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Cancer:quelqu'un est il sous femara?

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Chère Madame, j'avais commencé à vous répondre et voilà que pour une raison inconnue, mon texte a soudain disparu, merde alors. Il faut que je recommence mon histoire… Il me semble que votre état était plus avancé que le mien. J'ai eu la chance de m'apercevoir très vite de ce qui m'arrivait (la grosseur dure) et j'ai couru sans attendre chez mon gynéco. En août 2007, j'avais reçu un sérieux coup sur le sein (le coffre de la voiture) Et il semble bien que c'est suite à ce petit accident que les tissus ont commencé à "déconner" en cicatrisant. Le chirurgien qui m'a opéré le 19 décembre m'a tranquilisée définitivement, me disant que je pouvais être rassurée, que c'était fini. J'ai même crû un moment que je n'aurais pas besoin de chimio, car mes ganglions étaient indemnes. C'est le regard des autres qui a commencé à m'alerter… En effet, dans mon entourage, il y avait deux sortes de personnes : ceux qui étaient très protecteurs et les autres, effrayés, embarrassés et désormais distants. C'était utile pour vérifier "qui étaient les vrais" parmi les amis et les proches. C'est sûr, j'ai été d'abord plutôt effrayée que démoralisée. Car j'ai eu la chance d'avoir beaucoup de soutien de la part de quelques amis avertis (soit qu'elles avaient aussi passé par là) soit parce que je me suis adressée à par ex. La méthode Simonton. Ces proches amies, m'ont conseillé de n'écouter désormais que moi. Et de faire ce que bon me semblait, en premier lieu : ne pas arrêter de travailler. (C'est vrai que j'ai un travail agréable, peu rémunératif, mais léger, et mes élèves de musique, piano, guitare, ne m'ont pas laissé tomber, c'était fantastique et inespéré. Donc, de ce côté-là, j'ai rencontré beaucoup, beaucoup de compréhension, d'écoute et de compassion. Je me suis appliquée à continuer à vivre comme je l'entendais (j'ai été skier par ex. Pdt la chimio). Je me répétais sans cesse que c'était sûr, que j'allais m'en sortir, sans aucun doute, que c'était une chose qui arrive actuellement à tant de femmes, presque courante et que les rémissions et guérisons étaient de plus en plus nombreuses et assurées. J'ai gardé confiance, tout en me demandant pourquoi cela m'était arrivé à moi. J'ai trouvé - en partie - une réponse mais pas complète. Et puis, j'ai surtout décidé d'arrêter de me "regarder le nombril" et de continuer à lutter vaillamment et efficacement. Il n'y a pas eu à proprement parler de déprime, sauf à certains moments fugitifs. Mais j'ai toujours chasser les mauvaises pensées et encore une fois, je vous dis, j'ai eu beaucoup de soutien autour de moi. On m'a fait travailler sur les "fausses croyances" (ce qu'on a tous) cf. Méthode Simonton. Après 6 mois de traitement au Femara, c'est là que j'ai commencé à avoir de nouveau un peu des doutes, car cet hiver a été très rude pour moi, à tous points de vue : perdu mon travail d'activité dépendante ; sinusites chroniques, fatigue excessive, maux de tête et insomnies, sans oublier les douleurs rhumatismales assez épouvantables et alarmantes. Ce qui m'a fait "croire" et penser que c'était comme si, suite à ma résilience active, j'étais "la femme à abattre"… Comment expliquer autrement ? Je n'aime pas avoir tort et j'ai le sentiment qu'on veut toujours - soit me donner tort, - soit m'infantiliser et me dicter ma conduite. Pourtant les amis en général, les médecins trouvent que je suis BIEN, indépendante et autonome. Il y en a certains (…) c'est le cas pour mon dentiste, qui ont le "don" de vouloir vous faire croire que vous n'êtes pas bien dans votre tête. Je ne dis pas que je suis "tip-top" et au-dessus de tout soupçon, mais je fuis ce genre d'attitude : personne n'a le droit de juger. Ce qui fait que parfois, je me sens un peu comme "vidée de toutes mes émotions". Je sais que cela passera. En résumé, ce cancer a provoqué des réactions très positives, en moi, et parmi mon entourage. Mon mari en premier a beaucoup changé son attitude. Il croyait que je ne pourrais jamais être malade… Maintenant il est beaucoup plus prévenant, et prudent quand il me demande quelque chose. De mon côté, j'ai appris à dédramatiser, à me vider d'émotions négatives et de ces nombreuses "fausses-croyances" auxquelles nous sommes, nous les femmes en particulier, très sujettes. Parfois, c'est comme si on faisait du mesmérisme, de l'auto-hypnose avec toutes sortes d'idées qui nous passent par la tête. Le jugement des gens ne m'intéresse pas. Il n'y a que ce que je ressens comme joies intérieures diverses qui compte et je bannis d'emblée tout ce qui semble ne pas aller et me console quotidiennement en me disant que je fais ce que je peux avec ce que j'ai et que personne n'est parfait, que tout le monde peut un jour non seulement tomber malade, mais mourir évidemment ! Je pense qu'il est important de se préparer à une fin de vie sereine, n'oubliez pas, j'ai 63 ans. Et vous ? Sur cette palabre, je vous la souhaite radieuse, cette journée de Pentecôte, qui nous rappelle la présence de l'"Esprit", que vous soyez croyante ou non. Meilleures salutations. Musisa.
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