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Que les veufs et veuves respectent aussi leur nouveau conjoint

Témoignage d'internaute trouvé sur pathol08
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Il n'est question que du deuil insurmontable que vivent les veufs ou veuves et de leur difficultés à surmonter une nouvelle vie.

Ces gens là s'enferment et se complaisent dans une situation de deuil interminable qu'ils utilisent à volonté pour obtenir de leur entourage cette sollicitude qu'ils n'auraient jamais obtenus s'il s'était agit d'un divorce au lieu d'un décès.

Ces gens là, bien entendu, "refont" leur vie, éh oui ! Les peuvres ! Ils ne faut pas qu'ils restent seuls toute leur vie !

Oui ! Mais à quel prix pour le nouveau conjoint ?

Mis à part pour lui de se tapir dans un coin en attendant que ce veuf éploré daigne jeter enfin un regard sur cette nouvelle compagne, quelle vie pour cette nouvelle "recrue" reléguée dans un rôle de substitu du conjoint décédé dont -parai-il- nous n'arriverions jamais à la cheville ?

Je veux bien reconnaître que la vie n'est pas facile, mais pourquoi idéaliser une personne décédée quand on sait qu'en plus si elle n'était pas décédée il serait fort probable qu'un divorce serait survenu ? (âges : 48 ans env) , avec une vie tout à fait ordinaire, presque 25 années de conflits, ruptures, retrouvailles, disputes au sujet d'enfants, divorce en vue, puis maladie et décès en trois mois…

Qui pense au "nouveau" conjoint et des souffrances qu'il doit endurer à attendre, attendre, attendre quoi en fait ?

Un regard, une reconnaissance, une réponse à notre question : sommes nous aimés ou ne sommes nous là que pour servir de "bouche-trou" ?

Qui se préoccuppe de nos souffrances alors que nous sommes que les souffres-douleurs des veufs ?

Si toutefois on s'enhardi à vouloir montrer que nous sommes là et qu'on ne demande qu'à aimer et être aimé plus que tout au monde, on nous regarde avec stupeur et même jusquà nous dire : "mais de quoi te plains-tu, tu es là avec moi, si elle n'était pas morte tu ne serais pas là avec moi ! ".

Comment, nous, pouvont nous "survivre" après de tels propos cinglants ? Qui vont jusqu'à nous reprocher d'être vivant à la place du défunt ?

Que tous ces veufs et veuves se "réveillent" un peu et constatent enfin les dégâts qu'ils occasionnent autour d'eux avec leur histoires de deuil interminable.

Ceux qui sont vivants n'ont-ils donc pas droit au respect, celui que l'on ne réserverait qu'au défunt ?

J'espère que mon témoignage ouvrira les yeux à tous ces hommes et femmes qui vivent leur deuil dans une sorte de culpabilité qui arrive bien tard à mon avis, vis à vis d'un conjoint décédé.

Que ces veufs et veuves respectent aussi leur nouveau conjoint en leur donnant enfin toute la place qu'il (elle) mérite et à laquelle il (elle) a le droit, et dans tous les sens du terme.
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b
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