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Cela n'a pas duré longtemps, et il y a eu plusieurs morts.

Témoignage d'internaute trouvé sur france3 - 26/02/11 | Mis en ligne le 29/07/12
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Je reprends la suite de mon récit, en vous disant que la première chose que nous avons apprise en rentrant à la maison est qu'il y avait eu combat au centre de la ville. Au pied du monument aux morts, une dizaine de soldats français armés d'une mitrailleuse, avaient essayé d'opposer une résistance aux envahisseurs ! Les pauvres gars, quel héroïsme, devant le déferlement de l'armée allemande équipée comme elle l'était, ils n'avaient aucune chance ! Cela n'a pas duré longtemps, et il y a eu plusieurs morts. Parmi ces braves qui ont perdu la vie en cet ultime combat aussi héroïque qu'inutile, il y avait un jeune Annamite (comme on appelait communément les Vietnamiens alors.). Donc, la vie a repris cahin-caha, et je me souviens que 2 ou 3 jours après maman m'appelle et me dis : "Va au grenier, il y a quelque chose à faire. Je te suis ! " Bon, pas de questions et j'y vais ! Puis je la vois se glisser derrière des planches, toutes sortes de choses dressées contre le mur qui semblait être le bout de la maison, et je ne comprenais pas. "Viens" me dit-elle. Et je découvre l'existence de 2 petites chambres mansardées, et, surprise encore plus grande : 3 hommes, dont mon père ! Je ne vous dis pas mon bonheur de le revoir là, avec nous, après tout ce chamboulement ! Ils étaient arrivés la veille, à la nuit, et avaient réussi à se glisser dans la maison sans être vus. Du moins le croyaient-ils ! Sa guerre s'est donc terminée au Donon, et après que les officiers leur eurent rendu leur liberté : se laisser prendre sur place ou partir où ils voulaient, mon père a pris la décision de rentrer à pied à la maison, et 2 de ses copains l'ont suivi. Le voyage a duré quelques jours, bien sûr, (la nuit surtout) et ils sont arrivés sans encombre. Oh ! Ils ne sont pas restés cachés bien longtemps ! Trois ou quatre jours seulement. Mystère, mais la terrible machine de la dénonciation a fonctionné dès le début de l'invasion ! Même dans les petits patelins ! Par qui mon père et ses copains ont-ils été vus et dénoncés lorsqu'ils sont arrivés ? Nous ne l'avons jamais su. Toujours est-il que maman fut convoquée par le commandant allemand (elle n'avait pas beaucoup de chemin à faire puisque je vous rappelle que la Kommandantur était installée dans la salle à manger de notre hôtel ! ) Heureusement, l'officier qui la voyait aller et venir et agir depuis quelques jours n'était pas féroce ! Mon père et ses amis, dans l'obligation de se rendre, n'ont eu que 2 étages à descendre pour être faits prisonniers. Pour mon père, un comble : dans sa propre maison ! Ses camarades furent emmenés aussitôt dans une école désaffectée, juste en face de chez nous, où il y avait déjà pas mal de soldats prisonniers rassemblés là, en attente d'être emmenés plus loin. Le commandant allemand, dans sa mansuétude, a autorisé mon père à rester à la maison afin d'aider maman et ma grand'mère au travail du café (fréquenté aussi par les soldats allemands, bien sûr, il n'y avait pas moyen de faire autrement que les servir…) , et de l'hôtel. A une condition cependant, et elle est d'importance : que mon père, en tant que prisonnier, aille dormir chaque nuit avec les autres, dans cette école ! Cela a été très dur pour mes parents, mais il a bien fallu obtempérer ! Avant de poursuivre plus avant dans les événements des jours suivants, je vais vous livrer une anecdote dont j'ai encore le flash dans ma mémoire comme une photographie. La salle à manger transformée en Kommandantur était desservie par 2 portes donnant sur un large couloir, l'une d'entre elles tout près de la porte d'entrée de cette partie de l'établissement. Il faisait un temps magnifique, et toutes les portes étaient ouvertes. Moi, petite fille de 10 ans jugée insignifiante par les soldats, j'étais toujours fourrée partout, curieuse de tout et voyant tout. J'étais donc dehors, près de cette entrée de la maison, quand j'avise un jeune officier, très beau, dans un uniforme impeccable, des belles bottes brillantes, tenant en laisse un superbe chien, et de la main droite une badine dont il frappait ses bottes en disant en un français parfait : "Dans quinze jours nous serons en Angleterre ! " ……… Je n'ai jamais oublié cela ! J'ai encore sa voix dans les oreilles ! Bien sûr, sur le moment et à mon âge, je ne comprenais pas toute la portée de cette phrase, mais je me rappelle avoir été tétanisée par l'assurance et l'arrogance de cet homme ! Et je crois que c'est à ce moment-là que j'ai compris l'humiliation d'être vaincu ! J'arrête pour aujourd'hui, et excusez mes longueurs, mai c'est vraiment tout ce que j'ai vécu, il n'y a rien d'inventé. A bientôt la suite, si vous le voulez bien. Votre mamie n° 2.
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282352
b
Moi aussi !
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