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Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies 19 ans
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J'ai perdu un fils aussi il y a quelques mois, de maladie, en une semaine suite à un AVC. Il avait 22 ans, il était cardiaque de naissance. Je connais votre souffrance, je la vis. Mais je suis comme les autres, je n'aime pas ces mots "faire son deuil", c'est mon psy qui me dit ça et je lui ai dit que je n'aimais pas ces mots. D'abord cela veut dire quoi faire son deuil. Moi je suis passée d'abord par le choc et le dénit, je ne voulais pas entendre que mon fils allait mourir et qu'il était mort, puis par la colère comme tout le monde, colère envers lui de m'avoir quitté colère envers les mèdecins de ne pas l'avoir guéri et colère envers moi de ne pas l'avoir sauvé. Aujourd'hui on dit que je suis en phase de dépression, c'est possible, je n'en sais rien, j'ai des hauts et des bas, des moments ou je me sens mieux et ou j'essaie de positiver et de me dire qu'il vaut mieux qu'il soit parti que s'il était resté paralysé, et puis il y a des moments ou je descends au fond d'un trou noir ou je voudrais m'endormir et ne jamais me réveiller. Je pense surtout qu'il faut beaucoup de temps pour accepter la mort d'un enfant, il faut être bien entouré, c'est important, avoir à vos côtés des personnes qui vous aiment et qui vous aident à porter cette souffrance. J'ai deux autres enfants c'est vrai et un mari extraordinaire qui m'aident beaucoup mais je fais aussi un travail sur moi, j'apprends à vivre un peu pour moi, j'apprends à m'aimer, ce qui n'est pas si facile. J'apprends à prendre des petits moments de plaisir pour moi sans culpabiliser. Je sais bien que ma nouvelle vie ne sera jamais comme celle d'avant, qu'il y manquera toujours quelqu'un, mon fils et moi nous étions en osmose, nous nous adorions et la rupture a été d'autant plus difficile pour moi. Mais quand je vois que il y a des personnes sur ce site qui n'ont toujours pas fait de deuil au bout de 5 ou 10 ans, je ne crois pas pouvoir tenir si longtemps. Si je dois passer 5 ou 10 ans dans la dépression à ne pas vivre, je préfèrerai partir. Vivre comme un mort vivant en souvenir d'un mort à quoi cela sert. Il y a les vivants, les autres, et nous devons vivre aussi pour eux. Je n'ai pas encore atteint la phase "résignation" comme me dit le psy, mais c'est quoi la résignation, je ne pourrais jamais me résigner à la mort de mon fils et pourquoi le ferais je. Je réapprends à vivre, c'est tout, doucement, avec douleur et avec l'entourage des miens.
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