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Faire face au suicide

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Je serais tenté de dire que c'est mon suicide auquel j'ai du mal a faire face. C'est étrange comme on fait vite l'amalgame entre la douleur del'autre et la sienne. Mon frere 'est suicidé il y a quelques temps. C'est une partie de moi qui est morte avec lui. Je le savais. Cela fait des années que je l'attendaisJe l'ai vu tout préparer et je n'ai pas agit. Parce que je n'ai peut-être pas voulu voir. Parce que j'ai voulu me protéger. Cela faisait 5 ans que nous avions coupé les ponts. Je l'ai vu aller au clash avec ma famille, avec lui même avec sa vie toute entiere, parce que (et je ne le comprends qu'aujord'hui) il lui fallait aller u clash, il lui fallait se libérer pour pouvoir agir. Pour que plus rien ne le retienne. Et j'ai été la derniere à le voir. J'ai été son dernier contact, j'ai été son "papillon".J'ai mis 5 ans à l'appeller. Son absence me tuait peu a peu, je vivais avec un sentiment d'abandon terrible, de rejet d'incompréhension et de peur. Peur d'arrver trop tard, de ne jamais le voir revenir. Peur de mal m'y prendrepour reprendre contact et le perdre a jamais. Il a été mon repaire, toute mon enfance, il a été celui a qui je m'identifiais. Depuis sa premiere tentative, j'étais toute jeune, je me suis dit que si il partais, je le suivais. J'ai sur le bras gauche les mêmes cicatrices qu'il portait. Non pas parce ue je voulais mettre fin a ma vie, mais parce que javais le sentiment que nous étions comme un. Que ses ciacatrices étaient les notres et que nous les partagions. Peut-être que j l'aimais trop. J'ai toujours su qu'il souffrait, même si je ne savais pas mettre le doigt dessus. Et je n'aijamais su, demon coté, trouver ma veritable place au sein de ma famille recomposée. Je ne savaispas qui j'étais dans ce shéma. Je savais juste que j'étais sa soeur. Et qu'ilétait mon frere. Et malgré que nous n'ayons pas le même sang, nous avions cette même difficulté a nous situer par rapport aux autres. Pendnat ces 5 ans où son absence m'a tiré vers le bas, ou j'ai pensé chaque jours a lui, j'ai parfoi souhaité qu'il meurt. Pour qu'il puisse être enfin en paix. Pour qu'il cesse de me manipuler, pour qu'il cesse deme détruire comme il le faisait. Ça devenait obsessionel, je savais que j'avais un problème avec lui, qu'eje devais régler. J'ai été suivi, mais j'étais incapable d'n parler. J'ai déchirer la quasi totalité des photos. Je vivais comme si il n'avait jamais été dans ma vie, pour me protéger. Je n'ai jamais voulu vraiment croire pourtant qu'il me detruisait volontairement. Alors pour avoir la force de l'affronter, je me suis tu pdt 5 ans. 5 an a attendre q'il sonne. Qu'il soit là a noel. Qu'il appelle. Je ne sais pas cb defois je l'ai croisé et cb de fois j'ai fait demi tour parce qu je sentais mon coeur exploser. Et j'ai fini par appeller. J'ai pleuré, j'ai crié, j'ai frappé… nous avons commencé a parler, il pleuré luiaussi, il 'éa demandé pardon. Pardon du mal qu'il m'avait faitn pardon pour le mal qu'il allait me faire. I a dit qu'il m'aimait. C'est la derniere fois qu'il m'a pris ds ses bras. J'ai senti ce soir là un appel. J'ai senti que je pouvais faire quelque chose pour l'aider. Ais avant la fin de la soirée, il a recommencé, il était malade et sa névrose ou je ne sais quoi le poussait a me detruire, même malgré lui et en me couchant je sentais que je coulais toujours plus..pour moi, pour mon compagnon, pour l'enfant que j'essayais d'avoir j'ai choisi de laisser passer du temps. D'être prete, d'être forte. Je n'avais pas les armes necessaires pour regler ce que je devais regler, ni pour le porter sur mes epaules. J'étais trop fragile. On m'a parlé de mélancolie profonde, on m'a parlé aussi de névrose, de schyzofrénie, de comportement bi polaire et tout ça… je ne sais ce qu'il était. Il était lui. Il était moi. Je me suis toujours reconnue en lui, dans cette attitude destructruce et auto destructrice..quand le psy m'a dit que j'étais qlqu'un de bipolaire, je n'ai même pas été étonnée… Et quelque temps plus tard, je l'ai croisé. Et j'ai accéléré. Et j'ai voulu mourir, plantée dans le mur devt lui. L'angoiss et le nerfs, la cigarette et le manque de nourriture et de sommeil m'ont fait perdre un foetus que je n'avais même pas constaté. J'ia très mal vécu cette fausse couche. J'ai tout de suite appelé et j'ai aussitot raccoché. Je me souviens encore : je voyais le telephone sonner et je pleurai, j'étais tétanisée, incapable de repondre.2 semaines après, j'ai reçu un appel d'une amir me disant de venir en urgence, qu ma mere était sur point d'arriver. J'ai tout de suite pensé a lui. Tout de suite. J'ai laissé le telephone ouvert, je n'ia plus parlé, plus bougé jusqu'à ce qu'on vienne me chercher. Et j'ai hurlé que tout ça c'était des mensonges, qu'il était tjslà… a partir de là j'ai sentie un vide..comme une longue chute en moi même, je n'avais plus aucune sensations. Et je ne saurai pas dire cb de temps se sont écoulés entre le jour de son suicide et le jour de son enterrement. Je ne vis plus. On me dit qu'un sicidaire finit toujours par se donner la mort et qupoique l'on ets pu faire, cela ne fait que retarder. Mais jamais eviter. Je l'imagine sans arret. Pendant pesque un mois, j'ai eu des halucinations, je le voyais je l'entendais, j'vaas la sensation de devenir folle. Je me suis coupé du monde. J'ai quitté la maison. J'ai tout oublié. J'ai rejetté celui que j'aimais, mes projets, ma famille. J'ai voulu mourrir, rester avec lui. Je voulais rester avec lui. E pas sle laisser seul, ne pas sle laisser partir. J'ai morfler. Tout s'est enchainé, forcement. Les finances, la santé… tout. Jusqu'au cou. Aujourd'hui, j'arrive a avoir un semblant de vie normale. De jeune femme endeuillé. Et toujours séparée. Qui n'assume pas sa séparation. J'ai tout perdu en deux semaines. Mes reves, mon homme, mon frere. Mon passe mon present mon futur. Moi, out simplement. J'écris ici ce soir et ça me soulage. Demain matin, j'ai rendez-vous avec un nouveau thérapeute qui j'espere m'aidera. Juqu'a present, je n'arriveais pas a en parler. Je n'avais jamais rien écrit le concernat. C'est une premiere. Et ça me soulage..j'avoue être venue trouver quelque chose qui puisse m'aider a voir plus clair, à écrire pour m'eclaircir moi même, reflechir avant demain, pour être plus efficace. Alors je dis a toutes les personnes qui font face au suicide : C'est un choix que fait l'autre. Un choix certes très egoiste mais qu'il ne nous reste plus qu'a accepter… et qui reste innacceptable… quelque chose est mot avec lui…
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261712
b
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