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Mon bébé est mort né

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Je m'appelle Aurélie et j'ai 29 ans. Cela fait plusieurs jours que je viens sur ce forum sans oser me lancer. Et puis aujourd'hui je me décide.

Le 24 Novembre 2008 j'apprends que je suis enceinte de notre premier enfant à notre plus grande joie à mon mari et à moi. La naissance est prévue pour le 29 juillet 2009.

Ma grossesse se passe à merveille jusqu'au 23 Mai 2009. Ce jour là j'ai mon rendez vous avec mon gynéco pour la visite mensuelle. Au moment de l'échographie le gynéco est interpellé par le petit poids de bébé et suspecte rapidement un RCIU (retard de croissance intra utérin). Cependant le bébé va bien et il décide de nous orienter vers un cabinet d'échographie spécialisé pour voir ce qu'il en est. Nous avons rendez vous le 3 juin.

L'échographiste confirme le RCIU et nous informe que c'est le placenta qui est en cause et qu'il n'assure pas correctement son rôle. Toutefois pour lui Bébé va très bien et il faut à présent que je sois orientée vers un spécialiste pour un suivi particulier pour la fin de la grossesse. Nous devons revoir notre gynéco habituel avec le compte rendu de l'échographie le 5 juin.

Nous sommes donc reçu au cabinet de notre gynéco qui bien que le bébé se porte bien nous alerte sur les conséquences possibles d'un RCIU et sur la possibilité que l'accouchement soit provoqué si bébé venait à ne plus se développer ou à souffrir. A partir de ce moment là, l'inquiétude qui sommeillait en nous explose dans ma poitrine. Nous avons rendez vous l'après midi même dans une unité de gynécologie spécialisée dans les grossesses à risques.

Nouvelle écho, bébé va bien. Mais le gynéco décide de m'hospitaliser pour une surveillance et surtout pour m'administrer la cortico-thérapie afin d'accélerer la maturation des poumons de bébé. Je suis inquiète mais il me rassure et me dit que si tout va bien je sortirai le lendemain. Les examens sont faits, je vois l'anésthésiste et je reçois la cortico-thérapie.

Par précaution ils me gardent finalement jusqu'au dimanche, jour de la fête des mères et je sors ce jour là en fin de matinée avec un suivi à domicile par une sage femme avec un monitoring par jour pour surveiller le bien être du bébé. Je dois me reposer et revenir en consultation le 10 juin pour faire le point et éventuellement envisager un déclenchement de l'accouchement.

Tout se passe bien, Bébé est très actif après une période calme dûe à l'effet de la cortico-thérapie. Le mardi 9 au soir la sage femme sourit même de sa grande vitalité. Je prepare ma valise au cas où je devrais rester à l'hopital le lendemain. Je suis en effet restée mais pas pour ce que je pensais…

Le 10 juin, je suis réveillée à 6h, je n'ai pas bien dormi à cause du rendez vous qui me préoccupe beaucoup. Je me lève pour aller aux toilettes et décide de me recoucher un peu car le rendez vous n'est qu'à 10h30. Alors que je suis dans mon lit je sens du liquide s'écouler entre mes jambes. Je pense que je perds les eaux mais lorsque mon mari allume la lumière je découvre avec horreur que je perds du sang, une quantité impressionnante qui n'arrête pas de couler.

Je comprends très vite qu'il se passe quelque chose de grave mais je suis loin de m'imaginer ce qui va suivre. Mon mari appelle le SAMU et l'ambulance arrive peu de temps après. Nous partons pour l'hôpital. Dans l'ambulance je sens bébé bouger mais je suis très inquiète.

Nous arrivons aux urgences de la maternité et je comprends très vite qu'un drame vient d'arriver car en voulant mettre le monitoring la sage femme n'a rien entendu. Elle appelle alors le gynéco de garde qui me fait une écho. Je vois bien sur l'écran que le bébé ne bouge pas, ne bouge plus.

Il demande à mon mari de sortir avec lui. Je sais ce qu'il est entrain de lui dire mais je ne veux pas le savoir. Quand ils reviennent dans la pièce mon mari vient vers moi, dans son regard j'ai lu la douleur et j'ai vu les larmes. J'ai dit : "Nous avons perdu le bébé ? " et il m'a serré dans ses bras. Là je m'éffronde, le personnel est formidable, m'épaule, m'accompagne. Un autre gynéco vient pour m'expliquer ce qui va se passer. Il me dit que c'est mieux si je décide d'accoucher par voie basse mais que si je le souhaite il peut me faire une césarienne.

Je décide d'accoucher malgré la douleur qui me transperce la poitrine. Le travail commence rapidement mais je saigne toujours autant. L'équipe médicale est inquiète pour moi. Ils surveillent mon taux d'hémoglobine et vont venir des poches de sang pour une éventuelle transfusion. Le temps semble s'être arrété, je ne cesse de pleurer. Mon mari est là, il ne sortira pas une seule seconde. Ils décident d'accélerer la maturation de mon col à l'aide de comprimés et me pose la péridurale qui ne fera malheureusement pas effet.

La sage femme me dit que nous avons le choix de voir le bébé ou pas et qu'il suffit juste de lui dire, qu'on peut changer d'avis à tout moment. Sans nous regarder nous lui répondons que nous voulons le voir et le prendre dans nos bras. Très vite le travail s'accèlère, je souffre le martyre mais rien n'est comparable à la douleur psychique que je ressens au fond de moi. Je donne naissance à mon bébé sans vie à 15h40 et nous décrouvrons au meme moment qu'il s'agit d'un petit garçon.

Nous avions voulu gardé le mystère pendant toute la grossesse. Nous lui donnons le prénom que nous avions choisi : NOAH. J'ai peur mais je le prends sur moi. Il est beau, tellement beau. Son petit corps est encore tout chaud. Je suis à la fois émue et si triste. Nous restons plus de deux heures avec Noah jsuqu'à ce que nos mamans nous rejoignent. C'est dur pour elles mais elles sont contentes de pouvoir voir leur petit fils.

Nous avons pu voir Noah tous les jours pendant que j'étais hospitalisée. Je suis sortie le samedi et la crémation de Noah a eu lieu le lundi.

Aujourd'hui plus d'un mois après cette terrible journée je suis abattue, murée dans ma douleur. J'ai encore du mal à réaliser que Noah n'est pas avec nous à la maison. Meme si on m'a expliqué ce qui c'était passé je n'arrive toujours pas à comprendre. J'ai été victime d'un HRP (hématome retro placentaire) massif et brutal.

Ca n'est pas prévisible et inexplicable. Mon placenta avait des soucis mais cela n'explique pas que l'HRP soit arrivé si brutalement. Pas d'autres soucis de santé. Nous avons refusé l'autopsie de Noah car on nous a dit que cela ne servirait à rien.

Je suis en congé maternité jusqu'au 6 octobre. J'essaye d'avancer, doucement. Mon mari et moi sommes très soudés. Lui va mieux mais il me dit qu'entre un homme et une femme les choses sont si différentes que c'est normal.

SI je viens ici aujourd'hui c'est pour trouver du soutien auprès de celles qui comme moi ont connu la perte de leur enfant. Car meme si je suis très entourée je sais que personne ne peut comprendre tant qu'on est pas passé par là…
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96306
b
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Commentaires pour cette histoire  Ajouter un commentaire

Par bouddha | le 01/10/10 à 21:15

moi mon histoire et differente mai , crois moi je sais ce que tu ressent vraiment ! moi c'est ma petite soeur vanessa de 26 ans que , l'hopital a laisser mourire par faute de negligence ( victime d'erreur medical ) le 17 avril 2010 elle arrive a l'hopital acompagné des pompier a 3h du matin car elle etais tombé en sortant de nos toilete ( perte de connaissance totale , plus de respiration , plus rien du tout ! et je sais pas pourquoi 2 minute apres elle a repris conaissance , arrivée au urgence de briancon ( hautes alpes ) , l'hopital la garde 1h ensuite on rentre a la maison car il nous on dis que ca va et qu'elle a juste un coup de fatigue mais tout va allé . a 8h du matin elle va au toilete et repere connaissance a nouvaux , je la descend precipitament a l'hopital , a repris connaissance faiblement dans ma voiture , arrivée a l'hopital il la garde et 1h et me disent a moi le frere et a son compagnon vous pouvez rentré ca va allé mieux elle dois ce reposer . le soir a 21h elle a perdue connaissance son compagnon et moi avon apeller les pompier , pendant ce temps nous avon commencer le massage cardiaque car elle ne respirais plus et plus de battement cardiaque , les pompier on prie le relais 5 minute apres alors que le smur est arriver 35 min apres ; ils on mis 35 min pour faire 12km ! jai jamais vue ca de ma vie , elle est rester 35 min sans oxigene au cervaux ! arriver a l'hopital le coeur etais repartie , m'alheureusement le cervaux n'a pas survécue , elle a fait 1 semaine de comas et adieux petite soeur . tous ca pourquoi ? parce qu'on vie dans un monde d'argent et l'humain prefere l'argent a l'humanité ... et oui vous comprenez on garde pas les gens a l'hopital car sa raporte pas d'argent ! c plus simple de se debarasser des gens ! j'espere que l'etre humain changera un jour , vite ! vite ! vite !

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