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Ultime adieu à mon père

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies 43 ans
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Quand le moment est arrivé je n'ai pas voulu assister au débranchage, je suis sortie avec ma soeur et ma mère… Par contre les deux heures qui ont suivies ont été les plus pénibles de toute ma vie. En effet, après le débranchage mon père a continué de vivre, il respirait sans (enfin pas totalement) et mon beau-frère qui n'approuvait pas notre décision dont j'étais quand même en partie responsable quand l'équipe médical m'a dit qu'on était dans l'ordre de l'acharnement médical et qu'il n'avait aucune chance de finir sa vie autrement que dans un lit médicalisé suspendu à un respirateur mon frère est moi avons pris la décision d'en informer le reste de la famille pour convenir que la souffrance dont il était l'objet depuis deux mois devait cesser puisqu'il avait émis le souhait de se débrancher plusieurs fois et même devant nos yeux. Donc mon beau-frère pendant une heure au moins n'a pas arrêté de booster mon père en disant mais vous voyez il respire sans la machine. Bref, je voyais mon pauvre père qui luttait une dernière fois pour survivre et je me suis culpabilisée comme jamais. Etant sur place, je suis allée à l'hôpital tous les jours de la semaine contrairement à ce beau-frère et je peux vous assurer que la vue de la dégradation de mon père a été très douloureuse. Hier quand on lui a confirmé qu'on allait le laisser partir il était apaisé, il souriait, il m'a regardé d'une manière où peut-être je me trompe mais il me remerciait. Seulement voilà il ne pouvait parler et confirmer verbalement. Je suis heureuse qu'il soit enfin délivrer de toute cette souffrance mais me reste ces deux heures les plus pénibles de ma vie où mon beau-frère a redonné un espoir à ma mère et à ma soeur. C'était théâtrale, mon beau-frère n'arrêtait pas de parler de dire à mon père "mais regarde tu respires sans la machine etc… " j'étais attérée. Puis les soubressauts cessèrent au bout de deux heures et quelques, quand il est décédé je n'avais que cesse de lui demander pardon d'avoir précipité les choses… Après je lui ai dit à mon beau-frère que pendant ces deux heures, son discours m'avait culpabilisé. Se rendant à l'évidence, il a évidemment nié toute insinuation culpabilisante mais je sais au fond au ton de sa voix et aux paroles prononcées à un moment aussi terrible que c'est pas vrai car il était contre…
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