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Orpheline... reniée...

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 01/03/11 | Mis en ligne le 13/04/12
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Bonjour à tous, J'en ai si gros sur la patate que je n'ose plus parler… mon coeur est si lourd que je me sens incomprise ou gênante pour mon entourage… Je vais essayer de vous raconter en version courte mon histoire. Mon frère aîné est né handicapé mental. Ma maman avait promis de me tuer à ma naissance si j'étais moi aussi atteinte, cette menace a pesé sur ma tête toute ma vie. Mon papa s'est suicidé lorsque j'avais presque 7ans et il m'a fallu longtemps pour comprendre/réaliser qu'il était mort car je n'ai pas pu assister à la cérémonie d'au-revoir et ma maman a crée plein de mystères autour de lui (pour respecter sa mémoire disait-elle). A 18ans, un de mes oncles (j'en avais 5) fait une tentative de suicide par le feu mais se loupe. C'est celui qui s'occupait le plus de moi lorsque j'étais chez mes grand-parents maternels avec qui il vécut jusqu'à leur mort. A 20ans, je suis partie de la maison après des années de tension avec ma maman. Ce jour-là ma grand-maman maternelle est tombée, se cassant le col du fémur. Elle a été hospitalisée et elle est morte quelques mois plus tard. L'enterrement fut terrible, elle était le ciment de la famille, la maman que je n'avais pas, la seule personne douce avec moi. Devant sa tombe, j'ai dit à ma maman que c'était elle qui devrait être à sa place. Depuis le décès de ma grand-maman maternelle, je ne supportais plus de voir des personnes âgées… je leur en voulais d'être en vie… cela m'a pris presque 2ans pour réussir à retourner voir mes grand-parents paternels (que je connaissais peu car ma maman m'en avait éloigné à la mort de mon papa). Mon grand-père paternel meurt de son cancer généralisé 6 mois après ma grand-maman maternel, en respectant ma demande d'attendre que j'aie fini mes cours. Il a lâché prise le soir même de la remise des diplômes après 15 ans de cancer. A l'enterrement, ces fossoyeurs ont réussi à retourner la tombe de son trou sur ma grand-maman avec des os dans la terre retournée… autant vous dire que j'en étais écoeurée… A 23ans, je mets au monde un enfant merveilleux mais j'ai vécu seule ma grossesse et je l'élèverai seule ensuite, dès son 1er anniversaire… Après avoir enfin trouver la force de retourner voir mes grand-parents paternels, mon grand-père se suicide pour abréger son cancer. Deux ans plus tard, ma grand-maman maternelle décède d'un cancer du foie foudroyant. Les médecins avaient dit 4 mois minimum, elle a tenu 4 semaines… A ce moment-là, je rencontre ma nouvelle meilleure amie qui est devenue comme une soeur. On vit près l'une de l'autre même si on se voit peu du fait de nos horaires et de nos enfants qui ne s'entendent pas top top… A 32ans, un de mes oncles avait qui je passais beaucoup de temps enfant et avec qui mon fils passait beaucoup de temps aussi meurt des suites de son alcoolisme, suicide déguisé. J'ai été prévenue qu'il était à l'hôpital mais pas qu'il était mourrant. Je suis arrivée 10minutes après son décès… La veille de mon 33ème anniversaire, ma maman m'annonce qu'elle a un cancer avec des métastases au cerveau. Les médecins ont enfin trouvé ce qu'elle avait, pourquoi elle était si fatiguée, perdait tant de poids, etc… Après 4 petits mois de descente aux enfers, ma maman est morte le 13 mars 2010. Rien que de l'écrire, j'en pleure… Alors voilà, je me retrouve sans parent, sans grand-parents, sans conjoint (je ne suis pas douée pour trouver un mec bien, je tombe sur des cas à sauver) , avec un boulot à 100%, un chouette appart, deux chats coquins MAIS SURTOUT AVEC UN FILS MERVEILLEUX. Sauf que je sombre gentiment mais sûrement… mes oncles ont convaincu ma maman de vendre la maison à l'oncle qui reprend la tutelle de mon frère handicapé, déshéritage que j'ai appris le soir de la cérémonie par hasard… du coup, avocat et tutti quanti pour récupérer la maison qui sera mon seul et unique bien. J'arrive bientôt au bout des procédures et bientôt à une année de deuil… mais je me sens toujours, voire encore plus seule Je n'ai personne à qui me confier, pas que je manque d'amis/amies, juste que je sens bien que ma douleur les perturbent, les gênent, qu'ils ne savent pas comment réagir… Alors je lutte seule… pour mon fils… mais j'ai perdu l'envie de vivre, je fonctionne pour le bien de mon fils, sans plus de motivation, sans plus d'énergie, au bord du gouffre, avec de grands coups de blues… Voilà… j'espère ne pas vous choquer… j'espère que qquns oseront m'écrire… (psy déjà consulté, pas bon contact… je contacte un autre psy la semaine prochaine). En tous cas, merci de m'avoir lue…
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240803
b
Moi aussi !
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