, présence invisible mais toujours près de nous.

Maman dit toujours : "il ne faut pas vivre sans les gens qui sont morts, il faut apprendre à vivre avec leur absence".

(…).
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