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L'anorexie n'est pas une maladie mentale

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L'anorexie N'EST PAS UNE MALADIE MENTALE - Premier point et je vais vous le démontrer. À l'âge de treize ans, j'ai décidé de me mettre à l'épreuve de la souffrance physique, jusqu'à sentir physiologiquement ma masse cellulaire "fondre" (et c'est douloureux de sentir ses mollets, ses triceps etc… perdre leur masse musculaire) J'avais d'excellent résultats scolaires, de bonnes copines, je faisais les meilleures performances en gymnastique et notamment en athlétisme, avec une résistance et une endurance dont même mon professeur de gym s'étonnait, vu ma maigreur. J'ai finalement été hospitalisée à 33 kg pour 1m70 - mais au sortir de l'Hôpital (où j'ai refusé tout traitement "chimique", mais à l'époque, les recherches sur la Bio-Chimie du Cerveau n'avait pas encore fait des petits dans les laboratoire, il faut croire (à l'exception, je crois, du fameux Largactil, avalisé comme LE neuroleptique de référence) et surtout la scission entre les tout-puissants charlatans que sont les psy et dérivés d'une part, et les neurologues, d'autre part, était encore très nette, les seconds se livrant à des recherches fondamentales (et non pas empiriques) empêchait, d'une certaine façon les psy de prescrire des "camisoles chimiques" pour permettre de remonter la pente en douceur). Il faut tout de même reconnaître un certain avantage (ou "confort") à ne pas être soumis à certaines contingences physiologiques du type "chier" ou supporter l'état "Post-prandial" si encombrant… c'est la raison pour laquelle au sortir de l'Hôpital (ou je suis restée un trimestre pour atteindre 45 kg) j'ai finalement opté pour une adolescence restrictive et en effet, je n'ai eu mes règles qu'à 31 ans, car de 1992 à 1998, je me suis maintenue à un niveau d'activités soutenu, ne mangeant quasiment que des feuilles de salade verte et du saumon cru, dans des portions dérisoires. Et beaucoup de café. Je n'ataix aucunement désocialisée, lorsqu'il m'arrivait de dîner à l'extérieur, j'appréciais volontiers le champagne, les bons vins blancs et occasionnellement de la Vodka, ça me donnait une pêche que les autres n'avait pas, parce que chacun sait que l'alcool participe d'un apport glucidique immédiat et très fugitif, et plus la masse celulaire est faible, plus l'organisme y est sensible - aucun effet secondaire au décours, tant qu'il n'y a pas d'abus. Pour ce qui concerne le "solide" je mangeais de façon symbolique, ou bien je privilégiais les mets les moins surchargés qui soient (jamais de plat en sauce, jamais de viande, jamais de glucides lents qui "bourrent" et particulèrement le pain, dont je ne voit toujours pas l'utilité nutritive. Ré-hospitalisée à 37 kg/1m76 à l'âge de trente ans, pendant trois mois d'été, cette fois,-ci sous chimie (Loxapac) , et malgré mon veto, les psy, qui par ailleurs, ne manifestait leur présence qu'une fois par jour 5 même pour s'assurer qu'on "respectait le protocole" dans cette clinique privée en face de St Anne (annexe de celle-ci, équipes du Professeur Samuel-Lajeunesse que je HAIS par connaissance de cause : c'est bien beau c'écrire des bouquins érudits à partir de pseudo-diagnostics généralisés [ex : les moines qui jeûnent ne sont pas catalogués comme anorexiques, quelle injustice, cette étiquette ne devrait tout simplement pas exister, elle est pure phantasme des SAVANTS reconnus comme tels] mais lorsqu'il n'y a aucun accompagnement dit "psychologique" durant l'hospitalisation, que vous passez trois mois enfermée "dans un nid de Coucou" avec trois plateaux hyper caloriques par jour, et des gouttes qui sont sensées rétablir votre lucidité sur votre "état biologique grave" on est en droit de se poser des questions sur le respect de l'homme envers l'homme (d'ailleurs, j'ai pu remarquer que dans bon nombre d'établissements hospitaliers, les gens "malades" (ce qui n'était pas mon cas, j'étais juste maigre) ne sont pas respectés, ils sont considérés comme des sous-hommes. Venons-en là : les dites "anorexiques" sont quelques individus qui ne supportent pas la faiblesse, ce sont des Surhumains, en quelque sorte, la faculté de se passer des satisfecit alimentaires pour puiser leurs ressources ailleurs (je recommande, à ce titre, un très bel ouvrage de Jacqueline KELEN - Presses de la Renaissance 2003 : "La Faim de l'âme" qui apporte enfin un regard oblique sur ce que tout le monde, à présent, nomme "anorexie", à tort et à travers. Finalement, j'ai atteint un poids raisonnable de 53 kg, puis à 58 kg, mes règles sont apparues, et six mois après, j'ai conçu avec l'homme que j'aimais, le plus bel enfant du monde - elle sera tout aussi résistante que moi dans la vie ; à présent elle à cinq ans, elle est belle et active, épanouie, fine, mais pas maigre (à l'heure où les Pedo-Psychiatres de la race de M RUFFO [que je n'encadre pas non plus - pas plus que l'intervenant, je ne me souviens plus lequel, qui a parlé de densitométrie osseuse équivalente à une femme de 65 ans - c'est une pure hérésie, mes os vont très bien, merci, et en plus je peux me targuer d'être dotée d'un "capital ovarien" largement qu-dessus de la moyenne pour mon âge, puisque je n'ai libéré des ovules que très tard (donc, je serai ménopausée très tard) ] tirent la sonnette d'alarme sur l'obésité enfantine !!!!!! Ma fille est loin de la moindre comparaison avec nos voisins allemands ou américains et anglo-saxons, qui ne bouffent que  de la nourriture industrielle bourrée de Bicarbonate de Sodium et autres Polyphosphates pour faciliter la digestion d'aliments qui, sans ces additifs, feraient rendre (donc on ne risque pas d'en faire une indigestion, et en plus il y a des exhausteurs de goût pour qu'on en mange plus "tellement c'est bon" ce qui est faux : c'est "faussement" bon. Ma fille ne mange que très rarement des biscuits industriels, elle préfère les aliments simples comme les galettes de riz, les fruits, les laitages, le pain aux céréales.

À présent, laissez-moi vous livrer le fin mot de l'histoire : la restriction alimentaire est dangereuse dans le sens où, effectivement, les organes vitaux, pour maintenir leur cellules et leur fonctionnement minimal, vont puiser partout dans le corps pour ce faire - les deux organes privilégiés étant le Cerveau et le Coeur - les autres finissent par en pâtir, et au long cours, c'est la bio-chimie du cerveau qui est modifiée. Alors, SEULS les neurologues apportent une réponse intéressantes dans ce processus : conscients d'un "syndrôme" qui persiste durant de longues années, ils savent exactement ce qu'il faut rétablir pour que le cerveau commande à nouveau les principes de survie (voire de sauvetage) des cellules, et là, l'alimentation, même minime, redevient réflexe, et se réintégre dans un emploi du temps quotidien ("le galérien" = je reprends cette expression qu'avait employé un psy que j'avais vu plusieurs années, sur prescription de mes parents vers 22/28 ans - la seule chose qu'il avait à répondre aux délices que je me faisais à déguster un demi carré de chocolat (ce qui équivalait sans doute pour d'autres un bon pétard ou une prise de cocaïne ou carrément un orgasme - je tiens à préciser que j'ai vécu et je suis familières de ces trois états, donc je sais de quels plaisirs je parle) il me répétait : "il n'y a pas d'autres solutions, si vous voulez reprendre des formes : vous devez manger, comme un galérien" Chaque jour, on doit "ramer" pour alimenter la bestiole complexe que nous sommes, et chaque jour, il faut tenir une sorte d'intendance anticipative, pour varier un minimum son alimentation. J'ai toujours eu grand plaisir à préparer de bons petits plats avec des herbes fraîches etc… j'ai une d'ailleurs une grande expérience culinaire (y compris en dégustation chez de grands chefs) toutes catégories confondues, à l'exception des viandes ; bien qu'à présent je n'y consacre plus beaucoup de temps, je prépare néanmoins des choses simples et saines, dont jamais personne invité à ma table ne se lasse.

Voilà, depuis plus de trois ans que je prend des psychotropes qui limitent mes tendances "Surhumaines" je suis revenue dans la "norme", mais l'abstinence est toujours délicieuse et vous fait accèder à des sphères sublimement vitales…

J'ai été brève, mais je prépare un roman qui en dira plus pour détruire les instances psycho-psychiatro-psychanalytiques qui se permettent de porter leurs mains potelées* sur un état qu'ils n'ont même pas expérimenté eux-même. * je fais allusion, bien sûr à cet empaté M RUFFO, qui ferait bien de dégager de la place illico-presto, tant ses propos sont incohérents.

Voilà, je tiens aussi à ajouter que j'ai fait, pour ma gouverne personnelle, une année de DEUG de psycho, juste pour savoir où était le SPOUNTZ qui a fait délirer le 20 ième siècle ; j'ai beaucoup lu sur tout ce que l'"anorexie" à pu faire couler comme encre, j'étais personnellement à l'enterrement de Sollenn Poivre d'Arvor par "solidarité" mais ce n'est pas d'anorexie qu'elle est morte, rappellons-le (elle s'est jetée sous le métro à Neuilly, à la Station SABLONS) moi aussi, j'ai eu des envies de suicide, lorsque j'ai débuté mes traitements prescrits par mon neurologue, j'avais l'impression de ne plus être "MOI". Mais en fait il s'agit d'une souffrance égoïste, et il faut la surmonter, c'est une souffrance dont on ne veut pas au départ, mais pour apporter aux autres, il nous appartient de tenir un jardin secret (en référence à la théorie de la Cage Dorée de Hilde Bruch -   in "L'énigme de l'anorexie" PUF 1979). Et nous n'en sommes pas moins surhumains et lucides dans d'autres circonstances (et elles sont nombreuses celles où il faut avoir une résistance une force intérieure, dans la vie).

Voilà.

À dans dix ans, lorsque j'aurai écrit ce roman surhumain.

Et je vous recommande de détruire de vos archives cette émission ratée où il manquait notamment une anorexique restrictive qui-va-très-bien, et un neurologue pour apporter un vrai débat de légitimité à ce que vous n'avez fait qu'appeler "troubles du comportement alimentaire".
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53320
b
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