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Perte de ma tante : je n'arrive pas à éprouver de la tristesse

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 06/12/10 | Mis en ligne le 26/07/11
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J'ai 20 ans, je réside actuellement en Angleterre, et j'ai appris le décès de ma tante il y a trois jours. Sur le moment, j'ai ressenti immédiatement une grande tristesse qui a duré toute la soirée, puis le lendemain il m'a semblé que j'étais quasiment incapable de pleurer à nouveau. Comment dire… j'ai eu l'impression de devoir me forcer à penser à la situation, aux moments passés avec ma tante, ce que je regretterais d'elle, les personnes qu'elle laisse derrière elle en partant ainsi pour réussir à me sentir réellement triste à nouveau. Cette situation est très inconfortable, car après quelques heures de réel chagrin, (quelques jours maintenant) j'ai vraiment l'impression d'être égoïste ou vide de sentiments, incapable de réaliser ce qui s'est passé. Peut-être est-ce dû au fait que je sois un peu loin de ma famille, de ce fait pas soumis aux réactions (au chagrin) d'autres personnes ? J'ai décidé de poster sur ce forum car j'ai vécu le décès de mon grand-père il y a 3 ans dans plus ou moins les même circonstances. Certes, j'étais relativement moins proche de lui que je ne l'étais de ma tante car mon père a toujours eu des relations quelques peu distantes avec le sien, mais le fait est que, bien que j'aie assisté aux funérailles de mon grand-père et pleuré pendant des heures, je me suis senti capable de sécher mes larmes très vite une fois l'entourage proche du défunt quitté, et mon environnement naturel retrouvé. Il m'a semblé être davantage frappé par les terribles images du corps inanimé de mon grand-père, de la mise en bière, des larmes de ma famille que part l'idée de ne plus le revoir moi-même. Aussi, j'ai pensé que j'étais triste pour les proches de mon grand-père (sa femme, et ses quatre enfants de 20 à 45 ans, dont mon père) , et à vrai dire, le simple fait de songer à ceux qu'il abandonnait suffisait à me rendre triste. Je ne parviens donc pas à m'expliquer cette réaction récurrente face aux décès de proches (plus ou moins proches) que je qualifie d'égoïste, ou indifférente. Je me suis posé la question de comment je pourrais bien réagir face à la mort de mon père, ma mère, ou l'un de mes frères, et j'en suis arrivé à la conclusion que la peine serait bien plus grande du fait des liens plus forts que j'entretiens avec eux. Mais pleure-t-on en général la mort d'une personne parce qu'on sait qu'elle va nous manquer, ou alors à cause du simple fait d'être confronté à la mort elle-même ? (Ou les deux… ?).
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217511
b
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