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40 kilos en 6 mois avec REGIME HYPERPROTEINES

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REGIME HYPERPROTEINES.

MODE D EMPLOI DETALLE.

AVEC OU SANS SACHETS.

CE DOCUMENT DONT JE ME SUIS INSPIRE POUR MON REGIME EST ISSU DE DOCUMENTS MEDICAUX.

BON REGIME A TOUS.

POUR MOI C LA STABILISATION A MOINS 40 KILOS EN 6 MOIS.

Nous ne reviendrons pas dans ce document sur les causes et complications du surpoids qui doivent être connues de chacun. Par contre il me semble important de bien comprendre comment et pourquoi ce nouveau type de régime ambulatoire à l'usage exclusif du corps médical a été mis en place. Cette analyse complète doit permettre d'expliquer à nos patients pourquoi nous lui proposons ce schéma thérapeutique et surtout pourquoi il a intérêt à appliquer correctement certains protocoles ; de cette bonne compréhension et confiance entre médecin et patient découlera la réussite de l'amaigrissement à court et long terme.

Il existe comme vous le savez tout une foule de régime fonctionnant avec de plus ou moins bons succès et plus ou moins d'incidents ou de complications. Je ne reviendrais pas dessus dans ce document et ne veux surtout pas dire que le régime de diète protéique est l'unique régime à proposer à nos patients : en effet nos régimes (ou rééquilibrage alimentaire) doivent toujours s'adapter à nos patients en fonction de nos connaissances mais surtout en fonction de CHAQUE patient car l'une des plus grandes sources d'échec en diététique est le stéréotypage de l'alimentation ainsi que la dépersonnalisation de nos prescriptions (ordonnances et régimes tout prêts).

Revenons aux différents régimes prescrits actuellement ; leurs inconvénients majeurs demeurent régulièrement :

1. La lenteur de l'amaigrissement, lenteur qui démotive au long terme et pousse à la tentation, surtout quand le poids cible est éloigné.

2. La faim, d'autant plus importante que le régime est dissocié, nécessitant bien souvent des médicaments dont les inconvénients sont parfois importants. Cette faim est en outre cause de troubles comportementaux psychosociaux (nervosité, agressivité, syndrome dépressif) gênants pour l'entourage qui pousse alors à l'arrêt du régime. Cette faim, souvent couplée à une personnalité dépressive et angoissée, pousse à "craquer" sans l'avouer par sensation de dévalorisation personnelle amenant ainsi un échec parfois incompréhensible.

3. La fatigue tant psychique que physique volontiers fonction de l'importance de la baisse calorique et de la faiblesse en apport protéique source de perte de masse noble.

4. Les complications propres à ces régimes liées à l'excès de graisses et/ou de sucres et/ou des médicaments.

5. Un suivi et une prise en charge souvent mal adapté au besoin de " maternage " ou d'accompagnement de ces patients, surtout lors du démarrage d'un régime.

6. Sans omettre les difficultés de réalisation sur le long cours nécessitant de puissantes connaissances tant diététiques que culinaires couplées à du matériel précis (balances, produits spécifiques etc…) pas toujours compatibles avec notre vie de tous les jours.

Le patient en surpoids veut maigrir VITE, BIEN, SANS SOUFFRIR… et que cela se ressente intérieurement (sensation de bien-être) et se voit extérieurement (compliments de l'entourage) ! Il veut pouvoir continuer son travail sans gène, en étant en forme tout en appliquant un régime sans danger. L'idéal serait de maintenir une diversité alimentaire parfaitement équilibrée en diminuant du 1/3 l'apport alimentaire antérieur associé à une augmentation des dépenses ! Le rêve mais pas toujours réalisable !

Le patient est, contrairement à ce que l'on pense, prêt à payer le prix de certaines privations alimentaires provisoires : le tout est qu'il ait un résultat ; à nous de lui faire comprendre progressivement qu'il devra de toute façon TOUJOURS Ê ; TRE PRUDENT ET FAIRE ATTENTION A SON ALIMENTATION car l'on n'est jamais guéri de ces troubles comportementaux à connotation alimentaire… et en tout cas pas pendant les 2 années qui suivront, années pendant lesquelles le schéma corporel se reconstruira en parallèle avec un nouveau mental mieux adapté à la restriction ou aux meilleurs choix alimentaires. Nos comportements sont ainsi fait, comme pour la drogue, l'alcool, le tabagisme !

PATIENCE et POSITIVISME !

BASES PHYSIOLOGIQUES DE LA DIÈ ; TE PROTÉIQUE.

Une bonne compréhension de cette physiologie permet de l'expliquer succinctement à son patient et donc de lui faire comprendre tout l'intérêt d'un protocole précis, seul garant d'un succès obligatoire.

Ce régime est né de l'idée que les protéines ne sont pas des sources énergétiques importantes [ protéines - 4.1 Kcal. Ne se mettant pas en réserve, contrairement aux sucres - 4.1 Kcal. -, aux graisses - 9.3 Kcal. - , à l'alcool - 7 Kcal. - ] mais elles doivent impérativement se trouver dans l'alimentation, et au complet, afin d'assurer une bon fonctionnement de l'organisme (protéines fonctionnelles comme les enzymes, hormones, transporteurs, anticorps, etc…) tout en maintenant la masse noble (protéines de structure comme les muscles, tendons, ligaments, os etc…). Les protéines sont composées de chaînes d'acides aminés, à la façon d'un "collier" de perles de couleur différente mais de longueur différente (Insuline = chaîne de 51 A.A, Hémoglobine = 574 A.A, Myosine = 4500 A.A…). A partir de 24 types d'acides aminés, le nombre de protéines différentes est presque infini. Pour réussir à fabriquer ses propres protéines, l'organisme a besoin de disposer de l'ensemble de ces 24 A.A qu'il puise essentiellement dans l'alimentation ; il peut aussi fabriquer certains acides aminés mais pas tous : pour 8 d'entre eux, il devra les puiser dans l'alimentation (Valine, Isoleucine, Leucine, Tryptophane, Lysine, Méthionine, Thréonine, Phénylalanine). Qu'il manque un de ces acides aminés essentiels et la qualité des protéines fabriquées s'en trouvera fortement altérée : c'est ce que l'on appelle la valeur nutritionnelle des protéines d'un aliment ; notons que les protéines d'origine animale sont en général complètes, ayant l'ensemble de ces A.A, alors que les protéines d'origine végétale sont souvent dites incomplètes. Là encore, sachez que des aliments d'origine différente (Céréales et légumineuses) peuvent tout à fait se compléter au sein du même repas afin d'aboutir à la présence de ces A.A. Essentiels.

Les protéines sont la voie d'expression privilégiée des caractéristiques héréditaires propres à chaque être vivant et c'est une des raisons pour lesquelles l'organisme réagit fréquemment à la greffe d'éléments protéiques étrangers. Afin d'éviter trop de réaction de rejet lors de la digestion, l'organisme va donc scinder ces protéines en acides aminés, moins allergisant, afin de les assimiler.

Permettez-moi encore de vous rappeler que le corps humain détruit tous les jours 300 Gr. De ses protéines ; lors de cette destruction, l'organisme, économe, récupère une partie des acides aminés protéines (60 à 70 %) et rejette le reste sous forme d'urée.

L'organisme fonctionne un peu comme une voiture : la carrosserie est représentée par les protéines et l'énergie est fournie par les sucres et les graisses. Privé de sa source immédiate d'énergie que sont les glucides, l'organisme se devra de fournir de l'énergie pour fonctionner aussi va-t'il transformer ses graisses de réserve en énergie par le biais, entre autre, d'une réaction chimique fabriquant des corps cétonique, corps très riche en énergie. Cette cétogénèse permet au foie d'oxyder de grandes quantités d'acides gras devenant alors la principale source d'énergie.

Il y a donc combustion des triglycérides (TG) des graisses au sein du tissu graisseux d'abord mais surtout dans le foie qui oxyde 60% des acides gras grâce à la Lipoprotéine Lipase qui hydrolyse les TG en acides gras libres et en Glycérol. 40% des acides gras sont utilisés par les muscles et le reste subi une Béta-oxydation au niveau du foie pour être transformés en Acétyl CoA. La condensation de 2 molécules d'Acétyl CoA donne l'acide Acétique. Cet Acide acétique subira une conversion en acétone et en acide Béta-hydroxybutyrique. Acide acétique, Acide Béta-hydroxybutyrique et Acétone forment les CORPS CETONIQUES. Ces corps cétoniques subissent une oxydation permettant de reformer de l'Acétyl CoA entrant ainsi dans le cycle de KREBS (formation de CO2 et H2O). Pour qu'il y ai oxydation de ces corps cétoniques, il faut qu'il y ai un minimum de Glucose et d'Insuline ; le glucose est toujours présent car fabriqué par néoglucogénèse des Acides Aminés. Son taux est normal, sans variations majeures et donc le taux d'insuline reste stable voire bas chez les sujets ayant un pancréas normal : l'acidocétose est donc ici TOUJOURS compensée. De plus, ce taux bas d'Insuline annule ainsi son effet indésirable d'inhibition de la lipolyse des tissus graisseux.

Dans le cas de la diète protéique, il est important que les protéines ingérées ne soient pas mêlées à des hydrates de carbone ; en effet une insulinémie augmentée empêche la mobilisation des graisses de stockage des cellules graisseuses et ainsi la montée d'acétone. Ce régime (sans glucose) maintient une glycémie sensiblement normale avec une insulinémie basse (80 % de la normale).

Un rôle majeur est dévolue aux corps cétoniques car ce sont de très puissant coupe-faim naturel, tout en ayant un effet euphorisant (parfois source d'énervement). Ainsi ce régime très basse calorie (4 à 500 calories par jour) a-t'il des avantages majeurs :

* LA FAIM DISPARAIT COMPLETEMENT EN 48 A 72 H (l'acétone n'élimine pas la gourmandise ! ). Il est toujours utile de rappeler aux patients que l'apport de petites quantités de sucre risque d'élever la glycémie, de diminuer ainsi la transformation des graisses en énergie et donc de diminuer le taux d'acétone ayant pour conséquence une réapparition de la faim. Cet effet anorexigène de l'hyperacétonémie serait du au fait que les corps cétoniques activeraient un centre de la satiété dans l'hypothalamus surtout par l'intermédiaire de l'un de ces corps cétoniques : l'acide Bétahydroxybutyrique.

* RAPIDITE DE L'AMAIGRISSEMENT (7 à 10 Kilos par mois) , ce qui renforce la motivation et évite le découragement. Il est toujours utile de rappeler que ce n'est pas la rapidité de l'amaigrissement qui est source de reprise mais en fait la qualité du mode de réalimentation (remontée trop rapide et/ou déséquilibrée) et donc d'insister sur l'importance de la mise en place des paliers alimentaires de remontée.

Je prend souvent comme exemple la pratique de la plongée sous marine pour expliquer à nos patients l'importance des paliers de remontée alimentaire : "si lors d'une plongée longue et/ou profonde, vous remontez trop vite, vous aurez à coup sûr un accident de surpression pulmonaire et/ou de décompression ; le seul moyen de l'éviter sera une remontée lente dans les tables prévues par les lois physiques. Nous remonterons donc de même dans l'alimentation pour éviter une reprise de poids, remontée qui se stabilisera au niveau limite de plus ou moins 1 à 2 Kgs. De l'objectif-poids."

* FACILITE D'EXECUTION, sans risques d'erreur alimentaire ni de tentation, sous réserve de respecter un protocole précis. Les choix alimentaires sont très faibles et l'amaigrissement sera fonction du respect des protocoles.

* BIEN-ETRE ET EUPHORIE, sans fatigue : en effet le cerveau puise 80% de son énergie de la dégradation des corps cétoniques pour lesquels il a une affinité presque plus grande que pour le glucose.

Un suivi clinique et biologique régulier, qui aide d'ailleurs à maintenir la prise en charge psychologique de l'amaigrissement, seront mis en place afin de surveiller essentiellement le potassium, l'acide urique, le fonctionnement cardiaque. La sécurité actuelle de ces diètes protéiques est parfaitement bien établie dans des mains formées ; les accidents des années 1970 ont maintenant complètement disparus et ce grâce à l'utilisation de protéines d'excellente qualité contenant tous les acides aminés indispensables à l'organisme (protéines de lait et de soja).

CRITIQUES DE CE REGIME.

1 - Baisse du métabolisme de base ? Il existe une baisse du métabolisme de base comme dans TOUS les régimes basses calories ; en effet il semble que l'organisme se protège contre un amaigrissement excessif en diminuant son métabolisme de base, comme pour se protéger. A l'inverse une augmentation de l'apport calorique semble donner l'effet inverse d'élévation du métabolisme de base… protection donc de l'organisme en bonne santé. Dans les amaigrissements l'on entrevoit ainsi l'importance de la mise en place des activités physiques qui augmenteront ce métabolisme de base.

2 - Apparition d'une acidocétose ? L'acidocétose est ici compensée car les corps cétoniques stimulent la sécrétion d'insuline (qui est défaillante chez le diabétique) , laquelle inhibe fortement la cétogénèse permettant d'assurer ici le feed-back régulateur.

3 - Perturbation de l'équilibre azoté ? Il a été montré qu'en l'absence d'apport d'hydrate de carbone, l'organisme excrété les mêmes quantités d'azote urinaire que lorsqu'il est en jeûne complet. Cet équilibre n'est donc jamais modifié si l'apport protéique est adéquate.

4 - Absence d'apport de glucose ? C'est ce que l'on recherche ; les taux d'insuline restent très bas annulant ainsi son effet indésirable d'inhibition de la lipolyse des graisses. L'organisme maintient de toute façon un taux de glucose sanguin parfaitement stable par le biais de la néoglucogénèse des protéines et de l'oxydation hépatique du glycérol.

5 - Absence d'apport de graisse ? Sans fondements particuliers même si l'on envisage les Acides Gras Essentiels car l'organisme peut s'en passer pendant quelques temps sans défaillance ; ce d'autant qu'en brûlant ses graisses de réserve, l'organisme récupère en partie ses acides gras essentiels. Une petite dose d'huile d'olive première pression à froid pourra aisément être donnée.

6 - Impossibilité de pratiquer des sports ? Certes l'absence de réserve sucrée peut empêcher la pratique des sports PROVISOIREMENT mais soyons honnête : à cette période mise en place du régime, rares sont les obèses ayant tendance à se précipiter sur les stades et ce par non envie psychologique ET physique - l'image de soi est trop perturbée. Un peu d'activité douce de longue durée (3 fois 1 H par semaine) peut-être réalisée (marche, footing) en évitant les efforts brutaux mobilisateurs de glucose qui peuvent être source de malaises hypoglycémiques.

7 - Gène à la vie sociale ? A chacun de trouver ses adaptations et surtout ses motivations. Soyons honnête, là encore : une petite erreur ne "cassera" pas toute la perte de poids. Le tout est qu'elle ne soit PAS répétée car sinon la cétose s'atténue voire disparaît relaissant la place aux phénomènes de faim existant dans les régimes traditionnels basses calories. A chacun de trouver ses propres motivations et ses propres excuses lors de repas d'affaires et/ou amicaux mais il faut surtout dire et répéter que c'est l'apport de sucre qui risque de perturber l'équilibre de la cétose.

8 - Déséquilibre de l'alimentation ? Certes ce type de régime est complètement déséquilibré, loin des rapports qualitatifs souhaitables du type 4.2.1 / G.P.L de Monsieur le Docteur CREFF mais il faut rappeler que ce régime n'est pas une fin en soi ; il n'est que passager afin de permettre une rééducation OBLIGATOIRE de l'alimentation dès le retour à la normale.

9 - Régime parfois cher financièrement parlé : Chaque chose a son prix à payer mais restons honnête : l'alimentation de tous les jours nous coûte et n'est pas remboursée par la Sécurité Sociale. De plus, combien coûtent nos erreurs fréquentes, nos restaurants, nos boissons, nos sucreries etc… sans parler des hospitalisations remboursées pour faire "maigrir" des individus qui reprennent leur poids quelques… semaines après car toujours pas guéris !

BASES PSYCHOLOGIQUES DE LA DIETE PROTEIQUE.

" Le choc pondéral "

Casser le rythme et les habitudes alimentaires antérieures : voilà à mon avis le but d'une diète protéique. Depuis l'enfance notre subconscient enregistre une foule de messages liés aux us et coutumes sociaux et familiaux. L'importance de la famille et notamment de la mère dans la mise en place de l'alimentation n'est plus à démontrer tant les exemples sont fréquents : quand on sait qu'un enfant a près de 60 % de malchance d'être obèse si ses 2 parents le sont, l'on comprend que l'on ne naît pas égaux devant le surpoids ! Rythmes familiaux, rythmes professionnels… toutes perturbations qui au fil des années impriment une hygiène alimentaire souvent perturbée et perturbante pour le poids, ce d'autant que des antécédents génétique existent fréquemment associés.

Tout se passe comme si une cassette vidéo (audio+vision) se mettait en place progressivement dans notre cerveau mais dont l'enregistrement serait défectueux. L'objectif d'une diète protéique sera donc d'effacer complètement la cassette (diète complète) puis de ré-enregistrer dessus, progressivement par paliers, de nouveaux messages tant olfactif que visuel et gustatif : réapprendre donc à manger en redécouvrant les aliments (légumes frais, viandes ou poissons, féculents, fruits…) et en maintenant un rythme de nouveau re-réglé de son alimentation.

Ce schéma thérapeutique n'est pas nouveau car il est déjà utilisé dans le schéma du sevrage alcoolique et le sevrage des drogues : arrêt souvent brutal sous surveillance avec substitution (ici protéines).

INDICATIONS DE LA DIETE PROTEIQUE.

Probablement pas à ceux qui désirent perdre 2 à 3 kilos pour mettre le petit string cet été (quoiqu'il vaut mieux une alimentation hypocalorique hyperprotidique sur une courte durée que de mettre en place n'importe quoi à base d'eau ou autres stupidités publicitaires !!! ).

En fait ces régimes s'adressent à tous, surtout si l'amaigrissement doit-être rapide pour raisons médicales mais pas tous supporterons ce type d'alimentation. Affaire de goût surtout mais aussi affaire de style de vie et de psychologie qu'il faut absolument accepter et comprendre en tant que médecin ; nous verrons que des alternatives existent permettant de réaliser des régimes hypocalorique hyperprotidiques.

Imaginez que vous ayez 20 Kgs à perdre… et qu'il vous faut patienter 8 à 10 mois pour être enfin au poids souhaité !!! 8 à 10 mois de privations, d'angoisses, de pesées.

8 à 10 mois voire plus d'attente et de régime qui n'en fini plus !!!

Pour certains, c'est impossible d'être aussi patient (même si l'idéal serait de l'être et de perdre 3 à 4 Kgs par mois ! ). A nous de comprendre la demande et de nous y adapter… avec une certaine dose de rigueur appliquée dans le soutien psychologique car l'obèse doit souvent être dirigé, canalisé et laissé sans choix, au début tout au moins…

Une main de fer dans un gant de velours !

Voilà ce que certains patients souhaitent de notre part.

Les résultats sont d'autant meilleurs que les motivations sont fortes et structurellement construites mais de cela, vous vous en doutiez car les schémas sont toujours les mêmes dans la vie si l'on souhaite réussir quelque chose.

L'expérience montre qu'aucun à priori n'est en tout cas à poser pour débuter une diète protéique et ce quelque soit le niveau socioculturel des individus. Que de fois je me suis trompé dans mes visions de réussite ou d'échec pour mes patients ! Certes, plus la nécessité d'une bonne qualité gustative alimentaire est importante (ce sont nos patients qui aiment bien manger et qui ne peuvent se passer des bons plats… mais aimeraient malgré tout maigrir, même un peu) et plus l'échec est fréquent et ce dès le début de la diète : c'est à peine si l'on peut la commencer. Cela sera alors au médecin de trouver le régime à proposer (Régime basse calorie équilibré à 1200-1400 calories, homéopathie vraie etc…) mais il est toujours nécessaire de se rappeler (et de le rappeler au patient) qu'à un moment ou à un autre…

IL FAUDRA BIEN SE PRIVER DES ALIMENTS RICHES EN CALORIES (Graisses surtout) !

ET DONC.

SE PRIVER UN PEU !

Certaines indications médicales sont intéressantes à évoquer :

* Le diabète : Il est utile de séparer trois domaines dans le cas des diabètes chez l'obèse. Le diabétique ayant un pancréas normal, sécrétant de l'insuline en quantité, et le diabétique commençant à avoir un pancréas perturbé ne satisfaisant plus les besoins (partiellement ou presque totalement).

. Chez certains diabétiques obèses, seul le régime pauvre en sucres sera suffisant et permettra ainsi de mettre le pancréas au repos. Les baisses de glycémie seront très nettes en diète protéique mais sans à coups, augmentant la motivation chez ces patients parfois pas encore sous traitement.

. Chez d'autres diabétiques ayant déjà un pancréas insuffisant et nécessitant des médications d'appoint par hypoglycémiants oraux, les résultats seront tout à fait identiques avec baisse des glycémies et baisse du poids. La mise en place de la diète protéique nécessite d'adapter le traitement à son début (diminuer les doses par 2 pendant les 2 premiers jours puis arrêt).

. Certains diabétiques plus gravement touchés nécessitent une petite dose d'insuline pour reposer le pancréas et permettre sa régénération hormonale. Une surveillance sanguine par glycomètre est ici importante à mettre en place afin de suivre la glycémie.

- Si le patient prend moins de 30 unités d'insuline, il est nécessaire de stopper d'emblée l'injection d'insuline dès le début de la diète protéique et ce afin d'éviter toute hypoglycémie.

- Si le patient est à des doses supérieures, l'on diminuera les doses d'insuline par deux pendant la première semaine puis arrêt de l'insuline la deuxième semaine, toujours sous surveillance sanguine.

* L'hypertension artérielle : Le surpoids est une cause importante d'HTA. Faire perdre du poids à son patient est un traitement souvent très efficace pour faire baisser sa tension artérielle. En cas d'apport médicamenteux, il est souhaitable de surveiller cette TA les premiers jours et souvent de baisser progressivement les médications. Prudence aussi dans l'emploi des diurétiques comme nous l'avons déjà vu. N'oublions pas que la présence d'une HTA est un facteur aggravant associé au diabète (Syndrome "X" de REAVEN) ; cette HTA réagit souvent bien aux inhibiteurs de l'enzyme de conversion.

* Les facteurs métaboliques de risques (Hypercholestérolémie, hyperuricémie, diabète) : A l'évidence toute perte de poids chez ces sujets souvent en surpoids, ne peut qu'améliorer le pronostic et éviter les complications propres à chacune de ces pathologies.

* L'insuffisance respiratoire et l'asthme : La présence de graisse en abondance au niveau abdominal souvent couplée à une faiblesse musculaire abdominale font que ces patients ont une gène respiratoire d'autant plus importante qu'ils sont gros ; la montée des escaliers est pour eux très pénible tout comme le laçage des souliers (gène compressive) , le sommeil est souvent perturbé et irrégulier accompagné de ronflements extrêmement fréquents chez l'obèse, ronflements disparaissant très souvent dès l'amaigrissement pour la joie de l'entourage.

* L'arthrose des membres inférieurs : La perte de poids ne peut qu'améliorer la surcharge mécanique sur les articulations ; j'aime à rappeler que dans les courses de chevaux, lorsque l'on veut ralentir un cheval, on lui donne un handicap qui correspond à la pose de plomb dans la selle. Il en est de même quand on supporte 10, 20 voire plus de kilos.

Mettez-vous un sac à dos avec 10 kgs de cailloux dedans et vous verrez comme cela est pénible de le porter… vos articulations et vos muscles ne peuvent que souffrir !

* La ménopause : Lors de la pré ménopause, la femme voit sa lipogénèse abdominale augmenter avec diminution de sa masse grasse fémorale ; le passage du statut de femme pré ménopausée à celui de femme post ménopausée induit ainsi une augmentation de la masse grasse abdominale : passage donc à la forme "androïde" dont les complications sont plus graves (cardio-vasculaires, risques de cancers) mais dont les modifications de poids sont plus favorables surtout sous diète protéique. Notons que l'apport bien dosé d'hormone maintiendra la femme dans un statut gynoïde par augmentation de la lipogénèse fémorale et diminution de la lipolyse abdominale ; ce schéma est plus difficile à faire maigrir mais l'apport hormonal rediminue les risques cardio-vasculaires ci-dessus décrits dans les formes androïdes.

Le problème de la ménopause est en fait souvent plus lié à une diminution du métabolisme de base (masse maigre décroît) , à une diminution de la thermogenèse postprandiale alors que les repas sont plus riche en glucides (effet sérotoninergique stimulant l'appétit aux sucres augmenté lors de la ménopause) et à une diminution de la thermogenèse liée à une baisse de l'activité physique.

CONTRE-INDICATIONS A LA DIETE PROTEIQUE.

Bien sûr classiques sont les contre-indications suivantes :

* Grossesse, ce qui ne veut pas dire qu'une surveillance alimentaire stricte ne devra pas être mise en place, doublée d'un apport supplémentaire de protéines et ce pour éviter toute prise de poids excessive durant la gestation pouvant être la cause de gros poids de naissance… source d'obésité plus tard.

* Allaitement : il n'y a jamais de nécessité et d'urgence pour la mise en route d'un régime chez une femme venant d'accoucher et qui allaite.

* Enfants de moins de 16 ans car l'enfant à un besoin accru de protéines pour sa croissance. Là encore, insistons sur le rôle de conseil du médecin dans l'éducation alimentaire de l'enfant et surtout de sa famille.

* Maladies aiguës du style infarctus du myocarde, accident cérébro-vasculaire… où l'hypovolémie engendrée pourrait aggraver les symptômes voire entraîner une récidive. L'on préconise ainsi une attente de 6 mois pour démarrer tout régime.

* Les interventions chirurgicales : il est nécessaire d'attendre la fin de la convalescence, notamment dans les interventions cardiaque qui ne pourront que voire la symptomatologie s'améliorer si le sujet est obèse. Rappelons que chez l'obèse, outre les difficultés opératoires (masse graisseuses, cicatrisation etc…) , il existe un risque anesthésique non négligeable lors de toute intervention chirurgicale (masse volumique).

* Insuffisance hépatique… puisque le foie dégrade 60% des acides gras en corps cétoniques.

* Insuffisance rénale (hyponatrémie réactionnelle) et insuffisance cardiaque (plus par risque de déplétion potassique des digitaliques souvent prescrits).

* Troubles digestifs chroniques (diarrhée chronique) mais il est rare de rencontrer des personnes obèses parmi ces populations.

* Comme toujours les problèmes psychiatriques et les antécédents graves d'instabilité psychologique.

Sont à rechercher dans le cas de la diète protéique, les contre-indications suivantes :

* Les troubles du rythme cardiaque (Hyper-excitabilité) car toute hypokaliémie pourrait avoir alors un retentissement beaucoup plus grave.

* Les sujets pratiquant des sports à risque (Plongée sous-marine, boxe, alpinisme, sports mécaniques) et/ou de haut niveau (intensité et fréquence d'efforts brutaux) devront provisoirement arrêter leurs activités car, je le rappelle, les stocks de sucre (glycogène) sont au plus bas et donc difficilement mobilisables dans ces activités utilisant la voie aérobique d'Embden-Meyerhoff (surtout dans un milieu nécessitant tout son mental).

* L'utilisation de diurétiques, surtout ceux de la famille des thiazidiques et des furosémides associés ou non, peut entraîner une hypokaliémie et sont donc contre-indiqués. Seuls la spironolactone ou le triamtérène peuvent être utilisés s'ils sont prescrits dans une indication médicale précise (oedème d'origine cardio-respiratoire par exemple…).

* Prudence en cas d'utilisation de laxatifs.

MISE EN PLACE D'UNE DIETE PROTEIQUE.

Sous la surveillance et la prise en charge EXCLUSIVE d'un médecin.

La mise en place de ces régimes (réservés au corps médical uniquement) permet souvent d'aboutir à des pertes de poids de 7 à 10 kilos en 4 semaines, poids perdu essentiellement au dépends des graisses (80%) et très peu des muscles, des viscères et de l'eau. L'amaigrissement sera parfois plus lent après quatre semaines car l'on note une diminution des dépenses énergétiques du métabolisme basal (qui se régularisera plus tard à un niveau adapté au nouveau profil physique).

Le début de la diète s'effectuera du jour au lendemain, sans aucune période préparatoire.

… question de décision…

MAINTENANT !

Ou en tout cas en profitant d'une période favorable à la mise en place d'un régime ; rappelons-nous qu'il existe toujours une foule d'excuses à ne pas démarrer (fêtes, mariages, décès, vacances…) et qu'il est souhaitable de bien poser le patient DEVANT SES RESPONSABILITES. Pousser à l'utilisation d'un langage positif en éliminant les "peut-être, on verra, et si " etc…

La durée d'une diète varie selon les écoles ; en France l'on se rapproche de 4 à 6 semaines mais aux USA et au CANADA, la durée peut-être beaucoup plus longue (plusieurs mois). En fait, tout dépendra de la motivation des individus, de la qualité des protéines (et non du niveau calorique) et de la qualité du suivi médico-psychologique.

L'expérience montre qu'il semble nécessaire de maintenir la diète protéique tant que l'individu la supporte parfaitement et qu'il est motivé pour poursuivre : c'est donc plus souvent à lui d'indiquer quand il souhaite stopper (sauf problème médical exceptionnel). Les interruptions de diète protéique sont en effet mal vécues surtout quand le régime marche bien et est bien supporté ; la remise en place d'une deuxième diète rencontre alors dans ce cas plus de difficultés.

1 / LE BILAN DU PATIENT.

Nous ne reviendrons pas sur le détail du bilan général du patient devant comporter les grands points suivants à noter sur une fiche médicale.

Interrogatoire personnel et familial.

* Les régimes effectués et résultats : historique du poids.

* Les antécédents médicaux et chirurgicaux.

* Le style de vie (tabagisme, médicaments) et les activités sportives.

* Les motivations.

Hygiène alimentaire.

* L'alimentation et ses déviations (rythme, lieux, quantité approximative, stimulations…).

* Les aliments préférés et les erreurs "évaluées"

Photographies Face/Profil/Dos.

Look du patient (Attention à lui, maquillage, façon de se vêtir, état de la peau…).

Examen clinique.

* Examen cardio-vasculaire avec ECG (TA et veines).

* Examen de la silhouette avec mensurations des zones suivantes : Genou, Entrecuisse, Bassin, Ombilic, sous-mamelonnaire ou mamelon, aisselle.

Aspect de l'abdomen et des seins (hypertrophie).

* Etat de la graisse et répartition :

. Androïde ou Gynoïde.

. Graisse douloureuse ou non.

* Calculs de base :

- Poids nu et taille.

- Calcul des diamètres taille - hanche.

- Impédancemétrie permettant de calculer la masse maigre, grasse.

Eau, poids idéal et métabolisme de base approximatif.

- Calcul du pli cutané.

* Rhumatologie avec aspect de l'ossature, déviation des axes des membres inférieurs, scoliose…

Bilan biologique : Utiliser des dosages récents de moins de 3 à 6 mois (RMO) sinon.

* NFS - VS.

* Glycémie à jeun.

* Cholestérol avec HDL et LDL.

* Triglycérides.

* Uricémie.

* Urée.

* Transaminases.

* Ionogramme sanguin.

* TSH.

Tout autre examen est fonction de l'interrogatoire et de l'examen clinique.

Bilan radiologique si nécessaire : selle turcique notamment, rhumatologie…

2 / DEBUT DU PROTOCOLE AVEC SUBSTITUTS OU PHASE ACTIVE.

Le début avec des substituts alimentaires sous forme de poudre est souhaitable car simple à mettre en place. La qualité des substituts sera avant tout à rechercher : Haute valeur biologique des protéines utilisées dont l'indice chimique est supérieur à 100 et devant contenir les 8 Acides Aminés Essentiels non synthétisables par l'organisme - Le prix devra être raisonnable et l'expérience montre que dans ce cas il n'est pas un obstacle surtout quand on prend la peine d'expliquer le pourquoi à son patient (Correspond approximativement au prix dépensé pour sa propre alimentation par mois + un supplément inévitable… qui correspondra sûrement aux restaurants et erreurs commises…). Les substituts offrent souvent de nombreux goûts à disposition (goût salé, sucrés à l'aspartam, barres…) ce qui permet de varier l'aspect gustatif des repas. De nombreuses marques existent sur le marché pharmaceutique comme VIVANCE, DIETLINE, PROTIDIET, AMILIGNE, LIGNAL etc…

Les substituts actuels sont pratiquement toujours à base de protéines lactées et de protéines d'origines végétales (Soja). La prudence s'impose pour les protéines d'origine animales (collagène donnant la gélatine) qui devront toujours être associées avec les précédentes car elles sont de moindre qualité en acides aminés.

Avoir toujours en tête que le protocole est précis et qu'il est fortement souhaitable de le suivre… à la lettre… afin d'obtenir la meilleure réponse rapide possible de la part de l'organisme !

La quantité de protéine à prescrire sera toujours la suivante selon le protocole de Blackburn :

1,2 Gr. Par kilo de poids idéal et par jour pour les femmes.

1,5 Gr. Par kilo de poids idéal et par jour pour les hommes.

Exemple : Poids idéal de 60 Kgs. Soit 1,5 Gr * 60 = 90 Gr. De protéines à prescrire par jour.

Apport de légumes : L'apport sucré ne devant pas dépasser 30 Gr. Par jour (Cf. Sous peine de ne pas passer par les voies métaboliques de lipolyse recherchées) , il sera nécessaire de veiller à un apport correct en légumes peu sucré qui auront de nombreux avantages :

* Eviter la constipation par effet fibre et remplir le colon (effet pléthore).

* Maintenir le fonctionnement du tube digestif (mâcher des aliments).

* Ils sont souvent riches en potassium, en vitamines et en oligo-éléments.

Voici une liste préférentielle des légumes autorisés ; ceux qui ne sont pas écrits sont donc interdits :

Légumes permis à volonté : Salades vertes, Céleri, Concombre, Radis.

Légumes modérément autorisés : Champignons de Paris, Artichaut, Asperges, Aubergines, Fenouils, Bettes, Chicorée, Choux, Chou-fleur, Christophine, Courgette, 1 Tomate par repas, Brocoli, Navet, Poireaux, Cresson, Endive, Fèves cuites, Epinards, Persil, Poivron, Pousse de Soja, Haricots verts.

Tous légumes dont l'apport sucré est sensiblement inférieur à 5 Gr. Pour 100 Gr.

Une quantité de 250 à 300 Gr. Est amplement suffisante. Ces légumes peuvent se prendre crus ou cuits en soupe ; pour la soupe, laver les légumes sans les éplucher (conserve certaines vitamines et oligo-éléments) et les faire cuire. Quand ils sont cuits, garder le jus de cuisson pour s'en servir comme fond de soupe (avec le sachet de protéine par exemple).

Assaisonnements :

Poivre, Vinaigre, Moutarde forte, Jus de citron ou pamplemousse blanc, toutes les fines herbes et aromates, cornichons, toutes les poudres (ail, oignon, échalote etc…).

I C. À soupe de Yogourt ou Fromage Blanc à 0 % M.G ou d'Huile de Paraffine (ACAL ou RESTRICAL) permettront aussi de lier la sauce de l'améliore sans apport de graisse ou de sucres.

Pensez à saler régulièrement (une pincée) les salades et les soupes mais sans excès.

L'ordonnance de démarrage sera donc en moyenne la suivante en variant au mieux les parfums :

* Petit Déjeuner : 1 sachet (soit 15 Gr. De protéine).

* Déjeuner : 1 sachet avec 200à 300 Gr. De légumes.

(Salades crues le midi + 1 sachet dessert nécessitant de l'eau froide et donc facilement préparable pour le repas de midi en entreprise).

* Vers 16 / 17H : 1 sachet.

* Dîner : 1 sachet avec 200 à 300 Gr. De légumes.

(Soupe de légumes le soir + 1 sachet soupe).

Boissons :

1 litre 1/2 d'eau par jour.

Eau minérale plate (Evian, Vittel, Contrex) ou Boisson gazeuse non sucrée.

Café noir sans sucre (édulcorant permis).

Thé faible, noir sans sucre.

Infusions : Tilleul, menthe, verveine, camomille, oranger.

Une larme de lait écrémé peut-être autorisée pour ceux qui ne peuvent pas s'en passer.

3 / DEBUT DU PROTOCOLE SANS SUBSTITUTS.

Avoir toujours en tête que le protocole est précis et qu'il est fortement souhaitable de le suivre… à la lettre… afin d'obtenir la meilleure réponse rapide possible de la part de l'organisme !

La quantité de protéine à prescrire sera toujours la même que précédemment mais est parfois plus complexe à cerner ici.

Légumes et assaisonnements sont identiques ainsi que les boissons.

L'ordonnance de démarrage sera donc en moyenne la suivante (pour un objectif de 60 kgs. Poids idéal) :

* Petit Déjeuner : 100 Gr. De Fromage Blanc 0% M.G avec 1 blanc d'oeuf battu (des poudres diététiques existent dans les grandes surfaces afin d'améliorer les goûts (VAHINE).

* Déjeuner : 130 Gr. De viande maigre pesée crue avec 200 à 300 Gr. De légumes.

* Vers 16 / 17H : 100 Gr. De fromage Blanc 0% ou 1 yaourt maigre.

* Dîner : 150 Gr. De poisson maigre pesé cru maigre avec 200 à 300 Gr. De légumes.

Cuissons : La cuisson vapeur, la cuisson en papillotes, la cuisson en papier aluminium, la cuisson en autocuiseur, la cuisson à l'étouffée, la cuisson au gril ou à la broche, la cuisson sous vide ou au micro-ondes ; ces cuissons n'apportent aucune calorie et redonnent souvent leur vraie saveur aux aliments sans apports de calories ! Elles n'altèrent que peu la richesse en oligo-éléments et en vitamines et ne nécessitent pas de graisse pour faire cuire les aliments ce qui est un énorme avantage dans un régime hypocalorique voire même dans la vie de tous les jours pour celui qui souhaite manger d'une façon agréable et saine. En ce qui concerne les viandes et les poissons, tous les types de cuissons sont utilisables afin d'éviter la cuisson grasse et surtout la friture.

Saisir la viande (ou poisson) sans aucun produit sur une poêle n'attachant pas. Quand la viande est cuite, la retirer et fermer le feu ; déglacer avec du Fromage blanc 0 ou 10% de MG.

Pensez aussi à parfumer les eaux de cuisson (bouillon cube ou aromates…) et conservez ces eaux de cuisson car elles sont souvent enrichies en vitamines et oligo-éléments.

Sauces : Utilisez au maximum dans vos plats des herbes et aromates, permettant une cuisine acalorique goûteuse.

- Persil - Origan - Cerfeuil - Laurier.

- Menthe - Romarin - Basilic - Genièvre.

- Sarriette - Coriandre - Fenouil - Anis.

- Thym - Cumin - Ail - Oignon.

- Echalote - Ciboulette.

Sans oublier les EPICES et CONDIMENTS suivants :

- Clou de girofle - Poivre - Câpres - Curry.

- Cannelle - Paprika - Gingembre - Safran.

- Moutardes - Le tabasco (piments).

- Cornichons - Pickles.

- Coulis de Tomates - Sauces orientales.

Sachez utiliser les vinaigres, jus de citron, voire l'alcool (dans certaines marinades ou pour flamber une viande ou un poisson car l'alcool s'évapore en laissant le parfum).

Pensez à napper les aliments avec des sauces sans matières grasses ni sucre :

- Coulis de tomates, de champignons, de cresson…

- Gelée en poudre : oeuf en gelée, poisson en gelée… ou gélatine en feuilles.

Viandes : Toutes les viandes sont autorisées SAUF Porc, Agneau, Mouton, Canard, Oie, la peau et le gras. Préférer les viandes les plus maigres du style cheval et volailles,.les abats.

Poissons : Tous les poissons en évitant l'excès de Hareng, Thon, Anchois, Maquereau.

4 / LES MEDICATIONS A AJOUTER.

Les vitamines et oligo-éléments.

* Le potassium : Nous avons déjà évoqué la fuite de Potassium dans ce type de régime ainsi que l'acidose associée. L'apport de potassium sous forme de tartrate ou de bicarbonate sera donc nécessairement de 40 à 70 meq. Par jour (soit 5 à 8 Gr.). Cet apport est OBLIGATOIRE afin d'éviter tout risque cardio-vasculaire.

* Le calcium : Selon certains médecins, il semble nécessaire d'apporter dès le début de la diète un apport d'au moins 1 Gr. De calcium pour compenser le catabolisme osseux.

* Le sodium sera conseillé à raison de 2 à 5 Gr. Par jour sous forme de comprimé ou d'une pincée de sel aux repas.

* Vitamines et oligo-éléments : Rappelons que lors d'une diète protéique, il n'y a pas de prescription de fruits car ils sont trop riches en sucre. Chaque médecin aura donc à donner sa prescription habituelle pour palier à ces manques en vitamines et oligo-éléments. Par contre il est nécessaire de se souvenir que les légumes en possèdent une certaine quantité :

. Provitamine A dans Oseille, Cerfeuil, Epinard, Navet, Pissenlit, Persil, Scarole, Chou Rouge, Laitue.

. Vitamine C dans Persil, Navet, Oseille, Poivron vert, Fenouil, Piment, Cresson, Chou rouge, Chou fleur, Epinards crus, Mâche, Citron frais.

. Vitamine E dans Soja, Asperge, Epinard cuits, Persil.

. Fer dans le Persil, Epinard cru, Cresson, Pissenlit, radis.

. Potassium dans le Soja, Persil, Blette, Epinard cru, Artichaut, Champignon.

Les normes actuelles (Cf. Astra Calvé Information) sont les suivantes pour l'apport des vitamines et oligo-éléments :

Vitamine A : 5000 U.I / J. Vitamine D : 400 U.I / J. Vitamine E : 15 U.I / J.

Vitamine B1 : 1,5 mg./ J. Vitamine B2 : 1,8 mg./ J. Vitamine B5 : 10 mg./ J.

Vitamine B6 : 2 mg./ J. Vitamine PP : 25 mg./ J. Vitamine B12 : 3 microGr./ J.

Vitamine C : 100 mg./ J. Calcium : 800 mg./ J. Phosp.
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51441
b
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