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Kit de secours pr boulimiques v. : astuces et conseils qui vs sauvent - anorexie et boulimie

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 24/04/13 | Mis en ligne le 09/06/14
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Bonsoir, J'ai bientôt 29 ans et seulement depuis peu de temps (presque 1 an) je suis sur le chemin de la guérison. Mon passé : 15 ans de tac (je suis passée par toutes les étapes, mais la plus longue a été la boulimie n. V., quasi 12 ans. Chez moi aussi, il y a eu ce fameux incident qui m'a fait réfléchir, me mettant de manière imprévue la vérité devant mon nez et qui m'a fait (pour le première fois dans ma vie) , faire repenser comment et quoi j'étais en train de faire. Je me sentais obligé et engagée vis-à-vis de quelque chose, et c'est là où j'ai stoppé mes crises (cad d'aller aux toilettes). Pourtant, le chemin n'est pas facile. La boulimie est devenue partie de nous même et on a appris a vivre avec, de la tolérer et de la trouver normale. En tout cas à mon âge, ou plutôt, au fur et à mesure les années passent, les raisons, les peurs, les coutumes etc évoluent avec nous en même temps… et prennent une toute autre dimension. En quelque sorte, elles deviennent aussi plus à soigner… car on n'est plus prête à prendre des risques (comme les enfants) et on adhère aux choses qui fonctionnent… ! Pour toutes les ladys et femmes (et hommes) donc, qui luttent et essayent de résister, qui veulent bien mais n'arrivent pas par moments, je voudrais constituer un kit de secours et de remèdes, auxquelles elles/ils peuvent recourir : Mes conseils à moi (selon mes expériences) : - Parlez-en, à un maximum de gens de votre proche entourage, et faites en sorte qu'on s'y intéresse et qu'on comprends de quoi qu'il s'agit comme maladie et de symptômes. Il faut qu'on vous observe et qu'on essaye de vous surveiller. Vous ne mangerez plus comme avant car vous ne voulez pas qu'on vs juge. - Les premiers jours (4) de votre abstinence ou sevrage, ne restez pas seule, ou dans un environnement ou vous êtes habituées à avoir vos crises ! Allez dormir chez votre pt copain, chez une copine, cousins etc. Vous devez choisir un endroit ou on connait votre souci, parcours et surtout la décision d'arrêter. Dites leur même, de faire attention et de vous accompagner aux toilettes, même si ça à l'air ridicule et même quand vous dites que c'est plus nécessaire. L'autre doit à tout prix venir avec vous. -Ne comptez pas en nombre de crises vaincues, mais en jours. Une fois que vous avez réussi à passer un jour, vous allez vous dire : allé j'ai réussi, je vais pas recommencer, un deuxième… Vous devez vous sentir en compétition avec vous même ou ceux qui ont réussi, jusqu'au jour ou vous ressentez que vous recommencez à avoir mauvaise conscience en cas de pensées boulimiques. -Cherchez vous des hobbys et activités. Allez par exemple lire des histoires aux enfants malades dans les hôpitaux (vous n'avez jamais eu une reconnaissance pareille, ni de sourire si ensoleillés à votre arrivée) , faites de la nation (un autre monde et on se sent léger) et du yoga par exemple (on apprends à se concentrer et relaxer). - Arrêtez de vous dire que 300 gr de tomates vont vous faire peser 300gr en plus sur la balance. C'est idiot, aussi de se peser constamment. Dites à vous même, que c'est ridicule de penser comme cela et que vous avez autres chose à faire que de courir après un chiffre. C'est pas Hollywood ici et pour être actif et de réfléchir et guérir, il faut avoir des forces et que votre corps à besoin d'essence - les hommes mangent parce que ils doivent fonctionner. Nourriture = vie ! Et vivre demande beaucoup d'énergie ! - Lisez des livres sur le sujet et allez surtout consulter une psy - laissez vous aider. C'est là où on reviens sur la question de la "volonté". Ne pas avoir de la volonté, n'est pas parce que'on y arrives pas dès le début de tout stopper. Avoir de la volonté est de trouver des moyens qui vous empêchent à vomir ou criser. Et le fait que vous en trouvez ou pas, et que vous faites des crises ou pas, c'est VOTRE volonté et aussi VOTRE choix à vous. Car de mettre toujours tout sur le dos de cette maladie, ne va pas aider. Un malade se soigne, quand vous vous cassez le bras, vous mettez un plâtre et ainsi de suite… Voici les livres qui m'ont fasciné et touché, aidé ou motivé : 1) Imparfaits, libres et heureux (Pratqieus de l'estime de soi) de Christophe André. 2) Boulimie Anorexie, Guide de survie pour vous et vos proches de Catherine Hervais. 3) Les états d'âme (Un apprentissage de la sérénité) de Christophe Andre. - J'ai également appris après toutes ces années, que de se ressentir et de se poser, pour réfléchir, s'écouter est très important, surtout pour nous… Etre trop active, empêche de de ressources et on devient fatiguée. Il faut s'accorder à soi même une importance. Ça fait peur, je sais (surtout parce que vous allez me dire, si je fais ça, tot ou tard je vise la cuisine). Il faut acquérir une sérénité. - faire du sport "à la place" voilà, il faut arrêter à se mentir à soi même. Ce n'est ni sain, ni activité, ni quoi que ce soit… c'est une autre forme de la boulimie. 1x/semaine, max une heure doit suffit-votre corps est déjà épuisée de manière grave. Picoler tous les soirs, autres drogues, faire un régime, etcetc ne sont pas non plus des alternatives… et n'empêches en rien à faire des crises. Vous êtes topujours malades et vous essayez juste de trouver des moyens pour contourner le vrai souci. - Selon moi, vous devriez chercher une activité qui vous enrichi mentalement ou "spirituellement" et qui vous donne le sentiment que vous faites quelque chose de bien ou de constructif (pour vousi, pour les autres). S'engager… envers un groupe, une philosophie, un projet, etc par exemple. Nager seul, courir seul, manger que ceci ou cela, faire un régime, suivre une thérapie… c'est toutes des choses faites et choisies avec des yeux d'une malade. Il faut sortir de ça et voir autre chose, apprendre à être vraiment occupé avec autre chose qu'avec soi-même. Essayé le yoga, la méditation, quelque chose de créatif (en groupe) , un bénévolat, devenez membre dans une asbl ou d'un groupe d'activistes… engagez vous et ressentez votre apport au bon fonctionnement de cette terre. - Et pensez de temps en temps au gens qui souffrent (malgré tout) terriblement de vous en voyant vous partir petit à petit. Vos copines, qui sont déçues car vous ne participez plus aux rv, votre petit copain qui voulait construire une vie avec vous, mais qui sait qu'il va se retrouver un jour seul, sans vie mais que de larmes… et vos parents et la famille, qui vs a mis au monde, qui vs a soigné pour le moindre bobo et qui souffrent parce que'ils se sentent coupables et impuissants. -On n'est pas que des victimes, on n'est pas que des malades, mais on peut très changer de rôle et devenir sauteuse et héroïne, en nous aidons nous et en aidant en même temps notre entourage à croire en nous, à avoir espoir et à se sentir utile et importante dans la démarche qu'on à entrepris pour guérir. Vous embêtez personne, qui vous aime, en lui demandant de l'aide. Au contraire, cela va vous valoriser aux yeux des autres… car toute seule, on a bien vu, vous y arrivez pas… et l'autre a enfin un moyen de participer à votre vie. Ce sont les pricipaux choses que j'ai fait et pensée moi et qui m'ont aidé à ne plus avoir de symptômes. Mais, je pense que vs ne devez pas croire que c'est fini et gagné après cette période, car le pire viendra : -Vous allez avoir un corps qui ne gère plus rien, des crampes, un mental instable-dépressif-stressé et changeant d'une minute à l'autre. Vous allez vous sentir ballonnées et vous devez faire beaucoup de vents car vos intestins ne sont plus du tout habitués à travailler et à gérer tout cela. Vous ALLEZ prendre du poids ! Et vous devez absolument oublier que c'est éventuellement possible de ne pas en prendre. Genre, 7 à 9 kg d'office. Il est mieux de s'arranger avec cette idée, cela rend d'ailleurs le processus plus simple. Je constate par contre, qu'après une année, mon poids recule de nouveau, malgré je continue à manger de manière constante et stable. Mon corps refonctionne et a regagné de confiance (il ne stocke plus pour les temps de crise) et j'ai pu reconstruire un corps qui prends de plus en plus de forme : de muscles, une peaux douce et bien élastique (pas désechée et sans consistance) , un teint rose et des yeux pétillantes et mes cheveux brillent. Et une chose vous devez savoir, si vous mettez votre destin ds les mains de quelqu'un d'autre, vous le rendez responsable de votre futur et ça ce n'est plus correct ! Or, toute personne qui écoute, surveille, vous amuse et qui impose des règles, constitue une aide, et montre en effet qu'elle vous veux du bien et qu'on vous soutiens (psy, parents, amis, pt copain etc). C'est vous qui devez agir et faire et demander et être au taquet ! C'est changer le monde ! Courage x 1000 à chacun !!!! Bisous.
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530910
b
Moi aussi !
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