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La nature et le silence sont mes remèdes

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies
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Aujourd'hui, jour pour jour, il y 9 ans que mon épouse est décédée suite à un cancer. Nous avons été mariés 19 ans et n'avons pas eu d'enfants. La maladie nous avait encore rapprochés. Nous ne nous sommes jamais rien caché. Nous avons vécu une formidable histoire d'amour… trop chèrement payée certes ! Au début j'avais un besoin de parler. Souvent, je suis retourné à la clinique où Dorothée est décédée.Toujours accueilli, je repartais soulagé d'avoir pu déposer un peu ma souffrance. J'y trouvais une écoute attentive. J'ai pu rencontrer des personnes ayant vécu un deuil. Nous pouvions échanger et partager nos vécus. Je me suis inscrit à une formation traitant les problèmes du deuil. Je suis allé écouter Gilles DESLAURIERS (thérapeute canadien) et me suis acheté le livre de Christophe FAURE (Vivre le deuil au jour le jour). Je me rendis compte que ce que je vivais était normal. J'avais besoin d'entendre cela. Ayant reçu tant d'amour et ne pouvant plus être insensible à la souffrance des malades, je me suis engagé comme volontaire brancardier à raison de un demi jour par semaine. Je donnais de moi-même, mais je recevais tellement en retour. J'organisais ma vie en veillant à : - gérer le quotidien (cuisiner, faire les courses, lessiver et repasser, entretenir la maison,…) - assumer mes obligations professionnelles (que j'ai volontairement allégées) - m'investir en douceur dans mon volontariat - me préserver un temps pour moi (très important) J'ai suivi une formation pour être volontaire dans une équipe de soins palliatifs. Au bout de 4 ans, j'ai rencontré celle qui est ma compagne aujourd'hui. Nous nous voyons tous les jours mais n'habitons pas ensemble. Je vis au jour le jour. J'essaie d'être dans le moment présent. Je ne me projette pas trop dans l'avenir. Je vis bien sûr encore des moments difficiles. Rien n'est plus comme avant. La nature et le silence sont mes remèdes. Je suis convaincu que de toute souffrance on peut grandir. Mais il faut le vouloir. Accepter ce qui est, est une étape indispensable. La souffrance naît souvent du refus de ce qui est. Alors prenez le temps, évoluez à votre rythme sans rien brusquer. La vie est belle et mérite d'être vécue pleinement.
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122942
b
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