Histoire vécue Poids - Régime > Obésité > Autres      (316 témoignages)

Préc.

Suiv.

triste et déprimée : 115kg , 1,63m et 27 ans

Témoignage d'internaute trouvé sur vivelesrondes 30 ans
Mail  
| 3036 lectures | ratingStar_260_1ratingStar_260_2ratingStar_260_3ratingStar_260_4

115 kg… 1,63m et 27 ans… je pourrais résumer ma vie avec ces chiffres…

J'ai lu quelques uns de vos témoignages, quelques personnes qui assument leurs rondeurs, qui peuvent même affirmer être heureuses en dépit de leurs kilos superflus… Ces gens, je les envie, car jamais je n'ai été bien dans ma peau avec une surcharge pondérale… Autant dire que j'ai rarement été bien…

J'ai toujours été une fille potelée, pas la peine de chercher, déjà en maternelle, j'étais la plus ronde, sauf qu'à l'époque, c'était mignon. C'est quelques années plus tard que les regards de biais ont commencé, et pour cela, inutile d'aller bien loin, c'est ma mère la première qui, croyant bien faire, à tiré la sonnette d'alarme : Tu es trop grosse, ma fille, on va faire un petit régime…

Ah, maman, si tu savais… tes "petits régimes" je les ai depuis enchainés… De 7 à 27 ans… 20 ans de "régimes plus ou moins draconiens, des centaines de kilos perdus, puis repris, la valse des calories… Et aussi les jumelles anorexie et boulimie.

J'adore manger, pas spécialement m'empiffrer, juste bien manger et avoir le sentiment de sasiété après les repas… le chocolat, les viennoiseries, les bons gâteaux, les petits plats mitonnés… et la douche froide du miroir qui me rappelle que chaque bouchée me rend un peu moins désirable, un peu moins conforme a l'idée que je me fais de moi même.

Parce que dans ma tête, je ne suis pas cette pauvre fille qui disparait derrière ses bourrelets, avec ses cheveux trop longs, son air amorphe qui n'ose plus sortir de chez elle, qui évite de croiser les voisins, qui n'a jamais dévoilé son corps nu ou semi nu a un homme… Non, je suis mignonne, svelte, dynamique et pétillante… Surtout ne pas croiser un miroir qui me dirait le contraire… Surtout éviter la balance… Surtout vivre dans le virtuel… là où le corps disparait pour ne laisser place qu'au pur esprit.

Ma plus grande fierté a été, au terme de mon adolescence, vers 17 ans, d'afficher un 47kg et d'entrer dans ces petits jeans moulants, les os des salières saillantes, les omoplates a fleur de peau. Les garçons me trouvaient désirable et jamais ma mère n'a été plus fière de sa fille qu'en constatant qu'elle entrait (enfin ! ) dans ces petites robes trouvables dans le premier magasin venu.

Chaque année, si je ne surveille pas chaque bouchée (autrement dit si je mange a peu près normalement) je prends en moyenne 10 kg. Il y a des années ou, bien évidemment, la surveillance constante est moins possible… des années ou on aimerait "s'oublier un peu" pour vivre autre chose. Mais c'est sans compter que le corps, lui, n'oublie rien, il emmagasine sournoisement chaque excès, aussi petit soit il…

Et au final, je me retrouve là, mes 115 kilos sur les bras, des allures de baleine échouée sous le regard de mon fiancé qui a la folie de me trouver jolie.

Je le sais sincère, puisqu'il pense m'épouser bientôt et cet évènement qui devrait faire de moi une femme comblée me jette dans d'autres affres.

Comment lui dire que mon rêve de petite fille n'avait pas prévu ces 50 kilos superflus ? Il ne comprendrait pas. D'ailleurs, à force de vivre emmitouflée dans des vtements informes, il ne doit même pas penser que mon cas est si désespéré…

Je n'ai pas le courage de lui avouer qu'il y a entre nous ce troisième homme invisible, ces 50 kilos de masse adipeuse qui mettent définitivement hors de portée cette envie légitime d'être fine et légère dans ma robe de soie blanche.

Je sais qu'aucune des personnes qui me liront n'auront de solutions à m'apporter, les miracles sans efforts n'existent pas : il n'y a pas de bonne fée ni de baguette magique qui transformeront la citrouille en jolie princesse…

Beaucoup diront que je dois m'estimer heureuse d'être aimée et en vie, et c'est certainement vrai quand je sens, de temps à autres mon souffle se couper, ces pincements répétés au niveau du coeur qui me laissent à penser que je ne vais pas si bien que ça…

Je me sens seule avec ma tristesse, ma déprime, ma tombe que je creuse à grand coup de fourchette…

(…).
  Lire la suite de la discussion sur vivelesrondes.com


260
b
Moi aussi !
12 personnes ont déjà vécu la même histoire

Signaler un abus
Les titre et syntaxe du témoignage ont pu être modifiés pour faciliter la lecture.


Histoires vécues sur le même thème

Avril on se decouvre pas d'un fil.... mais des kilo ! qui me suit?

image

Pense ce que tu veux, Gonjoe . J'ai dit il y a quelques semaines que j'arrêtais de manger le soir jusqu'à ce que je vois un spécialiste qui me dira comment faire d'autre , parce que Oui, dès que je mange le soir, je reprends du poids ! & la...Lire la suite

Je ne veux pas d'enfant, ni vivre sous le meme toit qu'un compagnon.

image

Mouette… j'ai dit qu'il pouvait critiquer et guider. Je ne sais pas ce qu'il a pensé de "ma prestation". Par contre je sais qu'il n'a pas tout obtenu de moi et j'avais été claire pourtant avant le rendez-vous. Il a insisté, chose que je n'ai...Lire la suite


 

Témoignages vidéos
Ma perte de poids de 20kg
Voir tous les  autres témoignages