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Ce soir-là, nous nous sommes de nouveau téléphoné.

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Bien… J'en étais à ce coup de fil où il me dit enfin qu'il m'aime alors que nous sommes séparés. Ce soir-là, nous nous sommes de nouveau téléphoné. Je ne voulais plus que l'on se sépare. Lui ne savait plus où il en était. Il m'a dit de prendre les 3 jours qui venaient pour réfléchir à ce que je voulais vraiment, à ce qui était vraiment bon pour moi. En faisant abstraction de lui. Cette blague… demander à une femme qui aime comme jamais de réfléchir objectivement à ce qu'elle veut… Dès le lendemain matin, il me semblait jouer une rétrospective de "un jour sans fin". Passer 3 jours comme ça, en me demandant s'il voulait encore de moi. Oui, je sais c'est pitoyable mais c'est réellement les mots que j'ai employé à cette époque. Et tant qu'à être pitoyable, moi qui n'aime pas faire dans la demi mesure, lui ai envoyé un sms où je disais qu'il me manquait, que j'aimerai qu'il soit avec moi, qu'il me fasse l'amour… tout oublier… Bien entendu, j'étais persuadée qu'il ferait la sourde oreille. Je savais que ce serait un sms dans le vent mais je suis la reine des pitoyables, ne l'oublions pas. Rien ne me fait peur lol… même pas le ridicule… Mais il m'a donné tort. Il a téléphoné. C'est à des petites choses comme ça que je voyais qu'il luttait contre sa nature qui est, rappelons-le, de fuir toute manifestation de sentiment, de vivre une vie sans prendre le risque d'aimer donc pour lui de souffrir. Nous avons longuement discuté. Je lui ai dit mes craintes, à savoir que passer 3 jours à me demander s'il voulait encore de moi était au-dessus de mes forces. Et le césar de le mendiante la plus pitoyable me fut attribué. Il me répondit simplement "d'arrêter de faire ma blonde", oui je sais la honte , que bien sûr il voulait encore de moi. Mais qu'il ne savait pas si c'était une bonne chose pour moi. Je lui ai dit que je ne souhaitais pas qu'il quitte sa femme maintenant, car c'est à ça qu'il faisait allusion. Que j'espérais bien qu'un jour il le fasse, mais que nous avions le temps. Je n'étais toujours pas prête à un quotidien avec lui. Que la seule chose que je lui demandais était d'arrêter de se refermer en ce qui nous concernait. De me montrer qu'il m'aimait. Avant de raccrocher, il m'a dit qu'il serait dans ma ville le lundi suivant. Il devait prendre l'avion pour le boulot. Il m'a demandé si je souhaitais que l'on se voit. Alors attends, je prends deux secondes pour réfléchir objectivement… mdr… J'ai dit oui. Il m'a dit qu'on se verrait en coup de vent car il ne pouvait pas partir de chez lui trop tôt. Ben oui, madame était au courant de l'heure de départ et comme nous nous étions séparés, il n'avait pas pris la peine de mentir sur cet horaire. Il a rajouté que nous ne ferions pas l'amour… argh… Pourtant, le lundi matin suivant, il m'appelait de bonne heure. Nous avons pu passer 3 heures ensemble. Comme il m'avait dit que nous ne ferions pas l'amour, je m'étais habillée en conséquence lol. Lorsque j'ai ouvert la porte, il m'a simplement dit : " tu as décidé de ne me laisser aucune chance" Tu m'étonnes, si j'avais osé, je lui aurait ouvert nue. Mais bon, sans aller jusque là, j'avais effectivement décidé de ne lui laisser aucune chance. Nous avons donc fait l'amour. Ce que j'aime c'est que c'est toujours comme si c'était la première et la dernière fois. À un moment donné, il m'a murmuré à l'oreille un : "oh oui tu m'as manqué" Plein d'amour et de passion. Une petite victoire car il n'est pas du genre à s'épancher. Cela me suffisait. Je savais que me dire qu'il m'aimait lui avait presque arraché un bras. Ces quelques mots me satisfaisaient. Je n'en demandais pas plus. Ce matin là, je l'ai accompagné à l'aéroport. Nous avons discuté devant un café. Il m'a dit que sa femme commençait à avoir des doutes. Je lui ai demandé pourquoi. C'était en plus à cause d'un truc qui n'avait rien à voir avec nous. Ils ont une petite maison secondaire dans ma région. Il se trouve que sa tante a oublié des serviettes là-bas. Fin avril, lorsqu'ils étaient partis en vacances là-bas, sa femme a trouvé les serviettes qu'elle ne connaissait pas et a supposé qu'il y avait amené quelqu'un. Elle l'a questionné et lui a du jurer sur la t^te de sa fille que non, il n'vait amené personne pour qu'elle consente à le croire. Et c'est vrai je n'y suis jamais allée. Mais depuis, elle lui a demandé quelques fois s'il avait quelqu'un dans sa vie. Il m'a dit qu'il répondait non mais qu'il ne le jurait pas sur la tête de sa fille. Ce qui n'était pas fait pour la rassurer. Nous nous reverrons en coup de vent 2 jours plus tard à son retour à l'aéroport. Il avait laissé sa voiture chez moi et passe la récupérer. On passe 10 minutes ensemble à peine mais on les passe à se marrer. Je dois le rejoindre la semaine d'après pour passer toute la semaine avec lui, du lundi au samedi. Cela fait deux mois que ça ne nous est pas arrivé de nous retrouver ensemble pour plusieurs jours. J'attends cette semaine avec impatience. Lui aussi. Pourtant, c'est au cours de cette semaine que nous nous séparerons. J'arrive le lundi soir. Tout se passe bien. Ça commence à déraper dès le lendemain midi. Il rentre du boulot. Il y a quelques soucis assez chiants qu'il doit régler. Je lui demande si ça le stresse. Il me répond que non. Qu'il ne s'affole jamais, qu'il affronte les situations et que la peur, s'il doit y avoir peur, vient après. Malgré moi je souris car pendant qu'il me dit ça défile dans ma tête l'image de sa femme découvrant qu'il la trompe. Et je me dis : " ok, ça m'étonnerait que tu ne t'affoles pas là" Il me demande pourquoi je souris, et moi comme une conne, je lui dis. Et là, il part en live. Enfin, un live à sa façon, car je le rappelle il déteste les conflits et ne s'énerve jamais. Il garde tout le temps le contrôle de lui-même. Il commence à me dire : " oui mais tu te rends compte, ta situation et la mienne sont différentes. Moi, si je quittais ma femme, je ne verrais plus ma fille. Et si toi on te disait que demain tu ne plus voir la tienne, comment réagirais-tu ? " Moi, un peu surprise par cette diatribe puisque je ne lui demande pas de quitter sa femme mais lui fait juste part d'un flash qui est passé dans ma petite tête de blonde, ne me laisse pas pour autant démonter et lui répond sur le même ton : " aucune mère ne peut priver un père de son droit de visite. Et la garde alternée, ça n'existe pas ? " Lui : " moi ce n'est pas comme N'et toi. Avec le boulot que j'ai, je vais certainement être muté à trifouillies les oies, loin de ma famille et la garde alternée dans mon cas n'est pas envisageable" Moi : " ok, pas de garde alternée. Et quand tu seras à trifouillies, comment feras tu puisque ta femme ne veut pas te suivre ; ta fille tu la verras quand puisque tu m'as dit que de ton coté tu ne rentrerais pas tous les week end et que cela signifiait la fin de ton couple." Sur ce coup là, le ciel ne m'a montré aucune clémence car avant qu'il ne puisse répondre, son téléphone a sooné. C'était le boulot. Les emmerdes commençaient plus tôt que prévu. Il fallait qu'il y aille. Le soir, nous n'en avons pas reparlé. Le mercredi midi, tout se passe super. Arrive le soir. Nous mangeons à l'hotel dans la chambre. On rigole car on fait avec les moyens du bord et on dirait deux pauvres étudiants dans un studio. On se mate un film, archi nul. Je vois qu'il est nerveux. Il n'arrête pas de tressauter. Il voit que je le remarque et me dit : "je ne sais pas ce que j'ai. Je suis énervé." Et là on commence à discuter. On envient à parler de notre situation, femme trompée, mari infidèle, maitresse amoureuse. Je lui dis que la seule chose que je puisse faire c'est le quitter s'il n'en a pas le courage. Il me dit que non, qu'il ne veut pas que je le quitte. Qu'il ne sait pas ce qu'il veut. Qu'il ne sait plus où il en est. Qu'il n'aime pas cette situation. Qu'il n'aime pas tromper sa femme. Qu'il n'aime pas devoir m'imposer de le partager. Qu'il ne sait pas si un jour il quittera sa femme. Que oui finalement, on devrait se séparer. Que l'on se sépare. Gloups… La pastille a du mal à passer. Je n'essaie pas de le retenir. Nous sommes allongés, lui a sa tête sur mon ventre. Je lui caresse les cheveux tout le temps que dure cette discussion. Je mettrais quelques secondes à réagir à sa dernière phrase. Et là, une fois les mots assimilés, des putains de larmes voudront s'échapper de mes yeux. Je me lève et lui dit que j'ai besoin d'aller faire un tour. Je pars. En pyjama et chaussons s'il vous plait. Je monte dans ma voitue. J'enfonce rageusement l'accélérateur, (c'est l'homme qui vit en moi qui se manifeste ainsi) , et vais rouler à tombeau ouvert la vue brouillée par ces larmes irritantes. Lorsque je suis calmée, lorsque je crois avoir versé tout ce qu'il me restait, je rentre. Il ne dort pas. Il m'attend. Je lui dis : "bon, comment on procède" Lui : "ne sois pas comme ça" Quelle connerie ! Comment voudrait-il que je sois ? Moi : " ben oui quoi, on va pas passer les 3 jours qu'il reste comme si de rien n'était, ou pour se dire allez on vit les 3 derniers jours de notre histoire et après waloo." Lui : "non" Je commence à réunir mes affaires mais il insiste pour que je ne prenne pas la route de nuit. Il a peur pour moi. Moi je sais que jene pourrais pas dormir. Je préfèrereais rentrer mais la bécasse qui vit en moi, (eh oui nous cohabitons à plusieurs dans ma petite personne) accepte pour pouvoir se repaître encore quelques heures de la vue, du souffle de l'être aimé. Nous discuterons dans le noir pendant une heure. Il me verra pleurer car j'avais mal jaugé le litrage des larmes que je pouvais verser. Avant de s'endormir il me dira : "tu sais que je t'aime" Oui, lui répondrais-je en étouffant dans l'oreiller les cris de mon âme et de mon corps qui montent à ma gorge à cette énonciation. Lui dormira. Moi pas. Pas de la nuit.. Vers 4 heurs du mat, je descends fumer quelques clopes. Je suis épuisée de pleurer. Je n'ai pas arrêté. Et pourtant ce flot continue de se déverser sans que je puisse l'arrêter. Lorsque je remonte, il se réveille. Nous discutons de nouveau. Cette fois-ci, je ne la joue plus comme la veille. Je proteste. Lui demande pourquoi. Je ne compernds pas puisqu'il m'aime. Lui me dit que ça ne nous mène nulle part. Qu'il ne veut pas m'instaurer dans un rôle de maîtresse 2 ans, 10 ans peut-être une vie puisqu'il ne sait pas s'il aura un jour le courage de quitter sa femme. Je lui dis ne pas bien comprendre sa façon de penser, que s'il m'aimait vraiment… Pas le temps de finir ma phrase car là il m'assène un : "tu vois, je savais que te dire que je t'aimais n'était pas bien, que tu t'en servirais contre moi" Là, je suis brisée. Je me lève et file sous la douche. J'avais acheté une très jolie robe. Je la mets. Je me maquille légèrement sauf les yeux. Ces larmes interminables en plus de me vider m'ont gratifié de deux magnifiques yeux de grenouille. Je veux que la dernière image qu'il ait de moi soit celle d'une belle femme qu'il ne touchera plus et non pas celle d'une pauvre malheureuse sur le point de sombrer dans la dépression. Et je fais mouche. J'ai l'air d'une jolie femme, un peu triste certes, mais ça le tue de me voir comme ça. D'autant que je m'approche de lui et lui demande de m'aider à fermer la fermeture car je n'y arrive pas seule. Je m'assois à ses côtés, il ferme la glissière et tombe contre ma poitrine, désespéré. Je vais jusqu'à lui caresser les cheveux, le cou, son si joli visage. Je le console en fait. Je joue les femmes fortes. Il m'accompagnera en bas pour m'aider à charger mes affaires dans ma voiture. Ce sont des adieux déchirants. Je ne lui ai jamais vu un tel air de tristesse. À ce moment-là, l'image du petit garçon qu'il a du être m'apparait. Car on diarait un petit garçon triste de perdre son jouet préféré.
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276060
b
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