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Alice au pays des merveilles

Témoignage d'internaute trouvé sur elle - 08/01/11 | Mis en ligne le 19/04/12
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Tim Burton : "Alice est très politiquement incorrecte" Le réalisateur de Batman a trouvé son bonheur dans l'univers de Lewis Carroll. Il signe une adaptation très libre d'Alice au pays des merveilles. Derrière ses lunettes fumées bleues, le regard de Tim Burton pétille, à la fois de joie, de malice et d'intelligence. De passage à Paris, "ville que j'adore" , dit-il, le cinéaste peut légitimement se frotter les mains. Même contrôlée par Disney, sa vision expressionniste et gothique d'Alice au pays des merveilles, librement adaptée du chef-d'oeuvre de Lewis Carroll (1865) , a séduit tous les pays dans lesquels le film est sorti. À ce jour, les recettes mondiales du deuxième grand film en 3D relief, après Avatar, dépassent les 265,8 millions de dollars après trois semaines d'exploitation. LE FIGARO. - Vous aviez révélé le côté obscur de Batman. Aujourd'hui, ne voulez-vous faire de même avec le pays des merveilles ? Tim BURTON. - (Rires). Je pense qu'il est déjà assez obscur comme ça. En fait, je ne voulais pas aller plus profondément dans la noirceur. Je crois que l'histoire est déjà assez bizarre comme ça. Je n'ai pas voulu être plus sombre. Ni plus lumineux non plus. Ce que j'adore dans le roman de Carroll, c'est ce ton unique que j'ai voulu rendre le mieux possible. J'ai essayé de garder l'esprit des personnages, celui que Lewis Carroll leur a donné : c'est un mélange entre obscurité, lumière et étrangeté. Vous souvenez-vous de la première fois que vous avez lu Lewis Carroll ? C'est un peu comme dans un rêve, en fait. Je me suis rendu compte que je connaissais déjà Alice à travers les chansons de groupes comme Jefferson Airplane. Je connais plus cette histoire à travers ma culture musicale - et même littéraire - qu'en ayant lu le livre. C'est cela, la force de Lewis Carroll. On a l'impression que le livre vient de sortir. C'est complètement fou. C'est ce qui m'a plu. C'est pour cela que j'ai voulu faire le film, mais aussi parce qu'il n'existe pas encore de version définitive d'Alice au pays des merveilles. Faire Alice, ce n'est pas comme faire un remake du Magicien d'Oz. Tout le monde aime ce film, donc il est d'autant plus dur d'en faire un nouveau. La première version d'Alice de Disney, en 1951, n'avait pas remporté le succès public escompté… C'est un de leurs films d'animation qui ont le moins bien marché. Visuellement, c'est intéressant, mais… Peut-être est-il un peu décousu ? Le problème est qu'aucune émotion ne se dégage de cette Alice. On ne tisse pas de lien affectif avec elle. Ce que j'aime dans mon personnage, c'est qu'il possède un côté grave, une sorte de vie intérieure. J'ai fait grandir Alice. C'est le genre de jeune personne qui ne rentre dans aucune case sociale. Je me suis toujours dit qu'il manquait quelque chose au personnage de Disney, une touche de gravité, ou une âme. Vous faites d'Alice une adulte. Est-ce une manière d'aborder la question de la mémoire, la nostalgie des rêves enfantins, voire d'un passé révolu ? Tout à fait ! De toute façon, il n'était pas question que je prenne l'histoire littéralement. Je voulais montrer l'effet que l'oeuvre de Lewis Carroll a eu sur moi et sur les gens. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours utilisé la fantaisie pour m'en sortir, dans la réalité. C'est ce qui se passe dans Alice. Elle accomplit un voyage très personnel. Un voyage dans ses rêves et ses fantasmes qui va lui faire résoudre ses problèmes réels. Beaucoup de versions d'Alice ont tenté d'expliquer l'ouvrage de Lewis Carroll. Aldous Huxley, l'auteur du Meilleur des mondes, par exemple. Il a été renvoyé par Disney parce qu'il voulait faire d'Alice une sorte de voyage sous LSD… Les enfants n'ont pas besoin de drogues pour expérimenter de nouvelles choses. Délirer sur l'étrangeté des nuages, c'est le quotidien d'un enfant. Carroll a réussi à montrer cela. Son univers est terriblement politiquement incorrect. La plupart des parents diraient : "Ne bois pas le contenu d'une bouteille sur laquelle est écrit “Bois-moi ! ”" Lewis Carroll incite à la désobéissance d'une manière jouissive. Quels sont vos rapports avec Disney. N'êtes-vous pas leur fils prodigue ? Ils m'ont viré, repris, reviré, etc. Un peu comme dans toutes les familles, je pense que nous entretenons une relation assez singulière. Sur ce projet, ils m'ont demandé il y a quelques années si Alice au pays des merveilles en 3D m'intéressait. J'ai répondu qu'en effet j'aimais cette combinaison entre les nouvelles technologies et la folie d'Alice. Ils m'ont laissé faire ce que je voulais. IsaM.
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