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Suicide d'un enfant : il faut savoir déculpabiliser les parents

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Je n'ai pas le temps de tout lire mais je voudrais témoigner au sujet du courage. J'ai 41 ans et quand j'étais jeune, je voulais mourir. J'ai eu le courage nécessaire pour tenter de le faire. Ensuite j'ai décidé de régler mon problème et d'apprendre à aimer la vie. Ca m'a pris 20 ans, si je considère que c'est à mes 40 ans seulement que je suis enfin heureuse de vivre et tout à fait zen. Donc il m'en a fallu du courage, là aussi. Mais beaucoup plus ! Pour arrêter de pleurer, pour arrêter de trouver la vie trop difficile (surtout pour son enfant qui a besoin de nous !), pour se forcer à se lever, pour lutter etc. Pendant si longtemps. Ca s'estompe progressivement. On comprend les choses, on grandit, on fait ses deuils et le bonheur de vivre se développe en soi de plus en plus. Et on sort de l'engrenage. Mais il en faut du courage, de la patience, de la persévérance. Et j'ai eu ce courage-là aussi. Alors je peux comparer les deux et dire qu'il faut beaucoup plus de courage pour rester debout longtemps que pour mourir en quelques secondes. Ce que je tiens à préciser, c'est que quand on veut mourir, même si c'est effectivement une fuite, on ne fait pas le choix de fuir, car on ne sait pas qu'on prend la fuite. On ne voit pas de fuite, on est à mile lieues de penser à ça. On voit "souffrance" et "fin de la souffrance". C'est pour ça d'ailleurs que beaucoup de gens se suicident en croyant vraiment vouloir en finir avec leur vie ; alors qu'au fond, en réalité c'est avec leur souffrance qu'ils voulaient en finir. Et concernant la question du début, je pense aussi que ce n'est pas nécessaire de dire aux parents que la jeune fille était homosexuelle parce que ça ne peut pas être la seule raison. Ce n'est pas assez dramatique en soi pour vouloir mourir. En revanche, mal vivre une différence vient d'un manque de force qui est sûrement responsable de la décision qu'a pris la jeune fille. Mais il est normal que les parents veuillent comprendre pourquoi. Ils veulent savoir quelle est la part de leur responsabilité. Pour les aider, ils faudrait surtout leur dire que leur fille a fait un choix libre et individuel de mourir, que c'est sa responsabilité à elle. C'est nécessaire pour leur deuil, je pense. J'ai perdu ma meilleure amie d'enfance par suicide à 22 ans. Sa mère me disait "elle ne sait pas ce qu'elle nous a fait". Ca engendrait tout un tas de souffrances, y compris le simple fait de culpabiliser. Sa mère culpabilisait de la mort de sa fille, à cause de son suicide, et elle lui en voulait de toute cette souffrance psychologique infligée, au point de ne pas avoir voulu aller à son enterrement. Donc a priori je dirais... il faut déculpabiliser les parents.
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b
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