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Sortir de la boulimie - anorexie et boulimie

Témoignage d'internaute trouvé sur doctissimo - 19/11/13 | Mis en ligne le 10/06/14
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Bonjour, Depuis 8 ans environ, je suis boulimique. Par périodes, je mange plus. Souvent je mange sucré. S'enfiler trois tablettes de chocolat ça peut bien faire un repas. Qui a dit qu'il fallait 5 fruits et légumes par jours, des féculents… Alors je me disais toujours "j'aimerais que ça s'arrête" . Parfois on parvient à contenir ses pulsions. Parfois non. Mon comportement était compulsif dans différentes traductions (achats de vêtements, promos, nourriture, etc.). Ce que je veux vous faire comprendre c'est que la boulimie n'est pas une maladie, c'est un symptôme. Certains vont décrocher dès maintenant parce que ce qu'ils cherchent c'est une solution, un traitement. Ils se croient malades. Une maladie difficilement curable. Un médecin vous a-t-il déjà prescrit un traitement contre l'acné pour soigner votre varicelle ? La boulimie c'est la traduction d'un mal-être. Tout être est différent. Je ne vais pas vous dire faites ça et ça ira mieux, seulement vous expliquer mon cas. Pendant mon adolescence j'ai connu des périodes assez difficiles. Je répète, chaque personne est différente. Vous avez le droit d'aller mal pour quelque chose, ce n'est pas parce que le voisin a le cancer qu'il faut se sentir coupable de se sentir mal parce qu'il est pire que vous. Tout le monde a le droit de se sentir mal pour quelque raison que ce soit. Donc j'en reviens à mon histoire. J'ai vécu avec le sentiment d'être mal aimée voire pas aimée par mon entourage. Après je suis partie de chez moi. Me voilà "grande" . J'ai accompli tout ce que je pensais être la contribution à mon bonheur. J'ai un emploi mais j'arrive à ne pas m'y plaire parce que je pose des barrières. J'évite tout conflit et pour ça préfère me taire, ne pas m'imposer, moi et mes idées. Alors en remontant le fil je trouve l'origine du problème (avec l'aide de ma psy). Le dernier conflit que j'ai connu a été d'une violence qui m'a marquée et j'ai cherché par tous les moyens à ne plus revivre ça par un instinct de préservation. Mais aujourd'hui je me rends compte que dire oui à tout et taire mon opinion sur tout ne fait que me sentir inexistante. Donc maintenant je réagi. Il y a 3 mois, je suis tombée "au fond du trou". Pour dire les choses je dirais au minimum épisode dépressif. Alors oui, il y a eu un élément déclencheur ou plutôt plusieurs. Définir votre propre cas ça ne va pas se faire en 1 jour. J'ai été voir 2 psy il y a 1 an parce que je sentais avoir besoin de quelque chose. Je ne savais pas quoi alors ces 2 séances ne m'ont servi à rien. Je n'étais pas encore prête. Après être tombée "au fond du trou" , je me suis rendue compte qu'il fallait que je mette des mots sur mon mal-être. J'ai pris mon ordi, j'ai cherché sur internet "les bonnes questions à se poser" . J'ai commencé par là. A force de me poser plein de questions j'ai bien fini par trouver quelques réponses par moi même. Aujourd'hui je me fais aider par un psychologue. Avant d'aller le voir, j'ai posé mes idées au clair pour savoir ce que je recherche. J'étais prête. Je pense que le diagnostic à faire pour un (e) boulimique c'est trouver l'origine de son manque. Pourquoi vous cherchez à combler le vide que vous ressentez par de la nourriture ? La question n'est pas pourquoi par de la nourriture mais vraiment Pourquoi ce vide ? J'ai mis 8 ans avant de prendre conscience de mon cas. Est-ce que j'aurai pu m'en sortir avant ? Peut-être, ou pas. Peu m'importe. Ce qui compte à présent c'est que je connais mes maux. Quand je vais mal, je pose mes pensées sur le papier et ça m'aide. J'essaie de tout analyser, de comprendre pourquoi je me sens mal à tel moment. Et je ne vais pas vous dire que je ne suis plus boulimique. Je suis dans une période de transition et pense être sur la voie qui me mènera à la sortie. Donc ce qu'il faut retenir c'est que la boulimie ne va pas disparaître parce qu'aujourd'hui vous décidez d'aller courir plutôt que de vous avaler un paquet de gâteaux. Les boutons ils partent quand la varicelle a été guérie. Alors il faut prendre son courage à demain et trouver les causes profondes de son mal-être. Une boulimique en route vers la sérénité.
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b
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