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By pass gastrique réussi

Témoignage d'internaute trouvé sur vivelesrondes 34 ans
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Bonjour à toutes et tous,

Comme promis, voilà le récit de l'opération.

Mardi 13/09: entrée à l'hôpital.

Je suis très sereine. Mes proches (et mon mari surtout) ont très peur. Je dois faire une prise de sang et un ECG. Le soir je prends un douche à l'isobétadine. J'ai eu un repas du soir normal (les 5 derniers jours j'étais privée de fibre, fruits et légumes) et pas de lavement. Mon mari logeait près de moi (plus pour être réconforté lui, même si j'étais super heureuse de l'avoir à mes côtés).

Mercredi 14/09: opération.

Debout à 5h30. Douche à l'isobétadine. Prénarcose à 6h30: je n'ai pas le détail des médicaments à prendre mais en gros, pour être calme, pour ne pas faire d'hypertension, pour ne pas avoir de reflux.

Départ à 7h30 - 7h45 et entretemps, j'ai déjà repiqué un petit dodo, un peu dans le gaz.

Arrivée dans la salle d'op : j'attrape le hoquet et l'infirmière me sort "cela va aller… " (ben oui, j'ai juste le hoquet comme souvent mais pas stressée, cela aide probablement d'être déjà passée 3 fois en salle d'op). Il y fait froid, je suis sous couverture chauffante. Elle prépare les électrodes des différents appareils, le petit bonnet sur la tête,… elle est sympa.

Arrivent les anesthésistes. Ils piqueront dans la main gauche, tout le reste sera fait une fois "partie", endormie. Après quelques essais avec un masque en appuyant sur ma gorge, j'ai droit à "bon à tout à l'heure, hein".

Salle de réveil vers 12h00-12h30 je crois. C'est mon premier souvenir d'après opération. J'ai été opérée par les petits trous, ce qui implique d'injecter du gaz pour gonfler l'abdomen et je sais que cela peu faire mal aux épaules après. Je m'analyse… J'ai des difficultés pour respirer, je le signale. La kiné arrive rapidement. En fait je n'arrive pas à respirer par le ventre et quand je gonfle mes poumons, je suis très vite limitée par la gêne des gaz de l'opération qui stagnent au bas de la cage thoracique et la gêne au niveau du desus du ventre qui vient d'être opéré. Elle m'apprend à respirer plusieurs fois, par coup et puis je dois appuyer sur mon ventre pour tousser. J'arrive à éjecter deux paquets de glaire de mes poumons. On m'explique que ce sont les gaz de l'anesthésie qui engendrent des glaires dans les poumons et que je dois les sortir de cette façon. Que vu mes antécédents "allergie respiratoire", on va de toute façon me faire les aérosols le temps que je reprenne mes médicaments.

Retour dans ma chambre à 13h30. Mon mari est parti se promener et arrive à 13h45 tout désolé de ne pas avoir été là à mon retour (en moyenne, c'est 8 heures hors de la chambre). Les médecins ont dit que l'opération s'était bien passée. J'ai des antidouleurs via la perfusion et je n'arrête pas de dormir, je n'ai envie que de ça, je n'arrive pas à tenir la discussion. Le restant de la journée se ponctue d'aérosols. Je fais les exercices de la kiné pour rétablir ma respiration. Tout va très bien. Une infirmière me masse même le dos, cela fait du bien.

Jeudi 15/09: lendemain de l'opération.

Je me réveille en pleine forme et je n'ai qu'une envie : qu'on m'enlève la sonde urinaire pour que je puisse me lever. Je suis revenue de la salle d'op avec une sonde urinaire, 4 cicatrices agrafées (les petits trous) , un autre trou par où passe le drain, et la perfusion.

J'ai fait cela après chaque opération : mon seul but c'est de marcher. Première promenade aux toilettes. Et là je me vide… quelle diarrhée… non ce n'est pas de la diarrhée… c'est arrivé avec grande pression et c'est du sang bien rouge (qui ne date pas de la veille et qui vient probablement de la partie basse de l'intestin). Là je me sens affaiblie à cette vue. Je regagne mon lit. L'infirmière dit que l'important est de surveiller, que je dois appeler à chaque fois que je vais à selle et qu'on va suivre l'évolution de mon hémoglobine via prise de sang. Les prises de sang sont excellentes mais même épisode l'après midi aux WC. On me suit de près pour cela. Sinon je vais me promener dans le couloir etc… tout le reste fonctionne bien. Je téléphone à mes proches et j'ai "une belle voix". Tous mes paramètres sont bons. Par contre mes veines ne tiennent pas le coup. On change la perfusion et on la replace à la main droite, assez galère (c'est soit le jeudi soir ou le vendredi matin, je ne sais plus très bien).

Vendredi 16/09: la suite.

Forme olympique. Encore un épisode de sang dans les selles mais cette fois, ce sont des résidus, tout à l'air de rentrer dans l'ordre de ce côté. Je fais ma toilette toute seule, passe ma journée à aller promener dans le couloir, mon homme est au boulot mais j'ai des visites. Le test pour pouvoir vérifier les fuites et donc remanger ne sera fait que le lundi mais avec les perfusions, je n'ai ni faim, ni soif. Depuis le début, je prend de l'eau dans ma bouche que je recrache pour rester fraîche et j'ai un brumisateur.

Samedi et dimanche : la suite.

Nouveau problème avec la perfusion. On l'enlève de la main droite et on replante dans l'avant-bras gauche en espérant que cela tienne. Je suis gonflée des doigts de la main jusque la moitité de l'avant-bras droit et c'est douloureux. Mais sinon, je n'utilise même pas les antidouleurs auxquels j'ai droit apparemment, je n'en éprouve pas le besoin.

Le samedi, ils m'autorisent à reboire l'équivalent d'un petit verre d'eau sur toute la journée. J'y vais très lentement et je vois les effets : rien à signaler, ne surtout pas prendre trop d'une fois.

Le dimanche, je peux boire à volonté mais je n'ai pas vraiment soif. C'est utile pour savoir déglutir correctement le produit pour le test du lundi. La perfusion pose à nouveau problème mais entre les prises de sang et les autres endroits de perfusion, il n'y a plus de voie d'entrée facile.

Lundi : le test.

L'infirmière du matin enlève la perfusion, cela n'est plus tenable. J'ai un bleu de 15cm sur 10cm à l'avant-bars gauche. Si le test n'est pas bon et qu'il faut remettre une autre perf, on avisera…

Je me suis amusée à demander à plusieurs membres du service si cela arrivait souvent que le test ne soit pas bon et à ma grande surprise, tous me demandaient alors qui m'avait opérée. Et quand je répondais, j'avais alors droit à "non, on n'a jamais eu de problèmes avec lui". Quand on sait qu'ils sont deux chirurgiens à pratiquer cette opération, j'en ai déduis que j'avais choisis le bon. Au test, je fais connaissance avec une opérée de ma région. Elle a eu l'autre chirurgien. Elle s'était pointée pour être opérée le mardi mais il l'avait oubliée et du coup avait subi l'intervention le jeudi. Et elle n'avait fait aucun examen avant, même pas vu la diététicienne. Tout cela pour dire que je suis choquée par cela et qu'il vaut mieux y mettre du sien pour avoir un bon suivi. Cette personne me raconte que des connaissances à elles remangent sans problème des gâteaux etc… quasi comme avant mais en moins grande quantité. Je suis paf. Je carresse le rêve de prendre cette opération comme plaque tournante et ne plus retombée dans certains travers d'avant : j'espère pouvoir manger bien, bon, gourmet mais pas mal… ma forme en dépend… on verra…

Me voilà embarquée au test. On y va à pied, le type de la radio est très sympa et on rigole bien : prête pour le pastis ? Ben ce n'était pas vraiment heureux à boire mais il y a pire. Je vois les clichés et tout va bien. On boit une gorgée et il regarde par où cela part etc. J'ai eu peur à un moment car à la sortie de l'estomac, cela faisait quelque chose de bizarre. Il m'explique que c'est parce que l'intestin n'est pas raccordé par le bout à l'estomac mais qu'il est fermé et raccordé 1/2 à 1 cm plus loin. Je comprends alors une des sensations que j'avais sentie lors des premières gorgées d'eau. Immédiatement après la sortie du petit estomac, j'avais eu l'impression que le liquide (un peu froid) partait à gauche et j'avais eu une drôle de sensation (légèrement mal). Le test est OK. Un type vient nous rechercher pour nous rapatrier vers nos chambres. Il pose pas mal de questions et je trouve cela gênant jusqu'à ce que je comprenne : il est lui aussi by passé, tout comme la kiné x, l'infirmière y et le mari de l'infirmière z et le jules de la nettoyeuse machin chouette. Je suis une nouvelle fois paf. Je m'en veux un peu mais je ne puis m'empêcher de la regarder de la tête au pied une fois l'annonce de son appartenance à la grande tribu des by-passés et mon regard est un peu trop expressif je crois parce que d'emblée il me sort : "oui j'avais bien perdu mais j'ai repris quand même j'ai arrêté de fumer, mais ma fille l'a fait aussi et chez elle c'est remarquable". Hm hm… Je n'ai pas besoin qu'on me fasse de la propagande by pass mon gars. Au jour d'aujourd'hui, je n'ai pas encore de certitude que c'était un bon choix. Cela le sera si le by pass est un bon outil pour retrouver la forme et que dans 20-60 ans ce soit toujours la forme… mais au jour d'aujourd'hui, c'est impeccable.

Lundi et mardi : remanger.

On enlève le drain et cela fait bizarre, pas mal mais vraiment pas agréable. Elle coupe le fil qui retient le drain à ma peau (là je ne sens rien) et me dit que quand j'aurai respiré profondément, je bloque et elle l'enlève. Et bien cela fait une drôle d'impression comme si tout l'intérieur se faisait cifonné vers l'extérieur.

Le lundi je remange liquide. C'est tellement sympa le by pass qu'on a même pas droit à un potage aux poireaux ou à purée/boeuf/compote etc… c'est potage by pass, crème by pass, repas by pass,… sur les papiers accompagnant les plateaux repas. Tout va très bien. Je passe au solide le mardi, tout baigne. J'ai un peu de mal à agencer ma journée pour boire bien en dehors des repas qu'il vaut mieux faire 5 fois par jour. J'ai l'impression que je dois toujours regarder ma montre pour penser à quel moment je dois faire quoi mais c'est juste une question de mise en route. Sinon c'est la grande forme, je me ballade partout et le toubib me sort en me croisant dans le couloir "vous avez été opérée vous ? ". J'ai eu un post opératoire idyllique, tout le monde en était tellement épaté qu'on me l'a dit. Si tout le monde le vivait comme cela, on aurait très facile. Alors de deux choses l'une. Ou bien les patients ne sont pas sympas, sont grincheux, rouspètent pour un rien etc… ou bien certains post opératoires ne sont vraiment pas idylliques !

Mercredi le retour.

Me voilà rentrée, la super forme continue. J'étais à 124 kg en partant, je suis à 118 kg maintenant. Je mange comme un petite reine : du saumon, des écrevisses, de la tapenade, (et puis des yoghourts, des fruits, des bisquottes, de la viande,…) mais je mange très peu et c'est magnifique : je me rends compte à quel point avant je mangeais énormément et qu'en plus j'avais trop souvent une sensation de faim.

Voilà ce qui constitue mon témoignage, mon expérience, une parmi d'autres…
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b
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