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Perte de bébé et culpabilité

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Un sujet difficile a aborder, car vecu tellement differement… un deuil en tous cas, d un enfant que l'on a porté mais pas ou peu connu. Un poids a porter, un sentiment de culpabilité a assumer, de la colère, de la tristesse, de la jalousie… difficile de retrouver sa joie de vivre, ses desirs, ses envies. De l'incompréhension, de la solitude face à cet abandon. Le temps passe, ceux qui nous entourent oublie, mais nous pas… ça revient regulierement… la date prevue d'accouchement, la date d'accouchement post mortem, la fete des meres, des peres, l'anniversaire presumé, le dernier noel enceinte… la lettre du gyneco qui nous attend pour nous donner les resultats de l'examen du petit corps, et les copines qui font et refont des bébé… je n'ai ni envie de me plaindre ni envie d'être plainte. J'aimerai seulement que les gens pleurent avec moi et comprennent je ne sais pas comment j'ai fais pour surmonter tout ça… je n'etais pas si heureuse que ça de tomber enceinte, j'ai 37 ans et deja 4 enfants… c'etait un dernier bébé et je m'y etais habitué à son arrivé. Mais apres 4 mois et demi de grossesse et un examen legerement anormal, on me conseille une echographie. C 'est un vendredi soir, tout est fermé, je m'inquiète, je pars o urgences, seule… apres une petite heure d'attente je suis en fzce du gyneco qui va me rassurer pdt un quart d'heure et puis va me faire une echographie. En une fration de seconde son visage s'est transformé et j'ai compris, il n'y avait pas de son… il m'a tout de suite dit que c'etait terminé… il etait désolé… je voyait bien qu'il s'en voulait… der m'avoir reconfortée… mon bébé etait mort ds la journée ou ds la nuit. J'ai eclaté en sanglot, je ne pouvais plus m'arreter… je ne comprenais pas ce qui se passait j'avais du mal à mesurer la realité de l'instant. Il m'a raccompagné ds l'entrée, souhaitant se liberer de ma peine contre laquelle il ne pouvait absolument rien… j'ai repris ma voiture je pleurai toujours et tellement qu'il a fallu que je m'arrete… il a fallu que j'appelle le papa aussi, je pleurai encore il n'a pas compris ce que je lui disait. Je suis arrivé, il faisiait nuit, il m'attendait dehors, nous avons pleuré ensemble. Le bébé etait là en moi, mort… il a fallu que je le garde 2 jours mort en moi, je suis devenu un tombeau, c'etait dégoûtant, pourquoi on me faisait ça ? Je me degoûtait j'avais la mort en moi alors que 2 jours avant je portais la vie… le lundi je me suis enfin faite hospitaliser, j'ai eu le choix : en chir ou en mater, j'ai preferé la mater, meme s'il a fallu supporter les cris des enfants vivants… on m'a donné des cachets pour declencher des contractions… oui il a fallu que j'accouche, eveillée de mon bébé mort !! Ce qui m'a fait plaisir, c de sentir, ma poche des eaux se vider… c'etait la 1ere fois en 5 grossesse que je le sentais… mais j'ai eu peur… je sentais que le bébé ou pluto des bouts de bébé venait avec… on m'a choutée à partir de ce moment là… je suis passée en salle d'accouchement, le bébé est sorti tout seul, tout petit, la taille de ma main, mon cheri etait là, nous avons voulu le voir… sa tete etait grosse comme une noix, il avait tout ce qu'il faut, meme des orteils… il a fallu se faire violence pour detacher notre regard de ce petit bout de viande, ça devenait morbide… mon placenta n'est ps decendu j'ai fais une hemoragie, je suis partie d'urgence o bloc, j'etais completement defoncée. Tout s'etait arrété, je partais avec lui… je le sentais j'ai eu beaucoup de mal à me reveiller, je ne savais plus si je voulais me reveiller d'ailleurs. J'ai pensé à mes autres enfants pour y arriver. Et puis ça a été une semaine d'hospitalisation, à essayer de manger, de ne pas pleurer, de dormir, de ne pas cauchemarder… bref a essayer de survivre. J'y suis arrivée, j'etais bien entourée… je suis alors rentrée une journée. Je n'etais plus à ma place chez moi, j'ai fais une crise de panique, mon coeur battait si vite, je pensais que j'allais mourrir, que c'etait tout ce que je meritais… le samu est venu me chercher, la salive de mon mari etait la seule chose qui me retenait. C'etait la seule seve qui me nourissait. Calmants, scanner, nouvelle echo… et reprobleme : il reste un bout de placenta. Hospitalisation sur le champ. Re bloc, reveil plus facile, antibio a haute dose et depression. Je veux rentrer, je veux voir mes enfants, je ne veux pas mourrir. Et rester dans ce mourroir m'effraie, la mort m'effraie… je degringole, je me croyais pourtant si forte. Je ne suis rien, nous ne sommes rien. 5 jours et je sors enfin… je me sens si faible… il faut ke je me releve… visite à une psy, explication du deuil, elle me comprends on dirait, et me dit que ça prendra du temps… ça depend et puis la vie, le travail, les enfants, les soucis quotidien… je fais semblant et me prends o jeu… je suis une boite vide, c'est la meilleure image que j'ai trouvé. Je ris quand il fo rire, je bosse quand il fo bosser, je suis là mais tellement loin. Je vais sur des forums, je lis des trucs encore pire, ds parents qui perdent leur enfant à un an, 6 mois… je pleure sur eux, sur moi, sur elle, sur nous. Et je continue, on essaie de m'epargner, on evite le sujet mais je souffre, regardez comme je souffre !!! Juin arrive, je reçois un courrier du gyneco, il est a ma disposition pour m'expliquer les raisons du "deces" entre guillemets car enfant trop petit = pas d'enfant. Je n'en parle à personne, je veux mettre ça de coté. Et si j'etais responsable ? La clope ? , le stress ? J'oublie la lettre… mais je vais moins bien je ne supporte plus mon cheri, ça pete… pourquoi ? Que se passe t il ? Et là je comprends, je ressors la lettre, c'est ça… je ne pouvais pas porter ça tte seule, mais en meme temps je ne pouvais pas imaginer qu'il sache que j'etais responsable. Il me rassure, j'irai seule et je lui dirai ce que je veux, la verité ou pas… demain j'aurai dû accoucher, j'irai voir la psy et lui parlerai de ma peur d'être responsable de la mort de mon bébé, elle m'aidera j'en suis certaine. Je dois entendre ce que l'examen a revélé, cela fait partie du deuil, si je veux aller mieux je dois y aller. Dits vous bien que vos larmes ne coulent pas pour rien… vous me soignez…
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126865
b
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