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Je suis restée vivre à la maison après l'accident

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Au début, dans la 1ère semaine qui a suivie l'accident qui à coûté la vie à mon homme, j'ai voulu tout arrêter. Quitter notre maison, arrêter ma formation d'éducatrice et retourner vivre chez ma mère. Puis j'ai du retourner à la maison pour récupérer ses papiers (car au moment de l'accident nous étions en vacances dans nos familles pour les fêtes). J'ai donc dormi chez nous. Au matin je me suis réveillée avec le sentiment que chez moi c'était ici et pas ailleurs.

J'en ai parlé avec la psychologue qui me suit depuis l'accident.Je lui ai demandé si c'était néfaste ou non pour moi de continuer à vivre dans nôtre maison. Elle m'a répondue que ce que je vis n'est pas rationnel donc en conséquence que je ne cherche pas à l'être, qu'il faut que je fasse avec mes ressentis, qu'il n'y pas de recette, ni de bonnes ou mauvaises décisions.

J'ai donc suivi mes ressentis et suis restée vivre à la maison. Je ne regrette pas cette "décision" car je crois que cette continuité dans ma vie (garder mon logement) me permet de surmonter la rupture avec moins de "difficultés" que si j'avais dû en plus me refaire des repéres ailleurs. Puis on y était tellement bien dans cette maison !

Il y a une 2ème chambre, elle était prévue pour l'enfant que nous voulions avoir ensemble.Ca ausi c'est trés compliqué à avaler, c'est un peu comme un 2ème deuil de se dire que je n'aurais jamais d'enfant avec lui.La mort nous a aussi volés ça.

Voilà je parle beaucoup de moi mais toi comment vas-tu ? Comment viviez-vous, avez-vous des enfants ou vouliez-vous en avoir ? Peut-être suis-je indiscrète et peut être n'as-tu pas envie d'en parler ce que je comprendrai trés bien.

Tu me dis que sa maman et toi vous vous écrivez beaucoup, je crois que c'est trés bien, que ça vous aide toutes les 2. Je crois que, même si la douleur d'une épouse et celle d'une maman sont différentes, elles sont toutes les deux sans fond et il est important de se soutenir.On peut sur bien des choses se comprendre. Moi aussi je suis trés proche de sa maman (nous l'étions déjà avant son décés). On se voit beaucoup, parlons beaucoup. Je suis souvent chez ses parents et ils viennent aussi chez moi. On est trés soudé et ça nous fait beaucoup de bien. Demain soir son petit frère, qui a 15 ans (comme c'est les vacances) vient passer la soirée chez moi avec sa petite amie. Mon homme et son petit frére, malgré leur 8 ans d'écart, étaient extrémement proches. Ils s'aimaient trés fort et se le disaient. Ce gosse a perdu quelqu'un d'essentiel dans sa vie, son grand frère dont il était si fier. Aujourd'hui il a besoin d'un aîné et cet aîné c'est moi, ce pourquoi je ne le lâcherai pas, lui aussi a besoin de moi. Ce n'est que tous ensembles que nous parviendrons à survivre à ce cauchemar et c'est pour lui que nous le faisons. Parce que nous l'aimons et qu'il nous aimait si fort…
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71512
b
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