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Se remet-on de tout ?

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 18/01/11 | Mis en ligne le 10/04/12
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Une autre personne que je connais, n'a pas versé une larme lorsque sa mère est morte, il a tenu bon comme disaient ces frères. 3 mois après, un de ses collègues de travail est décédé, il était assez âgé et malade, il n'avait pas de liens particuliers avec lui, il s'est effondré… coïncidence ? Non puisque le premier des liens et ceux avec nos parents. Donc ce que tu dis pour ta voisine ne m'étonne pas du tout… Je ne suis pas sûre que l'on puisse dissocier nos sentiments face à la perte, parce qu'elle nous amène au fond de nous même, je suis d'accord. La peur s'apprivoise, on fait avec, mais elle est toujours quelque part, dans un dos, dans une larme, dans une folie, dans une retenue, je pense pas connaître cette expérience de la non angoisse de la mort, après tout je suis une artiste, j'y travaille tous les jours… Mais il n'y a pas que cela. La mort fait partie de la vie, en avoir peur c'est avoir peur de vivre, donc de ce décalage dont tu parles, et la boucle pour moi est bouclée, on en revient toujours au même : avoir peur de grandir, de vieillir et d'y rester un jour… d'être réel ou sens cru du terme, n'être qu'un corps, de la chair, difficile à accepter qu'un jour tout ceci disparaitra, tu ne trouves pas ? Le reste pour moi est une croyance, nourrir un fantasme de la mort, c'est nourrir sa protection. Les images nous protègent et nous libèrent, heureusement que parfois nous avons cela, sinon, on se prendrait tout dans la tronche, à vif, à cru. Croire que le lien est éternel, le ressentir ainsi c'est une manière de vivre, une manière de faire face, et heureusement que nous sommes des créateurs à ce niveau, sinon, que resterait-il ? Tu l'as dit toi même : il doit bien y avoir un équilibre entre les deux, entre le réel et nos réalités, et cet espace c'est lien, tu as raison… Quand on perd l'intensité de ce lien il faut le recréer et c'est dur dans l'absence, on se rattache alors aux souvenirs, à sa mémoire, aussi défaillante et arrangeante que la peur… mais elle laisse place à autre chose je crois. Mais je ne pourrais en parler clairement puisque mes parents sont vivants. Oui ils vieillissent et ils profitent, et je profite des liens aujourd'hui différents d'avant pour me construire en tant qu'adulte, les voir autrement qu'en tant que parents. Mon chemin est là pour le moment, ma perte n'est que celle de mon enfance pour le moment, pas d'être chers, pas de deuil à porter. Mais j'ai autour de moi des personnes avec lesquelles je suis en lien qui perdent définitivement leurs être chers. Alors je me questionne… Il y en a eu, mais c'était la suite des choses, ce n'étaient pas des personnes très proches, c'étaient juste des gens biens, avec lesquels j'ai eu des liens, et que je n'oublie pas. Chacun, à notre niveau nous connaissons ce sentiment de perte, mais la perte réelle, pour ma part, je ne la connais pas vraiment encore. Une grand-mère très lointaine qui fait partie de mon histoire, suite logique… ? Juger la peur, c'est comme juger l'amour, c'est pareil pour moi Cath. Pour ce libérer de la peur, il faut accepter, certaines personnes ne le peuvent pas…
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239532
b
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