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C'est toujours douloureux. reconstruction après rencontre d'un pn

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 29/04/10 | Mis en ligne le 10/05/12
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Bonjour, bonsoir, J'ai déjà raconté mon histoire, j'ai déjà *presque* tout dit. Tout dit, oui, mais par petite touche, des bribes, des événements, je l'ai écrit d'ailleurs, plus que dit, mais même à l'écrit, jamais complètement… Je ne peux pas ou plus en parler. La dernière fois que je l'ai fait, juste à évoquer ce qu'il s'est passé, la douleur était intolérable… j'ai pleuré et je n'ai plus pu parler, ça me reste littéralement en travers de la gorge. Je n'ai jamais réussi à en faire un récit cohérent et complet et pourtant, à l'intérieur, je revis tout, chaque jour, presque chaque minute de ce qu'il s'est passé. A y penser, je ne ressens rien, il me semble même que je suis vide de sentiments par moment… à dire, c'est impossible mais j'ignore pourquoi ma voix s'éteint quand on me demande ce qu'il s'est passé. Je fais des raccourcis et quand on me pose des questions, je me sens bloquée de partout, psychiquement et physiquement aussi. Ces dernières semaines, je suis devenue hyper-active pour y échapper, j'attrape des instants de purs bonheurs et je peux dire que d'une certaine façon je suis heureuse, vraiment… Mais il y a cette part d'ombre où je me rends compte à fréquenter les autres que je suis pétrifiée à l'idée d'être encore trahie, il a brisé cette confiance que j'avais dans les autres… je suscite la confiance, mais je ne donne plus la mienne, toujours une réserve qui prend de plus en plus de place. J'ai rencontré un homme, il y a quelques mois… à l'écouter… nous avons tellement de points communs ! Tellement de similitudes dans notre vision de la vie, des gens, dans les événements. Malgré ma voix saccadées, il a été foutu de retracer sans que je ne lui donne pourtant tellement d'éléments probants une grande partie de mon histoire. Ce que j'ai réglé, j'en parle aisément, ce que je n'ai pas réglé, j'ai du mal… et le concernant, LUI, cet autre qui m'a foutue en l'air ou peu s'en faut, je n'y arrive tout simplement pas. Ça reste à l'intérieur comme un secret. J'ignore pourquoi… je sens pourtant le besoin d'en parler complètement, d'en faire un récit enfin complet et cohérent. Il est établi comme je l'avais pensé de prime abord, peu après la rupture, que mon ex est un pervers narcissique, le portrait que mon ami a fait, sans que pourtant j'arrive à lui en parler, simplement en me touchant et en analysant mes postures et l'intonation de ma voix m'a scotchée… sans le connaître, il m'a brossé pile son portrait. Il m'a brossé aussi mon propre portrait, ma tendance à culpabiliser, à me sentir responsable pour les autres, tout en sachant pourtant les mécanismes, que je ne suis pas responsable de tout et que je dois les replacer à leur juste place… Bref… ça m'a secouée, parce qu'en appuyant là où ça faisait mal, je prends conscience que je suis dans la fuite, pas vraiment de moi-même mais de cette douleur si particulière qui ne m'a pas quittée depuis un an. Je ne parviens pas non plus à exprimer ce que je ressens vraiment. C'est assez inhabituel chez moi. Je sais pourtant parfaitement dire mes sentiments. Dire que j'ai encore mal est un euphémisme, j'ai mal de ce moment, pas de l'après où j'ai eu le sentiment qu'à mesure du temps je me renforçais jusqu'au moment où J'AI décidé d'en finir et de ne plus me retourner, pour de bon et ne plus me laisser avoir par un repentir ou des excuses (ou pire ! Des promesses ! ) jamais tenues ni pensées. Je l'ai rendu aveugle et sourd, plus aucune prise quelconque sur moi… cela a été difficile dans un premier temps. J'ai passé des semaines à faire des crises d'angoisse. Non pas qu'il me manquait, mais la trouille de retomber dans le panneau, la trouille qu'il ressurgisse encore et foute tout ce que je reconstruis en l'air ! Et puis, si… j'ai une immense colère contre lui, colère contre moi aussi de ne pas avoir eu la force de lui couper l'herbe sous le pied cette fois là, cette fois de trop où j'ai accepté d'y croire. Je suis tombée 3 fois, je me suis relevée 3 fois… il y en a 2 de trop ! Il me faudrait des heures pour raconter, personne n'a des heures d'écoute sans interruption à consacrer à quelqu'un. Je me suis habituée à refouler et ça devient une seconde nature. Ça m'abîme, je le sais, autant psychologiquement que physiquement… Ce que j'ai vécu est d'une violence psychologique sans nom. Tellement violent que je n'arrive pas à parler, tellement violent que j'en suis encore malgré moi tétanisée. C'est paralysant, à tous les niveaux. Mon rapport aux autres s'en ressent, je ne sais pas à qui faire confiance et je mets des barrières partout, je ne vais plus autant vers les autres alors que j'adorais ça… je suis un être de communication mais malgré mon désir de communiquer, je me fous dans l'impasse. Je ne veux plus compter ou me reposer sur quelqu'un, même quand on m'y invite sans contrepartie. Tout ce processus m'en rappelle un autre, il y a plusieurs années… raconter mon enfance et ce que j'y ai vécu de traumatisant. Je l'avais écrit, encore une fois, pas dit, ça m'avait pris des heures, c'était ultra long à lire… et puis… j'avais honte. Je pensais mon histoire banale et "pas de quoi fouetter un chat". J'ai failli tout effacer, enfouir encore une fois… et puis j'ai appuyé sur le bouton envoyer, pétrie de honte et regrettant déjà d'avoir envoyé cette bouteille à la mer. Cela peut sembler ridicule, mais appuyer sur ce bouton a été un acte courageux, puis encore un pas… lire les retours. Dans un premier temps, aucune réaction, me confortant, momentanément du moins dans l'idée que c'était banal et qu'il n'y avait de quoi fouetter un chat, pas davantage qu'il y avait de quoi en souffrir. Et puis, un premier message de soutien… il m'a fait du bien : pour la première fois de ma vie, on me disait : "NON ! Ce n'est pas normal ce que tu as vécu, tu as été maltraitée"… c'était la première fois que j'admettais avoir été maltraitée, que j'avais été battue. Et des dizaines d'autres témoignages de soutien sont arrivées après celui là, de personnes qui étaient en réalité trop horrifiées dans un premier temps pour dire quoique ce soit… elles l'avouaient sincèrement. Mon récit les avait terrifiés et moi, j'avais vécu cette chose, ces moments si terrifiant et pour la première fois, on me le disait… Je crois qu'aujourd'hui encore, j'ai besoin de confronter mon histoire, cette histoire là, au regard des autres. Je ne sais pas ce que ça m'apportera, je n'en sais fichtre rien du tout ! Mais ça me parait simplement un passage obligé pour me guérir… Je n'ai jamais dit, aujourd'hui, je voudrais avoir ce courage, encore une fois, de dire et dénoncer, décharger mon fardeau pour que je puisse à nouveau aller vers les autres, pour que ma douleur s'atténue peu à peu et qui sait ? Peut être trouver la force de pardonner ? Lui pardonner et ME pardonner… A vous lire… bonne soirée.
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252962
b
Moi aussi !
Vous avez peut-être vécu la même histoire ?

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