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Changer son regard

Témoignage d'internaute trouvé sur psychologies - 23/09/11 | Mis en ligne le 22/04/12
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Hello courliscendré, Ton message est le type même d'exemple de ce que nous sommes capables de faire pour nous pourrir la vie avec des croyances !!! Sais-tu ce qu'est une croyance ? C'est une idée sortie de nulle part à laquelle nous croyons, sans preuve et tenace . J'essaye de corriger ça. C'est vrai que je suis têtue et que j'ai tendance à "croire" des choses comme tu dis qui ne sont construites que par moi-même. Mais tu dois te douter que, au plus bas de la forme, c'est difficile de ne pas facilement se laisser convaincre que la vie des autres est bien mieux que la nôtre. Mais j'essaye de chasser ce raisonnement, de mettre en exergue mes petites réussites moi aussi et de me dire (même si je n'aime pas trop le procédé) : "ok ils sont en couple, ont tout l'air d'être très heureux, mais eux seuls savent ce qui se passent une fois la porte de chez eux refermée derrière eux" (par exemple). Ça permet d'adoucir un peu ma phobie des "titans de perfection"… Tout ce que tu dis sur les autres et leur aisance en société n'est que construction de ton mental et ne reflète absolument pas la réalité, d'ailleurs il n' y a qu'à parcourir les messages de ce forum pour s'en rendre compte . Je vais essayer de te croire, même si je ne suis pas convaincue. Et d'un côté, est-ce que je ne cours pas après la même apparente aisance en société ? Une fois le "saint graal" d'une vie sociale épanouie atteint, serais-je moi aussi "pas si heureuse que ça au final ? ". Essaies-tu de me dire, qu'au fond, cet idéal de sociabilité que je croise et poursuis ne rend pas si heureux que ça ? Il me faudrait donc renoncer à vouloir l'atteindre alors puisque ça n'est en rien une garantie de mon bonheur ?! Je crois que ce n'est pas ce que tu voulais dire, mais je pense que l'on peut mener ta logique dans cette direction, ne crois-tu pas ? Or, je ne suis pas d'accord, je reste convaincue que la vie sociale épanouie qu'exposent les gens n'est pas un problème ou une chose "pas si simple" pour eux, elle les rend clairement heureux. C'est cet état-là que je vise. Pourquoi est ce que ton mental se fixe sur ce problème de sociabilité ? Mystère ! Mais je ne serais pas étonnée qu'il te manipule pour t'empêcher d'affronter autre chose. Il t'occupe pour te donner l'illusion que tu as un réel problème qui t'handicaperait, alors que tu pourrais profiter de ce temps pour …vivre, tout simplement ! Vivre ! Mais ça n'implique pas une certaine sociabilité ? Je fais beaucoup de choses seules, me réjouis de petites choses, vraiment, j'essaie. Au début, le masque prend, on se dit que finalement, on peut se passer temporairement des autres mais l'argile se craquèle vite : à quoi bon vivre seule, si je ne peux partager ma joie avec personne ? Tu penses que mon mental se fixe sur ce problème de sociabilité pour m'empêcher d'affronter quelque chose d'autre ?! Mais quoi alors ? Qu'y aurait-il de pire que ce problème-là ? Mais oui, ça n'est pas une illusion, j'ai un réel problème qui m'handicape, clairement… Pourquoi penses-tu que ce n'est qu'un leurre ? Qu'est ce que ça pourrait être d'autre ? Question : aurais-tu peur de vivre ? De plonger dans la vie que tu as aujourd'hui, sans penser à demain ? D'accepter que pour le moment, ta vie soit ça et rien d'autre, de faire confiance aux évènements pour te donner l'occasion d'apprendre, de faire des expériences, de penser à toi et à ton plaisir ? Oui, et non. Je crois énormément en la vie. Je fais confiance même, au destin / à la vie / à une puissance tutélaire, que sais-je ! Je suis, paradoxalement, optimiste à certains moments. Je n'ai pas peur de vivre, mais je ne suis pas convaincue. J'ai PEUR de perdre mon temps en "acceptant que, pour le moment, ma vie ne soit que ça, et rien d'autre", de me retourner des années plus tard et de me dire que je n'aurais pas du laisser filer ce précieux temps, que j'aurais du travailler sur moi-même pour coller (oui je sais c'est navrant de conformisme) à cet idéal qu'on nous vend et qui semble conditionner le bonheur de tout à chacun ! Que dois-je faire ? Ne plus m'inquiéter ? Tracer ma route et prendre chaque évenement, même minime pour une expérience à vivre et non pas le fruit du hasard. M'enrichir de cela ? Je le fais déjà ! Je m'ouvre à la nature, à la culture, aux gens que je croise, je souris, respire, je me sens "vivante" mais quand L'AUTRE me montre sa vie, ses amis, son/sa chéri (e) , ses projets, que dois-je dire en retour (même si je sais bien que ça n'est pas une compétition où l'on expose qui a "la plus grosse" désolée de la vulgarité, mais pour beaucoup de monde c'est exactement ça) : "contente pour toi ! Moi ? Oh, la routine… " parce que je n'aurai rien sur cette Terre qui fait que l'on se sent vivre vraiment (des liens sociaux) et personne pour se rendre compte qu'à l'intérieur, je ne suis pas la coquille vide qui ne sert à rien, mais une personne digne d'intérêt comme tout le monde. J'existe bien sûr. Seule, je suis "forte", je ne m'ennuie pas. Mais le revers est cette faiblesse qui m'empêche d'avoir ces choses simples, comme tout le monde ! Je ne VIS pas. Ça te demande de sortir de tes lamentations stériles, n'est ce pas ? Mais si tu arrives à faire l'effort d'arrêter de suivre ton mental et que tu te concentres sur toi dès que tu remarques que ton esprit est chez les autres, tu récupéreras du temps et de l'energie pour toi . Je ne peux pas m'empêcher de me comparer. Pour l'instant c'est vraiment trop dur, effectivement. Je me perds dans des "lamentations stériles", c'est vrai, et c'est un cocon réconfortant, et très difficile à percer ! J'essaie de me dire que tout n'est pas rose chez eux, que je n'ai pas à rougir de ma vie, que je dois être fière de moi, confiante mais la vie passe sur moi comme l'eau sur les plumes d'un canard (magnifique comparaison, tu noteras ) , elle glisse. Tout m'effleure mais j'ai la sensation que plus rien ne m'atteint. Avant j'avais ENVIE d'avoir des amis par exemple. Aujourd'hui je DOIS. C'est un réel effort que de me lier et plus je tarderais, me laisserais porter, plus je creuserais mon trou ! Mais je crois que tu as un souci d'estime de toi, puisque tu te dévalorises beaucoup. Est ce que ce manque de confiance est récent ? À quoi tu le relies ? Il y a un vrai travail à faire de ce coté là, trouve des outils pour t'y mettre, c'est toujours rentable ! Non, il a toujours été présent mais sans "s'empirer" vraiment, il a évolué avec moi, en grandissant. Je le relie au regard des autres, les autres sont mieux, je suis amoindrie. J'ai un peu bossé aujourd'hui sur ton conseil. Et j'ai peut-être trouvé un truc. Si les autres m'atteignent tant, c'est certainement parce que je cherche leur assentiment, au fond je cherche à leur plaire. Mais il y a une part de moi qui refuse de me plier aux normes parce que je sens que ça ne me correspond pas. C'est souvent la deuxième intériorité qui gagnait (en classe par exemple) mais ce, dans la douleur. Alors de là on me disait "forte, indépendante, besoin de personne" mais au fond, il y a comme un dilemme, une déchirure : les autres ne me conviennent pas tout à fait (par moments, il m'arrive de me sentir "mieux" et d'autres fois "nulle" face à eux, paradoxal toujours) mais je sais que mon "plaisir/bonheur" n'est pas entièrement possible complètement seule. Cela expliquerait une certaine forme de "vide" que j'ai en moi et que j'ai "comblé" de façon très passionnelle avec mon premier amoureux sérieux. Je l'aimais "trop", étais "en attente", quasiment "obsédée", décortiquant TOUT (sa vie, ses ex, ses paroles, ses gestes) - sans qu'il s'en aperçoive, parce que j'avais conscience que c'était MAL. Mais, une fois séparés (et depuis) je souffre encore, parce que je n'ai pas retrouvé la même folie (des sens et des sentiments) , ce BESOIN de me dévouer corps et âme dans une CAUSE. Je sais qu'il est grave de parler ainsi d'une relation amoureuse. Je pense même, j'y songe depuis ce matin et après t'avoir lu (e) (tu es homme ou femme, désolée je ne suis plus sûre du coup^^) , que ce n'était pas de l'amour (serein). Je disais le mot "passion" avant parce que c'était ce qui y ressemblait le plus mais en fait mon coeur penche plus maintenant pour "dépendance affective". Il a comblé un vide qu'il y avait avant en moi. Et depuis que nous ne sommes plus ensemble, la même impression de vide s'est recréée avec EN PLUS l'impression d'être restée sur un échec car je n'ai pas su le garder. Avec lui, j'avais clairement cette "illusion du bonheur". Au fond, notre relation était problématique car je n'étais pas complètement en harmonie, ni heureuse mais l'amour que j'éprouvais (ou la dépendance) me faisait croire qu'il valait mieux être avec lui, que retourner à ma solitude. Au fond, il y a beaucoup de gens qui restent en couple presque par "dépit". Mais il est très réducteur de résumer ma relation à ça. Je me suis, dans une certaine mesure, épanouie avec lui, et avais de réels sentiments mais, clairement, je n'ai pas su développer "autre chose" à côté qui pouvait me permettre de retomber sur mes pattes si une séparation se produisait. Elle s'est produite, et j'en paie les pots cassés, en effet. Je ne me sens pas plus heureuse, plus libre, plus en adéquation avec moi-même maintenant que je suis seule, et en repensant au passé, il m'arrive de me dire que si j'avais le choix, je retournerais fissa avec lui, même si c'était une "douce illusion", car j'avais alors un "doux bonheur illusoire" également. Même si c'est insatisfaisant, je m'en contenterais, plutôt que de survivre avec ma souffrance intérieure, seule, comme aujourd'hui. Je pense que ça joue dans mon estime, même si, évidemment, IL (mon ex) est apparu "après" mes premiers symptômes de mésestime qui eux, remontent, à toujours. Je m'excuse du pavé, ça te fera un peu de lecture ^^ En tout cas, je ne veux pas être en "demande" et vous obliger, toi et les autres, à me répondre si vous n'en avez pas le temps ou si vous considérez qu'il est temps que je me prenne en main seule ! Vous lire m'aide à m'interpréter, chose que je n'arrivais pas à faire avant de venir poster ici. En parallèle de cette aide, j'entreprends des petits exos de sociabilisation et je me pose les "bonnes" questions sur moi, histoire d'avancer un peu. Bonne soirée, à bientôt !
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245158
b
Moi aussi !
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