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Perte d'un proche : la vie est dure parfois...

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Bonjour a vous tous, après réflexion j'ai décidé de vous donner le pourquoi du dècés de mon épouse, c'est plutôt glauque comme histoire mais des connaissances du forum m'ont dit que ça pourrait me faire du bien d'en parler, de plus, peut-être que quelqu'un se reconnaitra est ainsi pourra éviter ce qui nous est arrivé. A la naissance de notre seconde fille, nous avons décidé que ce serait moi qui prendrais le congé parental, du fait que ma femme ne savait pas si elle aurait pu retrouver son poste ou elle travaillait prêt de chez nous (à 10km, elle aurait pu se retrouver mutée dans une des autres usines du groupe). J'ai donc pris un congé parental de trois ans pour garder la petite, (et du même coup la plus grande qui avait alors quatre ans). C'est à partir de la que tout à commencé, environs six mois après la naissance de notre deuxième fille Julie, un petit bout toute rousse comme ça soeur, mon épouse devenait de plus en plus irritable et avait des sautes d'humeur réguliérement, elle en a d'ailleurs parlé à notre médecin de famille et d'après lui c'était dû à la deuxième grossesse, et ça allait passer. Dans la maison, je faisais déja presque tout, le manger, laver les sols, les poussières, m'occupais des filles et des devoirs de la plus grande, car c'était mon 'boulot d'homme au foyer', et j'aimais ça. Mon épouse, ne vivait que pour son travail, ne parlait que de travail. Pendant tout le congé parental, la vie c'est déroulée ainsi, alternant les jours ou elle était en forme et les jours en pétard ! A la fin du congé parental, j'ai repris mon travail mais de nuit, pour ne pas à avoir à prendre de nourrice, ma femme faisait les postes, matin et, après midi en alternance. En 2002, elle c'est laissé entrainer par une de ses amie dans les réunions… ou elle est devenue démonstratrice (en dehors de ses heures de boulot) , je n'arrêtais pas de lui dire qu'elle en faisait trop, elle s'énervait toujours autant et s'était dur à supporter, mais je me disais que ça allait se calmer, car parfois elle devenait super gentille, nous préparait du gateau ou un bon petit plat, on riait tous ensembles et je retrouvais espoir. J'essayais quelquefois de la convaincre d'arrêter les réunions… mais il n'y a rien eu à faire, elle aimait ça, disait que ça lui changeait les idées, elle a donc continué, et puis, suite à un problème d'épaule, (à force de bosser à répétition huit heures par jour à l'usine elle c'est bléssée et ayant été reconnu en accident du travail elle s'est retrouvée "coincée à la maison" (ce sont ses mots) et devait se faire opérer, la dessus est survenu un problème d'allergie aux graminées et pollens, le bras en écharpe et sans pouvoir faire quoi que ce soit, avec en plus, des problèmes avec sa mére, qui d'après elle ne s'occupait pas assez de " ses petits enfants " , des problèmes avec ses soeurs, mais c'est surtout mon épouse qui voyait des ennuis partout, en fait nous n'avions jamais eu de problème dans la famille ni dans notre couple ! . Devant les autres, c'étais toujours rose et lorsque nous nous retrouvions seuls, je me faisais incendier pour un oui ou pour un non, elle se plaignait des autres dès qu'elle le pouvait, de plus, elle devenait de plus en plus virulente et s'en prenait souvent aux filles, surtout à table ou il ne fallait mieux pas qu'elles fassent tomber leur fourchette, renverser leur verre ou de la nourriture, ou encore mettre leur manche dans l'assiette, vous savez bien que se sont des choses courantes pour les enfants ! Vous vous doutez bien que je prenais leur défense, ce qui me valait encore plus de disputes ! ,s'en était arrivé a un tel point que nous redoutions de nous retrouver ensembles à table, Cindy me demandait sans arrêt : "c'est quand que maman re-travail ? ", et je voyais vraiment la différence lorsque je me retrouvais seul avec les filles, elles étaient souriantes et joueuses alors que dès que ma femme rentrait, elles allaient jouer dans leurs chambres ! C'est comme ça que de semaine en semaine le temps passait, ça allait bien deux jours puis elle piquait des crises de nerfs pendant trois quatre jours, lorsqu'elle était "bien" et se rattrapait des mauvais jours de la semaine.J'éssayais de lui faire comprendre que quelque chose n'allait pas et qu'elle devenait impossible à vivre, elle me répondait que les enfants l'énervait, qu'elle avait toujours mal dans l'épaule, que les piqures ne faisait pas effets, et qu'elle ne dormait pratiquement pas de la nuit, (elle me disait que les psychologues c'était pour les fou !! ). Noël arrive, elle était en pleine forme, nous avons fait les magasins pour les cadeaux, elle était souriante, de bonne humeur et semblait métamorphosée ! . Nous avions été invités à passer les fêtes en famille, ça c'est trés bien passé, sauf que ma femme n'a voulu apparaitre sur aucune photo ! , je lui ai alors dis que ça ferait plaisir aux enfants d'être en photo avec elle et le père Noël, elle me regarde froidement et me répond : 'j'ai pas envie !! ' et se retourne pour parler à sa soeur me laissant planté là comme un c… , la soirée se termine tard (tôt le matin ! ) et nous rentrons chez nous. Le lendemain, elle s'est levée pour faire du gateau au chocolat et préparer une recette… qu'elle venait d'avoir.La journée se passe sans incidents, Cindy avait demandé un chateau playmobil 'de princesse', nous avons donc passé prês d'une heure trente pour le monter, tout allait relativement bien, elle faisait un peu la tête, mais sans plus.La journée se passe et le soir, à table Cindy prétextant de ne plus avoir faim pour aller jouer avec sa soeur et son chateau playmobil quitte la table, c'est alors que mon épouse se lève, va dans le salon ou les jouets étaient installés, se saisie du chateau et ne trouve rien de mieux que de le jeter au sol en disant a notre fille " comme ça tu aura le temps de finir ton assiette ! "… j'étais retourné ! , ça dégénére en dispute, elle part dans notre chambre en pleurant et bien sur en claquant les portes (c' est toujours mieux de partir en faisant du bruit ! ). Le lendemain soir, je reprends le travail (un jeudi il me semble) et le matin lorsque je suis rentré j'ai entendu ma femme disputer violemment Julie, je lui demande ce qui se passe, elle était furieuse et me réponds que Julie a rendue dans son lit et l'avait empéchée de dormir pendant toute la nuit ! Je lui ai donc dit de se calmer et ce n'était pas la peine de hurler comme ça ! , et là elle m'à dit texto : 'elle va me le payer celle là ! '.J'ai pris Julie dans mes bras, elle pleurait et avait de la fièvre, ma femme nous fusille du regard et me lance un truc du genre : 'tu tiens toujours avec elle, c'est pour ça qu'elle ne m'obeis pas ! ', elle se retourne et part dans notre chambre en claquant les portes. Ça passe comme ça jusqu'au lendemain, samedi, ou elle décide de nous emmener manger une crèpe au chocolat au flunch, déjà, j'étais étonné par cette idée, vu la scene de la veille ! Nous partons donc pour le flunch, en arrivant là, elle prend trois ! Crêpes, je lui dis alors que nous sommes quatre et elle me rétorque que comme Julie n'a pas été sage, elle n'en aura pas et que si je dis quelque chose, elle tape un scandale devant tout le monde, et moi comme un c… , je ne dis rien, ensuite, à table je vous laisse imaginer la petite ; trois ans et demi, regardant les assiettes que nous avions devant nous, ma femme en train de la narguer en mangeant, moi regardant mes filles et mon assiette, c'est alors que Cindy coupe un bout de sa crèpe et le donne à Julie, ma femme voyant ça se jette littéralement sur le morceau et le jette dans l'assiete de Cindy, je bouillais ! , et ce qui devait arriver arriva, j'ai dis aux filles de mettre leur blouson, j'ai pris Julie dans mes bras et dis à ma femme que nous repartions mais que si elle voulait elle pouvait revenir au bus, j'ai mis ma crépe dans les main de Julie et lui ai dit de manger (elle ne c'est pas faite priée ! ) ma femme m'a fusillé du regard, c'est habillé et nous à suivi, dans la voiture, sur la route du retour j'ai 'pètés les plomb' et lui ai dit ma façon de penser sur son comportement, mais en restant poli, car contrairement à elle j'ai horreur de la vulgarité verbale) ,de retour à la maison, elle commence à me sortir que si je continue, elle demandera le divorce, mais comme j'étais à bout depuis pas mal de temps et que j'avais déjà bien réfléchi à plusieurs "options " suivant son comportement futur, je lui rétorque qu'elle n'auras pas besoin car je le demande dès lundi ! Elle me traite de tous les noms s'en va en claquant la porte et prend sa voiture. De mon côté j'essaie d'expliquer aux filles que leur mère est malade et que ce n'est pas de leur faute si elle s'énerve tout le temps (car Cindy me disait souvent lorsqu'elle venait de se faire disputer "c'est de ma faute si maman s'énerve"). Ce jour là, elle est rentrée tard dans la nuit, et j'ai su par la suite qu'elle etait allé chez une de ses amies. Le lendemain et la semaine se passe sans un mot de l'un ou de l'autre, dès son réveil, elle faisait sa toilette et partait me laissant seul pour m'occuper des enfants (alors que je travaillais le soir) ne faisant rien dans la maison, même pas à manger. Arrive le samedi, comme toute cette semaine, elle déjeune, et là, je lui dis que ça ne peut plus durer comme ça et que je ne supporte pas de vivre ainsi en se disputant jour après jour, c'était devenu ingérable et j'étais à bout ! Elle l'à pris de haut et à explosé en me disant que si je demandais le divorce elle aurait en tant que mére tous les droits pour elle, et que je serais le premier à le regretter, c'est suivi une scene ou elle m'a reproché pleins de chose, des bétises du genre que telle année j'avais oublié de lui acheter du muguet le 1er mai etc… elle monte en pleurs dans la chambre comme la veille, en claquant les portes et me hurle qu'il ne faut pas venir la faire chi… ,je rejoins les filles dans le salon ou nous regardons des déssins animés à la télé, tout est calme pendant quelques instants, puis du bruit venant de la chambre, je n'y prête pas attention et me demande ce qu'elle est encore en train de faire (en fait, je pensais qu'elle faisait ses valises ! ) , au bout d'un moment, n'entendant plus rien, je décide d'aller la voir pour la raisonner, car malgrè tout je ne voulais pas que nous nous séparions après neuf ans de vie commune, j'avais espoir que ça s'arrange). Donc je monte, essaie d'ouvrir la porte, elle bloquait, je pousse plus fort, et c'est alors que je vois ma femme pendue dans l'angle formé par la porte et le mur, elle avait passé une rallonge électrique dans l'ouverture de la porte là ou se trouve la charnière supérieure, l'avait coincé en refermant la porte, était monté sur un un petit tabouret rond d'enfant et s'était pendue, je me suis précipité pour la décrocher, j'ai tiré de toutes mes forces sur le fil de la rallonge pour le casser (je n'avais rien pour la couper, les deux fils ont cédés) je l'ai mise avec beaucoups de mal sur le lit, suis descendu en vitesse pour téléphoner aux pompiers, ensuite j'ai monté les filles dans leur chambres ou je leur ai dit de rester. Le samu est arrivé peu après les pompiers, et ensuite la police (qui m'a interrogé et à récupéré la rallonge) , ils ont réussi à faire " repartir " son coeur, et à été tranférée directement à lille aux urgences, en debut d'après midi l'hopital m'a appelé en me disant qu'il était inutile de venir avant le lendemain aprés midi que de toutes façons je ne pourrais pas la voir. Il est inutile de vous décrire l'état dans lequel j'étais ! .Le lendemain, un peut avant que je parte, l'hopital m'a appelé en me disant de venir dès que je pourrais car mon épouse était toujours dans le comas et mourrante… elle est décèdée le soir vers 21h a lille. Je passe sur cette nuit là que j'ai passé dans le canapé sans fermer l'oeil, le matin même, j'étais convoqué à la PJ de lille pour un interrogatoire de deux heures ou ils ont pris ma déposition, ils m'ont envoyé directement à la PJ de ma ville ou j'ai eu droit aux mêmes questions encore deux heures, j'ai ensuite été renvoyé chez moi mais je devais y rester sans sortir car lille devait me rappeler après l'autopsie (le commissaire de lille m'en avait tellement dit genre si vous mentez on le saura ou encore les assassins risquent perpétuité !!! Je me voyais déjà en prison, car j'étais seul (les enfants mineurs ne comptent pas) lorsque c'est arrivé ! J'étais persuadé que j'irai droit en prison ! . Mais l'enquête de police à prouvé mes dires et l'autopsie aussi. J'ai également eu droit à une psi de lille, et après une interro, sévère dépression qu'elle m'a dit (elle certainement dû me juger apte à garder mes enfants). Voila comment se termine une histoire de dix ans de vie commune, balayée en un instant, c'est comme ci on avait d'un coup effacé une partie de moi, mes filles n'ont pas versée une larme pour leur mére (contrairement à moi ! ).Cindy ne veut pas rester plus d'un instant lorsque nous allons au cimetière, quand je lui en parle elle me répond " je sais c'était pas de sa faute… " d'un air de dire j'écoute pas.La fois passée, quant la mére de mon épouse lui à dit dans une phrase… " elle était gentille maman " Cindy à répondu calmement "c'est pas vrai, elle nous disputait tout le temps ! " j'ai attrapé une boule dans la gorge mais comment lui en vouloir ? . Je ne prétends pas être l'homme parfait, mais je ne comprend toujours pas ce qui c'est passé. Résultat ma vie sentimentale à la moulinette, heureusement que je suis quelqu'un qui ne se laisse pas abattre et fonce toujours devant, sinon j'aurais peut être suivi la même voie… Mais c'est pas mon truc, je suis até et les pieds bien sur terre, je venais juste d'avoir fini de rénover la maison ou nous vivions, tout à neuf ! Et ça en grande partie pour ma femme, pour qu'elle se sente bien chez nous et puissions couler des jours heureux… (ça fait trop mélo ça non ? ). Je suis une personne constamment de bonne humeur, joyeux, je ne bois pas, ne fume pas, suis sur de moi (mais pas arrogant) j'adore les livres, la musique (le hard c'est bruyant, mais tant pis ! ) , les jeux sur ordi ou ps2, les echecs, et tout ça ma femme me l'a reproché en me disant un jour qu'elle était nulle, ne servait à rien, et qu'elle passait inaperçut lorsque nous étions invités chez des amis ou en famille, que le gens nous invitais pour moi, et pas pour nous ! . Au sujet des femmes je n'ai jamais dragué, ni trompé mon épouse, pour moi dans un couple le premier mot est respect. Je vais finir décrépit devant mon écran si je continu !!! Bhaa c'est la vie Ah j'oubliais, mon père est décèdé quinze jours plus tard, je l'ai trouvé dans son lit mort d'une crise cardiaque alors que j'allais lui rendre visite comme tous les jours. Dure la vie parfois, mais croyez moi, il n'y a aucune chose qui soit plus belle ! Je ne crois en aucun dieu, (a ce sujet, il va falloir que je post pour donner un coup de pied dans la foumillière un de ces jours !! ) , la seule chose qui me révulse, c'est la bétise des gens, leurs mesquineries et leurs sourires devant et les couteaux dans le dos, j'ai pris le parti il y a longtemps de toujours dire aux gens ce que je pense franchement, mais avec tact (ça m'a créé des problèmes). C'est si simple d'être gentil et agréable avec les autres, il suffit de le vouloir, un exemple, depuis aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours eu d'excellents rapports avec tout le monde ! JAMAIS une dispute, dans ce cas, pourquoi n'y suis-je pas arrivé avec ma femme ces deux dernières années ? Bien sur je pourrais mentir ou travestir la vérité, mais dans ce cas, l'intêret se trouverait ou ?
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28052
b
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